Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionANNULE

TA38-2301358(TA38-2301358)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition formée par la commune de Menglon contre une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 336 euros. La commune contestait le bien-fondé de l'indu, arguant que le bail avait été résilié le 30 septembre 2021. Le tribunal a jugé que, bien que l'opposition à contrainte soit recevable, la contestation du bien-fondé de l'indu était irrecevable faute pour la commune d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la MSA, conformément à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

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DécisionREJETE

TA38-2301966(TA38-2301966)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de ses recours administratifs contre la suspension de ses prestations à partir d’août 2022 et deux indus d’allocation de logement familiale. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une violation de l’article L. 114-19 du code de la sécurité sociale et l’absence de preuve de notification régulière des indus. En défense, la caisse d’allocations familiales de la Drôme a fait valoir que le versement des prestations avait été rétabli avant l’introduction du recours et que les indus avaient été partiellement recouvrés ou remis. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative pour statuer sur la recevabilité et le bien-fondé des moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2302161(TA38-2302161)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse de deux indus de revenu de solidarité active (RSA), d'un montant total de 9 692,80 euros, pour la période d'octobre 2019 à août 2021. La requérante avait omis de déclarer sa pension de réversion AGIRC-ARRCO, ce qui a conduit à un trop-perçu. Le tribunal a jugé que le recours administratif préalable obligatoire de Mme A était tardif, car exercé au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles, rendant sa requête irrecevable. Par conséquent, la demande d'annulation de la décision du président du conseil départemental de la Haute-Savoie du 23 février 2023 et la demande de remise gracieuse ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2302211(TA38-2302211)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse A contestant les refus de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA), de prime d’activité et d’aide exceptionnelle de fin d’année. La requérante invoquait la précarité de sa situation financière pour obtenir l’annulation des décisions de la caisse d’allocations familiales de l’Isère et du département de l’Isère. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, sauf en cas de fausse déclaration. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les décisions de refus de remise des indus.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2301306(TA38-2301306)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l’annulation du refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 1 025,12 euros pour la période de juin à décembre 2022. L’indu résultait de l’omission de déclaration d’indemnités de chômage perçues en 2021. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas sa situation de précarité financière et que la décision de la caisse d’allocations familiales de la Drôme n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La solution s’appuie sur l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation, qui encadre les demandes de remise de dettes.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2301253(TA38-2301253)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence le 21 mars 2022, qui demandait réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de proposition d'hébergement par l'État entre mai 2022 et février 2024. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai légal de six semaines engageait sa responsabilité. Après avoir constaté que l'État n'avait pas proposé d'hébergement dans ce délai et que M. A avait subi des troubles durant 21 mois, le tribunal a condamné l'État à lui verser 5 000 euros, déduction faite de la provision déjà accordée, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2409065(TA38-2409065)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour en qualité de conjointe de Français et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Isère. Le tribunal a jugé que l'intéressée ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, condition nécessaire à la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En effet, Mme C n'a pas souscrit la déclaration d'entrée obligatoire prévue par la convention de Schengen et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2409068(TA38-2409068)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants afghans, contestant les arrêtés du 21 octobre 2024 du préfet de l'Isère leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants, bénéficiaires de l'asile en Italie, soutenaient notamment une erreur de droit, estimant qu'ils ne pouvaient faire l'objet que d'une remise aux autorités italiennes. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que leur statut de réfugié en Italie ne faisait pas obstacle à une mesure d'éloignement vers leur pays d'origine. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'annulation ou de suspension.

