Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2104726(TA38-2104726)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Yenne pour la transformation d'une grange en habitation. Le tribunal a jugé que l'insuffisance du réseau d'eau potable, justifiée par l'avis du gestionnaire et le sous-dimensionnement des conduites, constituait un motif valable de refus. Il a également écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte et a estimé que la mention d'un changement de destination au PLU ne valait pas reconnaissance de la desserte en eau. La décision s'appuie sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2502218(TA38-2502218)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée le 21 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui n'avait pas exécuté l'injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile de Mme A. Sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, le juge a condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme A pour la période du 25 février au 11 mars 2025, modérant le montant initial de 150 euros par jour. L'État a également été condamné à payer 600 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2200891(TA38-2200891)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant le non-renouvellement de son engagement comme sapeur-pompier volontaire par le SDIS de l'Isère. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était signée par une autorité compétente, bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de motivation et de la méconnaissance de la procédure disciplinaire, considérant que la décision de non-renouvellement, prise en application des articles R. 723-9 et R. 723-54 du code de la sécurité intérieure, n'était pas une résiliation d'office nécessitant la saisine du conseil de discipline.
N° TA38-2300805(TA38-2300805)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, attaché d'administration hospitalière, qui contestait la décision du 30 août 2022 du centre hospitalier de La Tour-du-Pin mettant fin à sa participation aux gardes de direction à compter de 2023. Le tribunal a jugé que cette décision, prise dans le cadre d'une réorganisation de ses fonctions et de son affectation, ne constituait pas une sanction disciplinaire et ne méconnaissait pas le principe d'égalité. La solution retenue est fondée sur les dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n° 2010-30 du 8 janvier 2010 relatifs aux gardes de direction dans la fonction publique hospitalière.
N° TA38-2501461(TA38-2501461)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B pour contester le refus de renouvellement de sa carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le requérant s'est ensuite désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), ne maintenant que sa demande de frais d'instance. Par ordonnance du 18 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné le CNAPS à verser à M. B la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2501016(TA38-2501016)
Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée par son ordonnance du 17 septembre 2024, qui enjoignait au préfet de l'Isère de délivrer un titre de séjour à Mme A. Constatant que le titre n'a été retiré que le 6 janvier 2025, soit après le délai imparti, le tribunal a estimé l'exécution tardive. Il a fixé le montant de l'astreinte définitive à 30 euros par jour de retard, soit 1 470 euros pour la période du 18 octobre au 6 décembre 2024, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2201400(TA38-2201400)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, sage-femme territoriale, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2022 fixant son régime indemnitaire en exécution d'un précédent jugement. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et qu'il n'avait pas à être motivé car il ne constituait ni une sanction ni un refus d'avantage. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et des décrets relatifs au régime indemnitaire (RIFSEEP).
N° TA38-2300707(TA38-2300707)
Le Tribunal Administratif de Grenoble était saisi par M. B, adjoint technique territorial, de deux recours contestant des sanctions disciplinaires (révocation puis exclusion temporaire de six mois) prononcées par la commune de Romans-sur-Isère pour un vol de boissons. En cours d'instance, la commune a retiré les deux arrêtés attaqués par un troisième arrêté du 6 avril 2023, non contesté par le requérant. Le tribunal constate que ce retrait est devenu définitif, privant d'objet les demandes d'annulation de M. B. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur les requêtes, et les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice sont également rejetées.
N° TA38-2500621(TA38-2500621)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 18 mars 2025, du désistement pur et simple de M. et Mme A B de leur requête tendant à la réduction de leur impôt sur le revenu pour l'année 2023. Cette décision fait suite à l'information de leur désistement, enregistrée le 28 février 2025. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA38-2410255(TA38-2410255)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme C, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour "étudiant". La requérante ayant informé le tribunal de son désistement le 26 février 2025, l'ordonnance constate qu'aucun obstacle ne s'oppose à cette demande. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement d'instance.
N° TA38-2502760(TA38-2502760)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Manureva. Celle-ci demandait la suspension d'un réducteur de pression installé sur son compteur d'eau et le rétablissement de son accès à l'eau potable, qu'elle estimait entravé par une décision de la commune de Frangy. Le juge a considéré que le litige, portant sur les conditions de fourniture du service public de distribution d'eau potable, relève d'un service public industriel et commercial et échappe à la compétence de la juridiction administrative. Par conséquent, la demande a été rejetée comme irrecevable.
N° TA38-2203336(TA38-2203336)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, praticienne contractuelle au centre hospitalier Fabrice Marchiol, qui demandait la transformation de son dernier contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée. La requérante invoquait l'article 13 de la loi du 26 juillet 2005, mais le tribunal a jugé qu'elle n'était pas fondée à s'en prévaloir car elle n'était pas employée à la date de publication de cette loi. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et de remboursement des frais de procès.
N° TA38-2203346(TA38-2203346)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Elabor, qui demandait la condamnation du département de la Haute-Savoie à lui verser diverses sommes au titre d’un marché public de levés topographiques. Le tribunal a jugé que la résiliation du marché aux torts de la société était régulière, celle-ci n’ayant pas livré des prestations conformes aux spécifications techniques du CCTP, et que les prétentions indemnitaires n’étaient pas fondées. Il a également ordonné à la société Elabor de rembourser au département l’avance de 7 662,03 euros non remboursée. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du CCAG applicable.
N° TA38-2203421(TA38-2203421)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, policier municipal, qui contestait le retrait de son agrément par le procureur de la République d'Albertville le 24 mai 2022. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration et la loi du 22 avril 1905 avait été respectée, M. B ayant été informé de la procédure et ayant pu présenter des observations. Il a également constaté que le maire avait été consulté conformément à l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. Sur le fond, le retrait d'agrément était justifié par une condamnation de M. B pour fourniture frauduleuse de document administratif et faux en écriture publique, ce qui démontrait qu'il ne présentait plus les garanties d'honorabilité nécessaires à l'exercice de ses fonctions.
N° TA38-2203497(TA38-2203497)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de la SARL PVG contestant la convention d'occupation du domaine public fluvial du lac d'Annecy attribuée à la Compagnie de navigation du lac d'Annecy, ainsi que la décision de rejet de son offre. Le tribunal a jugé irrecevable le recours pour excès de pouvoir contre la décision de rejet, conformément à la jurisprudence *Département du Tarn-et-Garonne* (CE, Ass., 4 avril 2014), et a estimé que la requête en plein contentieux contre le contrat était tardive. Sur le fond, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des principes d'égalité et d'impartialité, l'erreur manifeste d'appréciation et la violation de l'article L. 2122-2 du code général de la propriété des personnes publiques, ont été écartés. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2203604(TA38-2203604)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, policier municipal, qui contestait la décision du procureur de la République d'Albertville du 24 mai 2022 lui retirant son agrément. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration et la loi du 22 avril 1905 avait été respectée, M. B ayant été informé de la procédure et ayant pu présenter des observations. Il a également estimé que la consultation préalable du maire, exigée par l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure, avait bien eu lieu. Enfin, le tribunal a considéré que le retrait d'agrément était justifié par la perte d'honorabilité de l'agent, suite à sa condamnation pour fourniture frauduleuse de document administratif et faux en écriture publique.
N° TA38-2203668(TA38-2203668)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a examiné la requête de M. B contestant l'arrêté du 6 janvier 2022 du département de l'Isère fixant son régime indemnitaire et l'arrêté du 21 septembre 2020 portant attribution d'une indemnité de maintien à titre personnel. La solution retenue par le tribunal s'est fondée sur l'application des principes régissant le Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l'Expertise et de l'Engagement Professionnel (RIFSEEP), ainsi que sur les dispositions du décret n°2014-513. Le tribunal a notamment examiné la légalité de la dégressivité de l'indemnité de maintien et le respect du principe d'égalité de traitement des agents publics.
N° TA38-2203835(TA38-2203835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les demandes de Mme A B, directrice générale des services, qui contestait une discrimination salariale fondée sur le sexe, un harcèlement moral et le refus de protection fonctionnelle de la part de la communauté de communes de Saint-Marcellin Vercors Isère. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses requêtes, estimant que les éléments présentés ne permettaient pas d'établir une différence de traitement fondée sur le sexe ou des faits de harcèlement moral, et que le refus de protection fonctionnelle était justifié. Les décisions ont été rendues sur la base du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
N° TA38-2203980(TA38-2203980)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, policier municipal suspendu par deux arrêtés du maire de Tain-l'Hermitage en mai et juin 2022. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le second arrêté, car le placement de l'agent en congé de maladie avait implicitement abrogé la suspension avant son entrée en vigueur. Concernant le premier arrêté, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, jugeant que les faits reprochés (agressivité, propos sexistes, désobéissance) étaient suffisamment vraisemblables et graves pour justifier une suspension au titre de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, et que le détournement de pouvoir allégué n'était pas établi.
N° TA38-2204039(TA38-2204039)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 7 avril 2022 par laquelle le procureur de la République de Bonneville avait retiré l'agrément de policier municipal de M. B. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, faute pour le procureur d'avoir consulté le maire de la commune employeur (Passy) avant le retrait, en méconnaissance de l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. L'urgence invoquée par le ministre de la justice n'a pas été établie. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.