Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501364(TA38-2501364)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'État a été condamné à verser 450 euros à son avocat au titre des frais de procès, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501367(TA38-2501367)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a admis Mme B au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et a pris acte de son désistement de ses conclusions en injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante avait saisi le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Après le désistement, le tribunal a condamné l’État à verser 450 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2203972(TA38-2203972)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société SNC Aime-La-Plagne Aménagement pour contester un titre de recettes émis par la commune d'Aime-La-Plagne le 10 mai 2022, portant sur des pénalités. En cours d'instance, les deux parties ont signé un protocole transactionnel et ont chacune présenté un désistement d'instance. Par une ordonnance du 18 mars 2025, le tribunal a donné acte du désistement de la société requérante et de celui de la commune concernant ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin au litige. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2205302(TA38-2205302)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le licenciement pour perte de confiance de Mme A, cheffe de cabinet contractuelle de la communauté d'agglomération de Montélimar, prononcé le 27 juin 2022. La juridiction rappelle que, si l'autorité territoriale peut librement mettre fin aux fonctions de ses collaborateurs de cabinet en vertu de l'article 110 de la loi du 26 janvier 1984, le juge contrôle que le motif invoqué n'est pas matériellement inexact. En l'espèce, les griefs de non-respect des consignes et de manque de réserve n'étant pas corroborés par des éléments de preuve, la décision est annulée. Montélimar-Agglomération est condamnée à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2408848(TA38-2408848)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant l’arrêté du préfet de la Drôme du 25 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l’enfant. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son entrée récente en France et de l’absence de lien établi entre son enfant et le père présumé. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur les stipulations conventionnelles précitées.
N° TA38-2300332(TA38-2300332)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante au CHU de Grenoble, qui contestait sa suspension conservatoire de quatre mois prononcée le 21 juillet 2022 pour des faits de comportements inappropriés envers des patients. Le tribunal a jugé que la suspension, mesure conservatoire non disciplinaire, n'avait pas à être motivée et que les faits reprochés présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité au vu des éléments dont disposait l'administration à la date de la décision, en application de l'article L.531-1 du code général de la fonction publique.
N° TA38-2201400(TA38-2201400)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, sage-femme territoriale, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2022 fixant son régime indemnitaire en exécution d'un précédent jugement. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et qu'il n'avait pas à être motivé car il ne constituait ni une sanction ni un refus d'avantage. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et des décrets relatifs au régime indemnitaire (RIFSEEP).
N° TA38-2300292(TA38-2300292)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, adjoint technique territorial, qui contestait le refus de la région Auvergne-Rhône-Alpes de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 janvier 2022 lors d'un échange avec son supérieur hiérarchique. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que les faits, non établis comme excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, ne constituaient pas un accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique.
N° TA38-2300286(TA38-2300286)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 5 décembre 2022 par laquelle le procureur de la République de Valence a retiré l'agrément de policier municipal de M. B. La juridiction retient que la procédure contradictoire préalable, garantie par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, n'a pas été respectée : M. B a été informé de l'intention de retrait et la décision de retrait lui ont été adressées simultanément, le privant de la possibilité de présenter des observations. Aucune situation d'urgence ne justifiait cette irrégularité. L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2106351(TA38-2106351)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. B A, agent territorial, contestant plusieurs arrêtés du maire d’Échirolles le plaçant en disponibilité d’office pour raisons de santé. Le requérant demandait l’annulation de ces décisions et sollicitait son placement en congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, les vices de procédure et l’erreur de droit ou de fait, n’étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été jugées légales au regard des dispositions applicables du code général de la fonction publique.
N° TA38-2206201(TA38-2206201)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, lieutenant-colonel au SDIS de la Savoie, qui contestait le refus de reconnaître son entretien professionnel du 3 mai 2022 comme un accident imputable au service. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que l'entretien, en l'absence de propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, ne constituait pas un événement soudain et violent au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2501675(TA38-2501675)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de donner un rendez-vous à M. C sous trois jours ouvrables, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le requérant, titulaire d'un titre de séjour "passeport talent", justifiait de l'impossibilité de déposer sa demande de changement de statut vers une carte de résident de longue durée-UE, faute de rendez-vous disponibles, malgré de nombreuses tentatives de connexion à la plateforme Anef. La préfecture n'a pas sérieusement contesté que cette demande ne figure pas parmi celles soumises à l'obligation de téléservice prévue par l'arrêté du 27 avril 2021 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502460(TA38-2502460)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme E, ressortissante russe, contestant les arrêtés préfectoraux du 1er mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2202693(TA38-2202693)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Laissaud pour un projet de construction, au motif de l'absence de desserte par les réseaux publics d'électricité et d'assainissement. Le tribunal a jugé que le terrain n'était pas raccordable au réseau d'assainissement sans travaux, et que l'autorité compétente ne pouvait indiquer ni le délai ni le responsable de ces travaux, ce qui imposait un refus en application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, dont celui tiré de l'incompétence du signataire, ont été écartés comme inopérants. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2204399(TA38-2204399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait un arrêté du département de l'Isère du 29 mars 2022. Cette décision ne la plaçait pas en congé de longue maladie pour la période du 25 octobre 2017 au 25 octobre 2019, contrairement à ce qu'elle demandait. Le tribunal a écarté l'exception d'incompétence soulevée par le département, estimant que le litige portait sur une période distincte de celle déjà jugée par la Cour administrative d'appel de Lyon. Il a également rejeté le moyen tiré de l'autorité de la chose jugée, faute d'identité d'objet entre les deux instances. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2408157(TA38-2408157)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir une convocation pour un titre de séjour pluriannuel, assortie d’une astreinte et d’un remboursement de taxe. Par un acte enregistré le 10 mars 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 18 mars 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2300454(TA38-2300454)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester un refus de délivrance d'un titre de conducteur de transport routier de marchandises. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 18 mars 2025, le tribunal a constaté le désistement d'instance de M. A, conformément à l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2204408(TA38-2204408)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande du Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions, qui réclamait le remboursement de 59 619,10 euros au centre hospitalier de Vienne pour l'indemnisation d'un infirmier agressé. Le tribunal a jugé que l'agent, mis à disposition d'un autre établissement le jour de l'agression, n'était plus employé par le centre hospitalier de Vienne au sens de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 (codifié aux articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique). Par conséquent, le fonds ne pouvait se prévaloir de la subrogation prévue à l'article 706-11 du code de procédure pénale, car une personne publique ne peut être condamnée à verser une somme qu'elle ne doit pas. La requête a été rejetée.
N° TA38-2501682(TA38-2501682)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 ordonnant la démolition d'office de constructions illégales et la mise en sécurité de chiens sur le terrain de Mme C. La requérante invoquait notamment l'incompétence du préfet et une atteinte à son droit de propriété. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les démolitions étant déjà effectuées et les difficultés relatives aux chiens relevant de contentieux distincts. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2105752(TA38-2105752)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le certificat d'urbanisme négatif délivré le 23 mars 2021 par le maire de Laissaud à M. A pour la construction d'une maison d'habitation. Le motif de refus, tiré de l'absence de réseau public d'électricité, est jugé erroné car la desserte ne nécessite qu'un simple branchement particulier et non une extension du réseau, en application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. Les demandes de frais de justice sont rejetées.