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DécisionINJONCTION

TA38-2409289(TA38-2409289)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de Mme C, qui sollicitait une provision pour les préjudices subis lors d'une chute à l'hôpital de Saint-Vallier en 2019. Si le juge a estimé que l'existence d'une faute dans la surveillance de la patiente était contestable et ne pouvait donc fonder une provision, il a en revanche retenu comme non contestable le défaut de diagnostic immédiat d'une fracture du poignet, visible sur la radiographie. Sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, l'hôpital a été condamné à verser une provision de 3 000 euros à Mme C, ainsi que 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2301158(TA38-2301158)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C A, qui demandait la remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 1 356 euros pour la période d’avril à septembre 2022. La requête a été jugée irrecevable en raison de l’absence de décision préalable de la caisse d’allocations familiales sur une demande de remise de dette, et du défaut de qualité pour agir de la requérante, faute d’information sur l’état de la succession de l’allocataire décédée. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2410132(TA38-2410132)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de M. E. Cette mesure vise à déterminer les causes des désordres liés à l'écoulement des eaux pluviales depuis le domaine public de la commune de Lumbin sur sa propriété, ainsi qu'à évaluer l'existence d'une emprise irrégulière de ce domaine public. La solution retenue fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile malgré les protestations de la commune. L'expert devra notamment recenser les dégradations, évaluer les préjudices et se prononcer sur l'emprise irrégulière.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2300948(TA38-2300948)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A C contestant un indu de prime d'activité de 5 122,50 euros pour la période de décembre 2018 à août 2020. La décision attaquée du 7 novembre 2022 de la commission de recours amiable de la CAF de l'Isère s'est substituée à la notification initiale du 13 octobre 2020. Le tribunal a estimé que l'indu était fondé, car Mme C ne remplissait pas la condition de résidence stable et effective en France, exigée par les articles L. 842-1 et R. 842-1 du code de la sécurité sociale, en raison de séjours à l'étranger excédant trois mois par année civile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2300654(TA38-2300654)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du 14 décembre 2022 de la commission de recours amiable de la CAF de l'Isère. Cette décision lui accordait une remise partielle de 50 % sur un indu de prime d'activité de 6 944,54 euros, laissant un solde de 3 472,27 euros à sa charge. Le tribunal a estimé que l'indu résultait d'une erreur de déclaration de M. A, qui avait déclaré ses indemnités journalières comme des salaires, et que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, mais le tribunal a considéré que les conditions n'étaient pas remplies pour une remise intégrale.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA38-2300529(TA38-2300529)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de Mme B C épouse A contestant une décision de la caisse d'allocations familiales de la Drôme lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de prime d'activité de 2 177,40 euros, laissant à sa charge 1 088,70 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière. Le tribunal a annulé la décision attaquée et accordé une remise totale de la dette, estimant que l'erreur de déclaration (avoir déclaré une pension d'invalidité comme salaire) ne constituait pas une omission frauduleuse et que la bonne foi de Mme C était établie, au regard des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et des critères jurisprudentiels.

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DécisionAUTRE

TA38-2300482(TA38-2300482)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D d’un recours contre le rejet de sa demande de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 2 333 euros, dû à une activité salariée non déclarée. La CAF de l’Isère a fait valoir que la dette avait été intégralement remboursée par la requérante le 5 mai 2023, ce qui n’a pas été contesté. Le juge unique a constaté la disparition de l’objet du litige et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de la demande de remise gracieuse. La décision se fonde sur le code de la construction et de l’habitation et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2300413(TA38-2300413)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C qui contestait la décision de la CAF de la Savoie lui accordant une remise partielle de 897,06 euros sur un indu de prime d'activité de 3 588,23 euros. La requérante demandait l'annulation de cette décision et une remise totale du solde restant de 2 691,17 euros. Le tribunal a estimé que les omissions déclaratives répétées des revenus de Mme C et de son fils révélaient une volonté manifeste de dissimulation, excluant ainsi sa bonne foi au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. De plus, la requérante n'a pas établi la précarité de sa situation financière, ses revenus pour 2022 s'élevant à environ 29 690 euros de salaires. Par conséquent, la demande de remise totale a été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2207359(TA38-2207359)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Vaujany à M. J et Mme E pour un chalet. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du dossier de demande et la violation des articles R. 111-2, R. 111-17, R. 111-27 et L. 122-5 du code de l'urbanisme. Il a jugé que les omissions ou insuffisances dans le dossier n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2207358(TA38-2207358)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 18 mai 2022 par le maire de Vaujany à la SCI Nala pour la construction de deux chalets. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance du dossier de demande et de la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. Il a jugé que les inexactitudes alléguées dans le dossier n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir.

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DécisionREJETE

TA38-2501866(TA38-2501866)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. D de ses conclusions fondées sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui visaient à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance. Le requérant avait sollicité l'aide juridictionnelle provisoire et le paiement de frais irrépétibles, mais le juge a rejeté ces demandes. Il a estimé que le désistement faisait obstacle à l'exécution complète de l'ordonnance initiale, justifiant le rejet des conclusions accessoires. La décision applique la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et le code de justice administrative.

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DécisionPARTIEL

TA38-2502084(TA38-2502084)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 17 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître la demande de logement de M. B comme urgente et prioritaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation financière précaire du requérant (loyer disproportionné par rapport à ses revenus et dette locative croissante). Il a également considéré que le moyen tiré de ce que la commission ne pouvait légalement motiver son refus par la seule circonstance que l'intéressé avait déjà été priorisé dans le cadre d'un dispositif de droit commun (PALDHI) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commission de médiation de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA