Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2205969(TA38-2205969)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme A, agent contractuel du centre hospitalier Fabrice Marchiol, qui sollicitait la transformation de son dernier contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée sur le fondement de l'article 9 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, ainsi que l'indemnisation d'un préjudice financier lié à une attestation Pôle Emploi erronée. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la requérante n'avait pas démontré remplir les conditions d'ancienneté requises pour la requalification de son contrat, et que le préjudice invoqué n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 9 janvier 1986 et du code de justice administrative.
N° TA38-2206890(TA38-2206890)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par la commune de Manigod pour un montant de 784,87 euros. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, se limitant à des conclusions sans exposé de faits ou de moyens juridiques. La commune avait également soulevé une fin de non-recevoir pour tardiveté, mais le tribunal a fondé sa décision sur l'absence de moyens.
N° TA38-2206917(TA38-2206917)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes connexes. La première, déposée par Mme B, contestait un arrêté du département de l'Isère fixant son régime indemnitaire, en demandant son annulation et le versement de dommages et intérêts pour préjudice moral. La seconde, déposée par Mme C, visait l'annulation d'un titre exécutoire émis par le même département pour le recouvrement d'un trop-perçu. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire, à l'application des textes régissant l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et le complément indemnitaire annuel (CIA), et à la prescription de la créance.
N° TA38-2207030(TA38-2207030)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme B, agent hospitalier, qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice moral et de troubles dans ses conditions d'existence suite à l'annulation par la Cour administrative d'appel de Lyon de décisions illégales du CHUGA lui refusant un congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision du 3 juin 2022, considérant que le contentieux était de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que si l'illégalité fautive des décisions annulées était établie, le préjudice invoqué n'était pas suffisamment caractérisé, la requérante ayant déjà perçu des sommes importantes durant la période litigieuse. La demande indemnitaire a donc été rejetée, sur le fondement de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.
N° TA38-2501775(TA38-2501775)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un premier titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison du délai de dix mois sans délivrance de document provisoire, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance.
N° TA38-2207131(TA38-2207131)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, policier municipal, contestant son exclusion temporaire de deux ans prononcée par le maire de Tain-l'Hermitage. Le tribunal a jugé que plusieurs faits reprochés, comme le dénigrement du plan de stationnement, les propos insultants et sexistes, et les verbalisations excessives, étaient établis et constituaient des fautes disciplinaires. Cependant, il a estimé que le grief d'avoir ouvert son holster pour intimider lors d'une réunion n'était pas matériellement prouvé. En conséquence, le tribunal a annulé la sanction comme disproportionnée, en application des articles L. 533-1 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative, et a enjoint à la commune de réintégrer M. B et de reconstituer sa carrière.
N° TA38-2501676(TA38-2501676)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de rendez-vous de M. A Amou'ou, la préfète de l'Isère lui en ayant accordé un le 3 mars 2025. La demande plus générale visant à faire cesser les dysfonctionnements du service public d'accueil des étrangers a été rejetée, faute de précisions suffisantes et de caractère conservatoire. En revanche, l'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle, en raison des difficultés rencontrées par le requérant pour obtenir un rendez-vous.
N° TA38-2501673(TA38-2501673)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, admet provisoirement Mme B à l’aide juridictionnelle et donne acte de son désistement de ses conclusions en injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction de la part de la préfète de l’Isère. La requérante demandait initialement, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance de ce document sous astreinte. La solution retenue par le juge des référés est de constater le désistement pur et simple de ces conclusions, tout en condamnant l’État à verser 600 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2207363(TA38-2207363)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante au centre hospitalier Pierre Oudot, qui contestait son reclassement (décision du 28 janvier 2022) et son placement d'office en congé de maladie (décision du 2 mai 2022). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du 2 mai 2022 en raison de la tardiveté du recours gracieux, et celles contre la décision du 28 janvier 2022 pour avoir été présentées plus de deux mois après la connaissance de l'acte, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les demandes d'injonction et les frais de justice ont été rejetés.
