Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionREJETE

TA38-2502213(TA38-2502213)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 6 janvier 2025 ordonnant la fermeture au public du château de Saint-Geoire. Les requérants invoquaient l'urgence et un vice de procédure, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de preuves comptables suffisantes des difficultés financières alléguées, et a rappelé la primauté de l'intérêt général lié au respect des règles de sécurité. La demande a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, et les conclusions de la commune au titre des frais d'instance ont également été rejetées.

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TA38-2203465(TA38-2203465)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C, agent public territorial, d’une demande d’annulation d’un titre exécutoire émis le 4 avril 2022 par la communauté de communes Porte de Drômardèche pour recouvrer une somme de 11 652,55 euros correspondant à des rémunérations perçues durant ses congés de maladie. La requérante invoquait notamment la prescription de la créance en application de l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, l’absence de justification de la compétence du signataire, et contestait le calcul des sommes dues au regard des règles statutaires (décrets n°87-602 et n°88-145). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la créance n’était pas prescrite, que le titre était régulièrement signé, et que les calculs de l’administration étaient conformes aux textes applicables. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge de Mme C une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

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TA38-2503073(TA38-2503073)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 20 février 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme C épouse A, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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TA38-2503076(TA38-2503076)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 20 février 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la demande de M. B s'analysant comme un renouvellement de titre de séjour, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution du refus de titre de séjour et enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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TA38-2501313(TA38-2501313)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 30 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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TA38-2205417(TA38-2205417)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B, ancienne infirmière des hôpitaux Drôme Nord, afin d'obtenir réparation des préjudices subis en raison du retard de son employeur à lui délivrer une attestation Pôle Emploi conforme, nécessaire à l'obtention de l'allocation de retour à l'emploi (ARE). Le tribunal a jugé que les hôpitaux Drôme Nord avaient commis une faute en transmettant à trois reprises des attestations en format libre, rejetées par Pôle Emploi, sans se rapprocher de l'organisme pour adapter le document à la situation de fonctionnaire de la requérante, comme l'exige l'article R. 1234-9 du code du travail. Cette carence, qui a privé Mme B de ses droits pendant plusieurs années, engage la responsabilité de l'établissement hospitalier. La solution retenue est donc la condamnation des hôpitaux Drôme Nord à indemniser la requérante pour le préjudice matériel et le trouble dans les conditions d'existence subis.

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TA38-2204853(TA38-2204853)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, attachée territoriale, qui contestait le refus de la communauté de communes de Saint Marcellin Vercors Isère de lui verser le complément indemnitaire annuel (CIA) pour les années 2018 à 2022, instauré par une délibération du 31 mai 2018. Le tribunal a rappelé que si l'autorité territoriale dispose d'un pouvoir d'appréciation pour fixer le montant du CIA, elle doit respecter les critères fixés par la délibération et que ce pouvoir est soumis au contrôle du juge. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des dispositions de la loi du 26 janvier 1984 et du décret du 20 mai 2014 relatifs au régime indemnitaire dans la fonction publique territoriale.

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TA38-2204157(TA38-2204157)

Le Tribunal administratif de Grenoble a partiellement rejeté la requête de Mme A, agent du centre hospitalier Alpes Léman, qui demandait réparation pour harcèlement moral, illégalité d’un changement d’affectation et défaut d’audit sur les risques psychosociaux. Les conclusions fondées sur le harcèlement moral et l’absence d’audit ont été déclarées irrecevables, faute de réclamation préalable sur ces faits générateurs distincts, en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le changement d’affectation, le tribunal a examiné s’il constituait une sanction déguisée, mais la solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni. La décision s’appuie sur la loi du 22 avril 1905 et le code de justice administrative.

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TA38-2108497(TA38-2108497)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en 3ème chambre, annule le titre de perception n° 069000 010 254 069 485571 2021 0001357 du 22 février 2021 émis par la direction régionale des finances publiques Auvergne-Rhône-Alpes à l'encontre de Mme A D B pour un indu de 3 906,52 euros sur rémunération. La solution retenue est fondée sur l'absence de preuve de la signature de l'auteur du titre, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010, ainsi que sur le défaut d'indication des bases de liquidation, en violation de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Le tribunal prononce la décharge de l'obligation de payer la somme réclamée et met à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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TA38-2501328(TA38-2501328)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante croate, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 11 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'interdiction de retour était suffisamment motivée. Enfin, il a estimé que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour la requérante d'établir une présence continue en France ou l'impossibilité de poursuivre la scolarité de ses enfants en Croatie.

