Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2409352(TA38-2409352)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant bangladais, pour contester un arrêté préfectoral du 17 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. En cours d'instance, le préfet de la Haute-Savoie a retiré cet arrêté par un nouvel arrêté du 27 janvier 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Il a également rejeté le surplus des conclusions, dont les demandes d'injonction et de frais d'instance, tout en admettant provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2409302(TA38-2409302)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme E et M. A, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés préfectoraux du 21 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et a joint les requêtes pour statuer par un seul jugement. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour, soulevant d'office un moyen d'irrecevabilité.
N° TA38-2408115(TA38-2408115)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de l'Isère du 30 juillet 2024 refusant la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante algérienne. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, la requérante justifiant d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence algérien mention "vie privée et familiale" et une autorisation provisoire de séjour. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2409294(TA38-2409294)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l’arrêté du préfet de l’Isère du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait bien examiné sa situation personnelle. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 542-4 et R. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2207566(TA38-2207566)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Brezeme entreprises et promotion, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 18 août 2022 de la commune de Livron-sur-Drôme lui ordonnant d'interrompre des travaux. Le tribunal a jugé que la première adjointe, signataire de l'arrêté, était compétente en vertu de l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales, en raison de l'absence du maire. Il a également considéré que l'arrêté était suffisamment motivé et que le procès-verbal d'infraction, dressé par un agent assermenté, était valable. Enfin, le tribunal a estimé que les travaux en cours, non conformes au permis de construire, justifiaient l'interruption ordonnée sur le fondement des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2306407(TA38-2306407)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la société Brezeme entreprise et promotion visant à annuler le refus de permis de construire modificatif pour le bâtiment C à Livron-sur-Drôme. La juridiction a relevé d'office que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, car la demande ne portait pas sur l'ensemble des travaux réalisés sans autorisation, notamment l'édification irrégulière d'arches, en méconnaissance du permis initial de 2010. Cette solution est fondée sur les articles L. 421-1 et suivants du code de l'urbanisme, qui imposent de régulariser l'ensemble des modifications non autorisées.
N° TA38-2503058(TA38-2503058)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A. Celle-ci demandait l'annulation d'une décision du directeur du groupement hospitalier Portes de Provence rejetant sa réclamation relative à la prise en charge de sa mère. Le tribunal a jugé que cette décision, qui ne fait que lier le contentieux en vue d'une action indemnitaire, n'est pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502940(TA38-2502940)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauricienne, contestant l’arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 14 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la menace pour l’ordre public constituée par sa condamnation pour vol aggravé et séquestration. Il a également écarté le moyen tiré de l’illégalité de l’interdiction de retour, celle-ci n’étant pas disproportionnée au regard de la gravité des faits. La décision s’appuie sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2503038(TA38-2503038)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui demandait à la préfète de l'Isère de lui délivrer un kit médical et une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité des mesures sollicitées n'étaient pas établies, M. A étant en situation irrégulière depuis plusieurs années et n'ayant pas accompli les démarches préalables nécessaires auprès de la préfecture. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA38-2503207(TA38-2503207)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 13 mars 2025 ordonnant la démolition d'une grange. Les requérants, héritiers du propriétaire, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une méconnaissance du contradictoire et d'une erreur de droit. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La demande de frais de procès des requérants a été rejetée, et celle de la commune également.
N° TA38-2204564(TA38-2204564)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus de rendez-vous opposé à Mme B par la sous-préfète de la Tour-du-Pin le 16 février 2022, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. La préfète de l'Isère, mise en demeure, n'ayant pas produit de mémoire, est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal juge que la seule existence d’une obligation de quitter le territoire français ne suffit pas à caractériser un caractère abusif ou dilatoire de la demande de titre de séjour, en application des articles R. 431-10 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à la préfète de l’Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et met à la charge de l’État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2300519(TA38-2300519)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis le 21 octobre 2022 par la communauté de communes du pays Rochois pour le recouvrement de la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC), d'un montant de 2 697,20 euros. Le requérant soutenait que la créance était prescrite. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 1331-7 du code de la santé publique et à l'article 2224 du code civil, le délai de prescription de cinq ans court à compter du raccordement effectif au réseau, établi en mars 2019, et n'était donc pas expiré à la date d'émission du titre. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2410039(TA38-2410039)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de plusieurs familles occupant sans droit ni titre une aire d'accueil des gens du voyage à Valence, propriété de la communauté d'agglomération Valence Romans Agglo. La mesure a été jugée urgente et utile car le maintien des occupants empêchait la réalisation de travaux de sécurisation électrique indispensables. Le tribunal a accordé un délai de 3 jours pour évacuer les lieux, sous astreinte de 50 euros par véhicule ou caravane et par jour de retard. En revanche, les demandes de la collectivité visant à obtenir le paiement de frais de gardiennage et de consommation de fluides, ainsi que l'autorisation de recourir à la force publique, ont été rejetées comme irrecevables dans le cadre de cette procédure d'urgence.
N° TA38-2502459(TA38-2502459)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de condamnation de l’État au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. La requête initiale, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir un rendez-vous sous astreinte pour déposer une demande de titre de séjour, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2201897(TA38-2201897)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Brezeme entreprise et promotion qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er octobre 2021 du maire de Livron-sur-Drôme refusant un permis de construire modificatif. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le projet méconnaissait les articles UT 2 et UT 11 du règlement du plan local d'urbanisme, relatifs aux conditions d'aménagement et à l'aspect extérieur des constructions, sans que les contraintes sismiques ne justifient une adaptation mineure. La solution retenue est fondée sur les articles L. 151-19, L. 152-3 du code de l'urbanisme et le règlement du PLU.
N° TA38-2503266(TA38-2503266)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de Mme A, ressortissante nigériane accompagnée de ses deux filles, qui sollicitait la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée le 20 mars 2025 à l’encontre de la préfète de l’Isère pour défaut d’hébergement d’urgence. Le juge constate que, malgré un dépassement du délai de vingt-quatre heures, la préfète a accompli les diligences nécessaires en proposant un hébergement accepté par la requérante, dont l’entrée dans les lieux était imminente. En application des articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative, il estime qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte ni d’en augmenter le montant. La requête est donc rejetée, sans frais au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2502292(TA38-2502292)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé le rendez-vous sollicité, le 4 avril 2025. Le juge des référés a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, faute pour le requérant de justifier de frais exposés.
N° TA38-2301473(TA38-2301473)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés des 6 février et 23 mars 2023 lui refusant un titre de séjour. La juridiction a jugé que la signataire des arrêtés était compétente et que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de visa de long séjour. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2502302(TA38-2502302)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une ressortissante étrangère mineure de 16 ans, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la contestation relative à la possibilité de délivrer un titre de séjour à un mineur de 16 ans soulevait une difficulté sérieuse qu'il ne lui appartenait pas de trancher dans le cadre de la procédure d'urgence. En conséquence, les conditions de l'article L. 521-3 n'étaient pas remplies, et les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
N° TA38-2307562(TA38-2307562)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné la SCI Les alpages pour une contravention de grande voirie, après avoir constaté la construction illégale d’un ponton sur le domaine public fluvial du lac d’Annecy, en violation de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. La société a été condamnée à une amende de 1 000 euros, en application de l’article L. 2132-5 du même code. Le tribunal a également ordonné la libération du domaine public sous astreinte de 500 euros par jour de retard, passé un délai d’un mois suivant la notification du jugement.