Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2204769(TA38-2204769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014, 2015 et 2016, issues d’un examen de sa situation fiscale personnelle. Le tribunal a constaté que l’administration avait prononcé un dégrèvement total des impositions de l’année 2014, prononçant un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B, considérant que l’administration apportait la preuve, en application de l’article 1649 A du code général des impôts, du caractère imposable des sommes créditées sur ses comptes bancaires, faute pour le requérant de démontrer leur origine non imposable. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2501835(TA38-2501835)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 19 décembre 2024 par laquelle le maire de Chanaz a exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de délibération exécutoire instituant le droit de préemption, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête de M. C a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'urgence.
N° TA38-2501917(TA38-2501917)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme A B tendant à obtenir un rendez-vous en préfecture, celle-ci s'étant vu accorder un rendez-vous le 9 avril 2025 après l'introduction de sa requête. En revanche, le juge a rejeté sa demande de délivrance d'un récépissé de titre de séjour avec autorisation de travail, au motif que cette délivrance est subordonnée au caractère complet du dossier, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2501961(TA38-2501961)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A pour obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, un rendez-vous en préfecture afin de déposer leur demande de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère leur a accordé un rendez-vous, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. Toutefois, il a condamné l'État à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2502003(TA38-2502003)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par une ordonnance du 21 mars 2025, du désistement pur et simple de M. A dans le litige l'opposant à l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le requérant demandait initialement l'annulation du rejet implicite de son recours préalable et le versement d'une subvention "MaPrimeRénov'" de 4 614 euros. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a prononcé son acceptation sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502417(TA38-2502417)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B, ressortissant tunisien père d'enfants français. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la situation de précarité prolongée du requérant et de son rôle actif auprès de ses enfants. Il a été enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA38-2502163(TA38-2502163)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à la requérante l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 12 juin 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 600 euros au conseil de Mme C au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502164(TA38-2502164)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré le document demandé, valable jusqu’au 11 juin 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a condamné l’État à verser 600 euros à l’avocat de Mme A au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’aide juridictionnelle.
N° TA38-2201412(TA38-2201412)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes de l'autoriser à utiliser le titre d'ostéopathe. Le tribunal a estimé que le diplôme italien présenté par le requérant ne correspondait pas au niveau de qualification professionnelle exigé en France et qu'il ne justifiait pas d'une expérience clinique suffisante. La décision s'appuie notamment sur la directive européenne 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles et sur le code de la santé publique. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice présentées par M. B.
N° TA38-2502194(TA38-2502194)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous et délivré un récépissé valable jusqu'au 10 septembre 2025 après l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. L'ordonnance admet Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502200(TA38-2502200)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de renouvellement de titre de séjour, n'était pas caractérisée en l'espèce. Il a relevé que l'attestation de prolongation d'instruction dont bénéficiait la requérante était valable jusqu'au 5 juin 2025, et que le refus de l'établissement d'accueil d'établir une convention de stage au-delà de cette date ne suffisait pas à établir une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502211(TA38-2502211)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'attestation de prolongation d'instruction délivrée à l'intéressé, valable jusqu'au 17 juin 2025, lui permettait de séjourner régulièrement et que l'empêchement d'un voyage de noces prévu le 23 juin 2025 ne constituait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions indemnitaires.
N° TA38-2300529(TA38-2300529)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de Mme B C épouse A contestant une décision de la caisse d'allocations familiales de la Drôme lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de prime d'activité de 2 177,40 euros, laissant à sa charge 1 088,70 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière. Le tribunal a annulé la décision attaquée et accordé une remise totale de la dette, estimant que l'erreur de déclaration (avoir déclaré une pension d'invalidité comme salaire) ne constituait pas une omission frauduleuse et que la bonne foi de Mme C était établie, au regard des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et des critères jurisprudentiels.
N° TA38-2302211(TA38-2302211)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse A contestant les refus de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA), de prime d’activité et d’aide exceptionnelle de fin d’année. La requérante invoquait la précarité de sa situation financière pour obtenir l’annulation des décisions de la caisse d’allocations familiales de l’Isère et du département de l’Isère. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, sauf en cas de fausse déclaration. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les décisions de refus de remise des indus.
N° TA38-2108190(TA38-2108190)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société GGCP qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2021 par lequel le maire de Beaurepaire avait opposé un sursis à statuer à sa demande de permis d'aménager un lotissement de vingt lots. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'existence d'un permis tacite, estimant que la demande n'était pas complète et que le délai d'instruction n'avait pas commencé à courir. Il a également jugé que les motifs du sursis à statuer, fondés sur la contrariété du projet aux objectifs de densification et de protection des terres agricoles du futur plan local d'urbanisme, n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 423-1, R. 423-22, R. 423-23, R. 423-38, R. 423-39, R. 423-41 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2502084(TA38-2502084)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 17 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître la demande de logement de M. B comme urgente et prioritaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation financière précaire du requérant (loyer disproportionné par rapport à ses revenus et dette locative croissante). Il a également considéré que le moyen tiré de ce que la commission ne pouvait légalement motiver son refus par la seule circonstance que l'intéressé avait déjà été priorisé dans le cadre d'un dispositif de droit commun (PALDHI) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commission de médiation de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2502533(TA38-2502533)
Opposition au transfert du certificat d'immatriculation d'un véhicule. Tribunal Administratif de Grenoble, juge des référés. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour les requérants de préciser le fondement juridique de leur demande (référé suspension, liberté, ou mesures utiles). Application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2300654(TA38-2300654)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du 14 décembre 2022 de la commission de recours amiable de la CAF de l'Isère. Cette décision lui accordait une remise partielle de 50 % sur un indu de prime d'activité de 6 944,54 euros, laissant un solde de 3 472,27 euros à sa charge. Le tribunal a estimé que l'indu résultait d'une erreur de déclaration de M. A, qui avait déclaré ses indemnités journalières comme des salaires, et que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, mais le tribunal a considéré que les conditions n'étaient pas remplies pour une remise intégrale.
N° TA38-2502116(TA38-2502116)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte de 50 euros par jour prononcée le 10 janvier 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B. L'administration n'ayant pris une décision explicite que le 13 mars 2025, soit 38 jours après le début de l'astreinte, et sans justifier d'un cas de force majeure, le juge a fixé la somme due à 1 900 euros, versée à M. B. L'État a également été condamné à verser 800 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408353(TA38-2408353)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Isère. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas de défaut d'examen particulier. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu des échecs répétés de l'étudiant en licence de droit, et a écarté le moyen tiré d'une atteinte à sa vie privée et familiale.