N° TA38-2207428(TA38-2207428)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, attachée territoriale, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le maire de La-Tour-du-Pin le 17 mai 2022. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que l'insuffisance professionnelle reprochée n'était pas exclusivement imputable à l'état de santé de l'agent, conformément à l'article L. 553-1 du code général de la fonction publique. En conséquence, la décision de licenciement n'étant pas illégale, les conclusions indemnitaires et aux fins d'injonction ont également été rejetées.
N° TA38-2207867(TA38-2207867)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, policier municipal radié des cadres, qui contestait le refus du maire d'Albertville de lui verser une indemnité pour les jours épargnés sur son compte épargne-temps (CET). Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour défendre la commune en justice grâce à une délibération du conseil municipal. Sur le fond, il a estimé que l'agent ne peut prétendre à une indemnisation des jours de son CET qu'en présence d'une délibération locale le prévoyant, conformément à l'article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984 et au décret du 26 août 2004. En l'absence d'une telle délibération, la demande de M. B a été rejetée.
N° TA38-2207936(TA38-2207936)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la délibération n°2022-665 du 4 octobre 2022 par laquelle le comité de direction de l'EPIC Courchevel Tourisme avait prononcé le licenciement de M. B, directeur de l'office de tourisme. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le comité de direction était irrégulièrement constitué, car il doit être présidé par le maire de la commune de Saint-Bon (ou, après fusion, de Courchevel), ce qui n'était pas le cas de M. Claude Pinturault. Cette irrégularité a été constatée en application de l'article L. 133-6 du code du tourisme et de l'article 7 des statuts de l'EPIC. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation de M. B.
N° TA38-2208081(TA38-2208081)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, agent de la communauté de communes Le Grésivaudan, qui sollicitait l’annulation du rejet de sa demande indemnitaire et une indemnité de 40 000 euros pour préjudice moral résultant d’un harcèlement moral et d’un manquement à l’obligation de sécurité. La juridiction a d’abord écarté les conclusions à fin d’annulation, la décision de rejet ayant simplement lié le contentieux. Sur le fond, elle a estimé que les éléments présentés par la requérante, notamment la modification temporaire de ses attributions justifiée par son comportement professionnel, ne suffisaient pas à établir une présomption de harcèlement moral au sens de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2208305(TA38-2208305)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le refus de renouvellement, le préfet ayant délivré un titre de séjour à l'intéressé. Concernant le refus implicite de carte de résident, le tribunal a jugé les conclusions irrecevables pour tardiveté, la demande ayant été formée au-delà du délai raisonnable d'un an suivant la décision implicite née le 10 juillet 2022. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502669(TA38-2502669)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester les modalités de paiement et les frais de retard appliqués par un huissier de justice. Le juge a constaté que ce litige oppose un particulier à une société privée, relevant ainsi du droit privé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
N° TA38-2501367(TA38-2501367)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a admis Mme B au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et a pris acte de son désistement de ses conclusions en injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante avait saisi le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Après le désistement, le tribunal a condamné l’État à verser 450 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2501364(TA38-2501364)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'État a été condamné à verser 450 euros à son avocat au titre des frais de procès, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2208339(TA38-2208339)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, un ressortissant somalien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 24 novembre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non sur l'article L. 551-16 invoqué par le requérant, car M. A B avait présenté une nouvelle demande d'asile après avoir été transféré vers la Suède, ce qui constitue une demande de réexamen. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la cessation des conditions matérielles d'accueil.
N° TA38-2410066(TA38-2410066)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 3 octobre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a obligé Mme B, ressortissante burundaise, à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit le retour pour un an. Le tribunal retient que le préfet a commis un défaut d'examen particulier de la situation de la requérante, en ne prenant pas en compte le fait que le père de son enfant bénéficie de la protection subsidiaire et d'une carte de résident, ce qui était susceptible d'avoir une incidence sur son droit au séjour. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant.
N° TA38-2410046(TA38-2410046)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d’être entendu, en se fondant sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.