Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502698(TA38-2502698)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré un nouveau récépissé de demande de titre de séjour en cours d’instance. La requérante demandait initialement la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2502435(TA38-2502435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait la remise en cause d’une réduction d’impôt sur le revenu. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas adressé au directeur départemental des finances publiques la réclamation préalable obligatoire prévue à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. La décision de rejet d’une demande de remise gracieuse produite par M. A ne saurait se substituer à cette formalité. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501098(TA38-2501098)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les élections municipales partielles du 2 février 2025 à Albiez-Montrond. La décision retient que la diffusion massive, dans la nuit du 30 au 31 janvier, de tracts et affiches anonymes aux termes injurieux a créé un climat de crainte et altéré la sincérité du scrutin, en violation des articles L. 48, L. 48-1 et L. 48-2 du code électoral. Le faible écart de voix (moins de 5%) entre les candidats élus et non élus a également été pris en compte. En revanche, la demande d'organisation d'un nouveau scrutin a été rejetée, le juge de l'élection n'ayant pas compétence pour ordonner de telles mesures.
N° TA38-2502952(TA38-2502952)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 24 juin 2025. Constatant que cette délivrance rendait la requête sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2502719(TA38-2502719)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après qu’un nouveau récépissé de demande de titre de séjour lui a été délivré en cours d’instance. La requérante demandait initialement la suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2408576(TA38-2408576)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 27 mars 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B. Celui-ci contestait le refus du département de l'Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. En cours d'instance, le département a finalement accordé la carte demandée à compter du 18 février 2025, rendant le litige sans objet. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502914(TA38-2502914)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 14 mars 2025 par lequel la préfète du Rhône avait ordonné sa remise aux autorités suédoises. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, qu'il était justifié de l'accord explicite des autorités suédoises pour la reprise en charge, et que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait bien eu lieu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503093(TA38-2503093)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de lui accorder la nationalité française. La requérante s'était bornée à exprimer son incompréhension sans formuler de conclusions précises, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
N° TA38-2501904(TA38-2501904)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation irrégulière prolongée du requérant, conjoint de Française et père d'enfant français, et de l'impossibilité de travailler qui en découlait. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En conséquence, il a été enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2409324(TA38-2409324)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait un titre de séjour à Mme G, ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. La décision a été jugée entachée d'incompétence de son auteur, car le signataire, Mme A, détenait une délégation de signature de M. B F, lequel avait cessé ses fonctions de préfet le 4 novembre 2024, rendant la délégation caduque. Le tribunal a appliqué l'article 45 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets. Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
N° TA38-2409332(TA38-2409332)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Isère avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation familiale de la requérante, mariée à un ressortissant français et mère d'un enfant né en France. Cette annulation a entraîné celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2500918(TA38-2500918)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B contestant son impôt sur le revenu pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de la décision de rejet de sa réclamation préalable, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2206757(TA38-2206757)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 16 mai 2022 par lequel le maire de la commune des Pilles lui avait délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour l'installation d'une yourte sur sa parcelle. Le tribunal a estimé que le motif de refus tiré de l'absence de desserte par les réseaux publics d'électricité, fondé sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, était légal et suffisait à justifier la décision. Il n'a donc pas examiné les autres moyens de la requête, relatifs à l'erreur de fait, à l'erreur de droit et à l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2501926(TA38-2501926)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction de la demande, plaçant la requérante dans une situation de précarité. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais d'instance.
N° TA38-2503221(TA38-2503221)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas avoir accompli toutes les diligences nécessaires pour obtenir un rendez-vous, le faible nombre de tentatives de connexion au téléservice ne permettant pas de caractériser un dysfonctionnement. En tout état de cause, aucune circonstance particulière ne justifiait l'urgence d'obtenir rapidement ce rendez-vous, notamment au regard de l'absence de lien temporel entre la décision de regroupement familial et son entrée en France. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2503246(TA38-2503246)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B demandant la restitution de son chien. Le juge a rappelé qu'il ne peut être saisi que de conclusions en annulation d'une décision administrative ou en paiement d'une somme d'argent, et qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La demande de M. B, qui ne tendait ni à l'annulation d'une décision ni à une condamnation pécuniaire, ne relevait pas de la compétence du juge administratif. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405289(TA38-2405289)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 27 mars 2025, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de l’EURL SVS Classic. Cette société demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 15 050 euros au titre de décembre 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total sollicité, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore l’affaire.
N° TA38-2502892(TA38-2502892)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de l'administration fiscale. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge a relevé que le requérant ne justifiait pas avoir formé la réclamation préalable obligatoire prévue à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. En tout état de cause, la requête, enregistrée le 12 mars 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision contestée, conformément à l'article R. 199-1 du même livre.
N° TA38-2409477(TA38-2409477)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Sainte-Marie-d’Alloix visant à désigner un expert. Cette mesure d’expertise, jugée utile, a pour objet de déterminer les causes des désordres affectant le système de chauffage et climatisation de la salle polyvalente communale, réceptionnée en 2018, ainsi que les travaux nécessaires pour y remédier. L’expert devra notamment décrire les désordres, évaluer les préjudices et proposer une répartition des responsabilités, en vue d’un éventuel contentieux en responsabilité.
N° TA38-2501941(TA38-2501941)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait la publication d’un rapport de contrôle de la DREAL. Le juge a relevé que la demande d’injonction était présentée à titre principal, sans être accompagnée de conclusions en annulation d’une décision administrative, ce qui est contraire aux règles de l’excès de pouvoir. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.