Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceREJETE

TA38-2503261(TA38-2503261)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait le renouvellement sous astreinte de son autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le requérant de justifier d'une situation compromise de façon imminente, et a rappelé qu'il lui appartenait de poursuivre l'exécution des décisions de justice déjà rendues par les voies de droit appropriées. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2502030(TA38-2502030)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un certificat de résidence de 10 ans à une ressortissante algérienne. La condition d'urgence a été reconnue en raison des délais d'instruction excessifs et des difficultés de l'intéressée à obtenir un récépissé pour effectuer un stage. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 bis e) de l'accord franco-algérien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2502774(TA38-2502774)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant albanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfète de l'Isère ayant délivré au requérant, en cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 juin 2025, lui ouvrant les mêmes droits au séjour et au travail. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA38-2409948(TA38-2409948)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par le CROUS de Grenoble, était initialement requis d'ordonner l'expulsion de M. B d'une résidence universitaire. Le CROUS s'est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 25 mars 2025. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'y opposait. En conséquence, l'ordonnance donne acte du désistement et met fin à la procédure.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503292(TA38-2503292)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 25 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La magistrate désignée a constaté que cette demande était irrecevable en raison de l’autorité de la chose jugée, un précédent jugement du Tribunal Administratif de Lyon du 11 octobre 2024 ayant déjà rejeté un recours identique. Cette décision s’appuie sur l’article 1355 du code civil et l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a également rappelé à M. B le risque d’amende pour recours abusif en cas de nouvelles demandes réitérées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2104850(TA38-2104850)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme F contestant la légalité de plusieurs permis de construire délivrés par le maire de Thyez pour la construction d'une maison individuelle. Les requérants invoquaient notamment l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme relatives à l'accès, à l'emprise au sol, aux enrochements et au stationnement. La juridiction a rejeté les moyens soulevés, considérant que le dossier de permis de construire était complet et que les règles d'urbanisme applicables avaient été respectées. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions en annulation des arrêtés attaqués et de la décision de rejet du recours gracieux.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2104572(TA38-2104572)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme A contestant le refus de permis de construire un chalet et un garage à Chamonix Mont-Blanc. Le tribunal a joint les deux requêtes, la première visant l'arrêté de refus du 14 mai 2021 et la seconde l'arrêté de retrait du permis tacite et le nouveau refus du 17 août 2021. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens des requérants, notamment l'absence de procédure contradictoire, l'illégalité du motif de refus lié à l'urbanisation de la zone 1AUB, et l'inopposabilité des dispositions d'urbanisme. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2300258(TA38-2300258)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A B contestant le refus du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser sur le fondement de la loi du 5 janvier 2010. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article 4 de cette loi, modifiées par la loi du 28 décembre 2018, qui permettent de renverser la présomption de causalité si la dose annuelle reçue est inférieure à 1 mSv. Après avoir vérifié la fiabilité des données et de la méthodologie utilisées par le CIVEN, le tribunal a jugé que la dose reçue par M. B était inférieure à ce seuil, renversant ainsi la présomption. En conséquence, la requête de M. B a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2502917(TA38-2502917)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester le montant des retenues opérées par la caisse primaire d'assurance maladie sur ses indemnités journalières. Le tribunal a jugé que ce litige, portant sur une prestation de sécurité sociale, relève du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence et a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Nîmes, conformément à l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2208005(TA38-2208005)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, un ancien militaire ayant participé aux essais nucléaires à Moruroa, qui contestait le montant de l'indemnisation proposée par le CIVEN pour ses pathologies hématologiques. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée au titre de la solidarité nationale, la présomption de causalité n'étant pas contestée. Il a évalué les frais de déplacement passés et futurs à 745 euros et 633 euros respectivement, mais a rejeté les demandes plus élevées du requérant concernant le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées et le préjudice lié à une pathologie évolutive. La solution retenue s'appuie sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative aux essais nucléaires et la nomenclature Dintilhac.