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TA38-2301939(TA38-2301939)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, technicien de l'environnement, qui sollicitait le versement d'une prime de restructuration de service suite à la modification de sa résidence administrative de Saint-Jean-en-Royans à Valence. Le tribunal a jugé que le directeur général de l'Office français de la biodiversité n'avait commis aucune faute en fixant sa résidence administrative à Valence, conformément à l'article 4 de l'arrêté du 26 février 2019, car cette commune correspondait au lieu effectif de son service. Par conséquent, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées.

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TA38-2303414(TA38-2303414)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, de nationalité tunisienne, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a examiné les conditions de ressources prévues aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article R. 434-4 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.

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TA38-2408644(TA38-2408644)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, estimant que l’intéressé, arrivé à 27 ans et sans attaches familiales fortes en France, n’établissait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire était suffisamment motivé et fondé sur un examen réel de la situation, au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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TA38-2501419(TA38-2501419)

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 qui lui a retiré sa carte de résident de dix ans et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision de retrait est suffisamment motivée et que la fraude est établie, l'intéressé ayant obtenu son titre par l'intermédiaire d'un individu contre 700 euros, sans lien familial français justifiant sa délivrance. Il juge également que la mesure d'éloignement ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la fraude et des attaches familiales conservées en Algérie. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 242-1 et L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration.

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TA38-2203642(TA38-2203642)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel, qui contestait son licenciement prononcé par le maire de la commune de Livet et Gavet. La requérante soutenait notamment l'irrégularité de la saisine de la commission consultative paritaire (CAP) et la méconnaissance des articles 39-5, 42 et 42-1 du décret n°88-145 du 15 février 1988. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la saisine de la CAP, en relevant que Mme A produisait elle-même les pièces établissant la régularité de la procédure. Il a également jugé que le moyen relatif à la motivation de la décision de licenciement était inopérant, la régularité formelle de la motivation ne dépendant pas du bien-fondé des motifs.

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TA38-2205939(TA38-2205939)

Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné quatre requêtes de M. B A, praticien hospitalier, contestant des décisions de suspension conservatoire et une sanction disciplinaire (blâme) prises par le centre hospitalier de Vienne et le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers. Le requérant invoquait des vices de procédure, des inexactitudes matérielles des faits et des erreurs de qualification juridique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de la santé publique, notamment l'article R. 6152-77. Les conclusions indemnitaires de M. A ont également été rejetées, et le tribunal a mis à sa charge les frais de justice.

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TA38-2502281(TA38-2502281)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 janvier 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la privation de revenus et de la situation familiale de la requérante, mère de quatre enfants dont une fille malade. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une erreur de fait, la préfecture ayant considéré à tort que l'employeur avait cherché à tromper l'administration, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'ordonnance enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'accord franco-algérien.

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TA38-2204199(TA38-2204199)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme A D, agent du département de la Savoie, contestant trois arrêtés du 8 février 2021 : fixant son régime indemnitaire à 3 500 euros brut annuel, mettant fin à sa nouvelle bonification indiciaire (NBI), et prononçant son changement d'affectation définitive. La requérante soutenait notamment que ces décisions constituaient une sanction déguisée, étaient entachées de rétroactivité illégale et de harcèlement moral, et que la fixation de son indemnité était irrégulière faute de rapport hiérarchique préalable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a condamné Mme D à verser 1 500 euros au département au titre des frais de justice. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et les textes régissant le régime indemnitaire des agents publics.

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TA38-2207591(TA38-2207591)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, technicien de l'environnement, contestant la décision du 20 mai 2022 de l'Office français de la biodiversité modifiant sa résidence administrative de Vinay à Apprieu. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C, considérant que la décision attaquée constituait une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, la demande d'indemnisation fondée sur l'absence de versement de la prime de restructuration de service a également été rejetée, faute de faute de l'administration. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit administratif relatifs aux mesures d'ordre intérieur et aux conditions d'engagement de la responsabilité de l'administration.

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TA38-2502968(TA38-2502968)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de remettre à Mme D, ressortissante algérienne, une carte de séjour d'un an portant la mention "vie privée et familiale". Cette décision fait suite à l'octroi d'un tel titre par une lettre du 13 novembre 2023, dont la remise matérielle n'avait jamais été exécutée. Le juge a estimé que l'administration ne pouvait se prévaloir de l'incomplétude du dossier pour refuser cette remise, et que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de l'absence de droit au travail sur le récépissé détenu par l'intéressée. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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