Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501835(TA38-2501835)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 19 décembre 2024 par laquelle le maire de Chanaz a exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de délibération exécutoire instituant le droit de préemption, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête de M. C a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'urgence.
N° TA38-2204973(TA38-2204973)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de leur délivrer un agrément en vue d’une adoption. Le tribunal a estimé que les requérants ne remettaient pas en cause l’appréciation de l’administration, notamment leur idéalisation du projet d’adoption et leur méconnaissance des besoins spécifiques des enfants adoptables, ainsi que leur âge avancé. La décision a été prise en application du code de l’action sociale et des familles.
N° TA38-2300951(TA38-2300951)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A et M. C pour contester la décision implicite de la CAF de l'Isère rejetant leur recours contre la récupération d'un indu de prime d'activité de 2 038,09 euros pour Mme A et de 2 097,36 euros pour M. C, pour la période de septembre 2020 à février 2022. Les requérants contestaient la régularité de la notification de l'indu et, sur le fond, l'existence d'une vie maritale justifiant le calcul de la prime sur la base d'un couple. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans le considérant final.
N° TA38-2503033(TA38-2503033)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Savoie suspendant le permis de conduire de M. B pour cinq mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du comportement dangereux de l’intéressé, contrôlé avec un taux d’alcoolémie élevé (0,79 mg/l d’air expiré). La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les exigences de sécurité routière.
N° TA38-2403856(TA38-2403856)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A C, professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble, contestant une retenue de 292,98 euros sur son traitement de mars 2024 pour trois absences non autorisées en septembre et octobre 2023. Le tribunal a jugé que l’absence de service fait était matériellement constatée et que le fonctionnaire ne pouvait invoquer un simple projet de report d’heures, non autorisé, pour échapper à la retenue, conformément aux articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique. Les demandes de remboursement et d’indemnisation pour préjudice moral ont donc été rejetées comme manifestement infondées.
N° TA38-2502886(TA38-2502886)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet de La Tour du Pin suspendant le permis de conduire de M. B pour cinq mois suite à un excès de vitesse. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués (incompétence de l’auteur de l’acte, insuffisance de motivation, défaut d’homologation de l’appareil de contrôle, caractère disproportionné de la sanction) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.
N° TA38-2204769(TA38-2204769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014, 2015 et 2016, issues d’un examen de sa situation fiscale personnelle. Le tribunal a constaté que l’administration avait prononcé un dégrèvement total des impositions de l’année 2014, prononçant un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B, considérant que l’administration apportait la preuve, en application de l’article 1649 A du code général des impôts, du caractère imposable des sommes créditées sur ses comptes bancaires, faute pour le requérant de démontrer leur origine non imposable. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2502888(TA38-2502888)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision du préfet de la Drôme suspendant son permis de conduire pour neuf mois. Le juge a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la requête au fond en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2502899(TA38-2502899)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle expirée le 12 mars 2025. Le juge a estimé que la situation ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant, car l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet à l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour et de poursuivre son activité professionnelle pendant trois mois après l'expiration de son titre. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, tout en accordant à M. C le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2501917(TA38-2501917)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme A B tendant à obtenir un rendez-vous en préfecture, celle-ci s'étant vu accorder un rendez-vous le 9 avril 2025 après l'introduction de sa requête. En revanche, le juge a rejeté sa demande de délivrance d'un récépissé de titre de séjour avec autorisation de travail, au motif que cette délivrance est subordonnée au caractère complet du dossier, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2206908(TA38-2206908)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, détenu, contestant la sanction disciplinaire de dix jours de cellule avec sursis qui lui a été infligée. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'autorité de poursuite, l'irrégularité de la composition de la commission de discipline et la violation des droits de la défense. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces moyens, jugeant que la délégation de signature était valide et que la procédure était régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la sanction disciplinaire sur la base des dispositions du code pénitentiaire.
N° TA38-2501961(TA38-2501961)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A pour obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, un rendez-vous en préfecture afin de déposer leur demande de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère leur a accordé un rendez-vous, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. Toutefois, il a condamné l'État à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2409356(TA38-2409356)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 22 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la signataire disposait d'une délégation de compétence, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a jugé que les conditions des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2206711(TA38-2206711)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait son placement et son maintien en régime fermé de détention au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire des décisions, directeur adjoint, bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, le chef d'établissement ayant pu légalement prendre ces décisions en application des articles 717-1 et D. 92 du code de procédure pénale, puis des articles L. 211-4 et D. 211-36 du code pénitentiaire.
N° TA38-2502163(TA38-2502163)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à la requérante l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 12 juin 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 600 euros au conseil de Mme C au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502164(TA38-2502164)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré le document demandé, valable jusqu’au 11 juin 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a condamné l’État à verser 600 euros à l’avocat de Mme A au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’aide juridictionnelle.
N° TA38-2201412(TA38-2201412)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes de l'autoriser à utiliser le titre d'ostéopathe. Le tribunal a estimé que le diplôme italien présenté par le requérant ne correspondait pas au niveau de qualification professionnelle exigé en France et qu'il ne justifiait pas d'une expérience clinique suffisante. La décision s'appuie notamment sur la directive européenne 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles et sur le code de la santé publique. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice présentées par M. B.
N° TA38-2502194(TA38-2502194)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous et délivré un récépissé valable jusqu'au 10 septembre 2025 après l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. L'ordonnance admet Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502003(TA38-2502003)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par une ordonnance du 21 mars 2025, du désistement pur et simple de M. A dans le litige l'opposant à l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le requérant demandait initialement l'annulation du rejet implicite de son recours préalable et le versement d'une subvention "MaPrimeRénov'" de 4 614 euros. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a prononcé son acceptation sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502200(TA38-2502200)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de renouvellement de titre de séjour, n'était pas caractérisée en l'espèce. Il a relevé que l'attestation de prolongation d'instruction dont bénéficiait la requérante était valable jusqu'au 5 juin 2025, et que le refus de l'établissement d'accueil d'établir une convention de stage au-delà de cette date ne suffisait pas à établir une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.