Résumé IA
DécisionDESISTEMENT

TA38-2502365(TA38-2502365)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui avait demandé la suspension de la décision implicite refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère a fait valoir qu'aucune décision de rejet n'avait été prise et qu'il était en possession d'un récépissé valable. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt la procédure de référé.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA38-2205792(TA38-2205792)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait le refus du ministre des armées de reconnaître sa contamination par la Covid-19 comme maladie professionnelle. Le tribunal a jugé la requête recevable, contrairement à l'argument du ministre. Sur le fond, il a rappelé que la reconnaissance peut être accordée même si les conditions du tableau de maladie professionnelle ne sont pas remplies, à condition que la maladie soit directement causée par l'exercice des fonctions. En l'espèce, le tribunal a annulé la décision du ministre, estimant que Mme A avait établi un lien direct entre ses fonctions et sa contamination, et a appliqué les articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et le décret du 14 septembre 2020.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2204920(TA38-2204920)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un surveillant pénitentiaire, qui contestait son placement en disponibilité d'office pour raison de santé par le directeur interrégional des services pénitentiaires de Lyon. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une incompétence, une erreur d'appréciation et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur les avis concordants du comité médical départemental et du conseil médical supérieur, qui avaient reconnu l'inaptitude définitive de l'intéressé à ses fonctions, conformément aux articles L. 822-1, L. 822-2 et L. 514-4 du code général de la fonction publique, ainsi qu'aux articles 27 et 48 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2204780(TA38-2204780)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la société Balme Distribution, qui exploitait un supermarché, et qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice commercial lié à la fermeture de la route départementale n°6 pour des travaux de sécurisation. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute du département de la Haute-Savoie, estimant que le délai de dix jours entre l'arrêté de fermeture et le début des travaux ne constituait pas une faute et que le département n'avait pas d'obligation d'informer individuellement les riverains. Il a également rejeté la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques, au motif que le préjudice invoqué ne présentait pas un caractère spécial, le commerce restant accessible et la baisse d'activité n'étant pas exclusive à la société requérante. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 131-3 du code général des collectivités territoriales et L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2203581(TA38-2203581)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B C, agriculteur, qui contestait l’implantation irrégulière de deux poteaux électriques et de câbles souterrains par la société Enedis sur plusieurs parcelles à Charvieu-Chavagneux. Le tribunal a relevé que les poteaux litigieux avaient été enlevés en juillet 2023, rendant sans objet les conclusions relatives à leur déplacement. Concernant les câbles enterrés, le tribunal a jugé que M. C ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant, faute de démontrer sa qualité de propriétaire ou un préjudice direct lié à leur présence. La requête a été rejetée, et M. C a été condamné à verser 1 500 euros à Enedis au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

TA38-2502835(TA38-2502835)

Saisi d’un recours contre un arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français, le tribunal administratif de Grenoble se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Montreuil (Seine-Saint-Denis), il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître des litiges relatifs aux décisions de police individuelle.

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OrdonnanceINJONCTION

TA38-2502781(TA38-2502781)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour de retard prononcée le 18 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution d'une injonction de fixer un rendez-vous à une demandeuse d'asile. Constatant vingt-huit jours de retard sans exécution ni cas de force majeure, le juge a condamné l'État à verser 2 800 euros à Mme B sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. L'ordonnance admet également provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle et alloue 500 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnanceINJONCTION

TA38-2502780(TA38-2502780)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé provisoirement l’astreinte de 100 euros par jour prononcée le 18 février 2025 à l’encontre de la préfète de l’Isère, pour défaut d’exécution de l’injonction de fixer un rendez-vous à une demandeuse d’asile. Constatant vingt-huit jours de retard sans exécution ni cas de force majeure, le juge a condamné l’État à verser 2 800 euros à la requérante sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire et alloué 500 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnanceINJONCTION

TA38-2502779(TA38-2502779)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour de retard prononcée le 18 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous à une demandeuse d'asile. Constatant un retard de 28 jours, le juge a condamné l'État à verser 2 800 euros à la requérante sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également admis provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle et mis à la charge de l'État une somme de 500 euros pour son avocat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnanceREJETE

TA38-2502656(TA38-2502656)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A M B, qui avait saisi la juridiction d’un recours administratif préalable obligatoire adressé au ministre de l’intérieur contre un refus d’acquisition de la nationalité française. Le tribunal a rappelé qu’il n’a pas compétence pour statuer sur un tel recours, qui relève de l’autorité administrative. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.

Résumé IA