Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2204564(TA38-2204564)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus de rendez-vous opposé à Mme B par la sous-préfète de la Tour-du-Pin le 16 février 2022, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. La préfète de l'Isère, mise en demeure, n'ayant pas produit de mémoire, est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal juge que la seule existence d’une obligation de quitter le territoire français ne suffit pas à caractériser un caractère abusif ou dilatoire de la demande de titre de séjour, en application des articles R. 431-10 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à la préfète de l’Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et met à la charge de l’État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2408095(TA38-2408095)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 26 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne souffrait d'aucun défaut d'examen, d'erreur de fait ou de violation du droit d'être entendu, la requérante ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les forces de l'ordre. Il a également jugé que les moyens soulevés par la voie de l'exception contre les décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour étaient infondés. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA38-2408075(TA38-2408075)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour contredire l'avis du collège de médecins de l'OFII, concluant qu'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2502291(TA38-2502291)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme C épouse A. Celle-ci sollicitait un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et une autorisation provisoire de travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous le 9 avril 2025, rendant ses conclusions sans objet. L'État a été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2502292(TA38-2502292)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé le rendez-vous sollicité, le 4 avril 2025. Le juge des référés a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, faute pour le requérant de justifier de frais exposés.
N° TA38-2502302(TA38-2502302)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une ressortissante étrangère mineure de 16 ans, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la contestation relative à la possibilité de délivrer un titre de séjour à un mineur de 16 ans soulevait une difficulté sérieuse qu'il ne lui appartenait pas de trancher dans le cadre de la procédure d'urgence. En conséquence, les conditions de l'article L. 521-3 n'étaient pas remplies, et les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
N° TA38-2307562(TA38-2307562)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné la SCI Les alpages pour une contravention de grande voirie, après avoir constaté la construction illégale d’un ponton sur le domaine public fluvial du lac d’Annecy, en violation de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. La société a été condamnée à une amende de 1 000 euros, en application de l’article L. 2132-5 du même code. Le tribunal a également ordonné la libération du domaine public sous astreinte de 500 euros par jour de retard, passé un délai d’un mois suivant la notification du jugement.
N° TA38-2410039(TA38-2410039)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de plusieurs familles occupant sans droit ni titre une aire d'accueil des gens du voyage à Valence, propriété de la communauté d'agglomération Valence Romans Agglo. La mesure a été jugée urgente et utile car le maintien des occupants empêchait la réalisation de travaux de sécurisation électrique indispensables. Le tribunal a accordé un délai de 3 jours pour évacuer les lieux, sous astreinte de 50 euros par véhicule ou caravane et par jour de retard. En revanche, les demandes de la collectivité visant à obtenir le paiement de frais de gardiennage et de consommation de fluides, ainsi que l'autorisation de recourir à la force publique, ont été rejetées comme irrecevables dans le cadre de cette procédure d'urgence.
N° TA38-2207566(TA38-2207566)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Brezeme entreprises et promotion, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 18 août 2022 de la commune de Livron-sur-Drôme lui ordonnant d'interrompre des travaux. Le tribunal a jugé que la première adjointe, signataire de l'arrêté, était compétente en vertu de l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales, en raison de l'absence du maire. Il a également considéré que l'arrêté était suffisamment motivé et que le procès-verbal d'infraction, dressé par un agent assermenté, était valable. Enfin, le tribunal a estimé que les travaux en cours, non conformes au permis de construire, justifiaient l'interruption ordonnée sur le fondement des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2306407(TA38-2306407)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la société Brezeme entreprise et promotion visant à annuler le refus de permis de construire modificatif pour le bâtiment C à Livron-sur-Drôme. La juridiction a relevé d'office que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, car la demande ne portait pas sur l'ensemble des travaux réalisés sans autorisation, notamment l'édification irrégulière d'arches, en méconnaissance du permis initial de 2010. Cette solution est fondée sur les articles L. 421-1 et suivants du code de l'urbanisme, qui imposent de régulariser l'ensemble des modifications non autorisées.
N° TA38-2409427(TA38-2409427)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, écartant les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 542-4 et R. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA38-2409409(TA38-2409409)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C D épouse A, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 25 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 425-9, L. 425-10 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais les a jugés infondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en s'appuyant sur les textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2300519(TA38-2300519)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis le 21 octobre 2022 par la communauté de communes du pays Rochois pour le recouvrement de la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC), d'un montant de 2 697,20 euros. Le requérant soutenait que la créance était prescrite. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 1331-7 du code de la santé publique et à l'article 2224 du code civil, le délai de prescription de cinq ans court à compter du raccordement effectif au réseau, établi en mars 2019, et n'était donc pas expiré à la date d'émission du titre. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2503266(TA38-2503266)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de Mme A, ressortissante nigériane accompagnée de ses deux filles, qui sollicitait la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée le 20 mars 2025 à l’encontre de la préfète de l’Isère pour défaut d’hébergement d’urgence. Le juge constate que, malgré un dépassement du délai de vingt-quatre heures, la préfète a accompli les diligences nécessaires en proposant un hébergement accepté par la requérante, dont l’entrée dans les lieux était imminente. En application des articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative, il estime qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte ni d’en augmenter le montant. La requête est donc rejetée, sans frais au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2502459(TA38-2502459)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de condamnation de l’État au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. La requête initiale, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir un rendez-vous sous astreinte pour déposer une demande de titre de séjour, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2301473(TA38-2301473)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés des 6 février et 23 mars 2023 lui refusant un titre de séjour. La juridiction a jugé que la signataire des arrêtés était compétente et que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de visa de long séjour. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2403788(TA38-2403788)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « étudiant » par le préfet de l’Isère. Le tribunal a constaté que M. B avait déjà obtenu l’aide juridictionnelle totale, rendant sans objet sa demande d’admission provisoire. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 900 euros à l’avocate de M. B au titre des frais exposés.
N° TA38-2409302(TA38-2409302)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme E et M. A, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés préfectoraux du 21 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et a joint les requêtes pour statuer par un seul jugement. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour, soulevant d'office un moyen d'irrecevabilité.
N° TA38-2409294(TA38-2409294)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l’arrêté du préfet de l’Isère du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait bien examiné sa situation personnelle. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 542-4 et R. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2500049(TA38-2500049)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant un indu d'aide au logement notifié par la CAF de l'Isère. La requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la preuve de l'exercice du recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, conformément aux articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Malgré une demande de régularisation fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative, le requérant n'a pas produit les documents requis dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.