Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408400(TA38-2408400)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester le refus du département de l'Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d'instance, le département a informé le tribunal avoir fait droit à la demande de M. A par une décision du 4 décembre 2024. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA38-2502479(TA38-2502479)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision orale du 6 décembre 2024 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a requalifié l'acte attaqué en refus d'enregistrement, et non en refus de renouvellement. Il a reconnu l'urgence, présumée en raison de l'impossibilité pour le requérant de renouveler son titre, mais a rejeté la requête au motif que le dossier était incomplet, faute de produire l'autorisation de travail prévue à l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), rendant ainsi la décision non susceptible de recours pour excès de pouvoir. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-10 et R. 431-11 du CESEDA.
N° TA38-2501770(TA38-2501770)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, la préfète de l'Isère ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de procès.
N° TA38-2202693(TA38-2202693)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Laissaud pour un projet de construction, au motif de l'absence de desserte par les réseaux publics d'électricité et d'assainissement. Le tribunal a jugé que le terrain n'était pas raccordable au réseau d'assainissement sans travaux, et que l'autorité compétente ne pouvait indiquer ni le délai ni le responsable de ces travaux, ce qui imposait un refus en application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, dont celui tiré de l'incompétence du signataire, ont été écartés comme inopérants. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2206201(TA38-2206201)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, lieutenant-colonel au SDIS de la Savoie, qui contestait le refus de reconnaître son entretien professionnel du 3 mai 2022 comme un accident imputable au service. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que l'entretien, en l'absence de propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, ne constituait pas un événement soudain et violent au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2501682(TA38-2501682)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 ordonnant la démolition d'office de constructions illégales et la mise en sécurité de chiens sur le terrain de Mme C. La requérante invoquait notamment l'incompétence du préfet et une atteinte à son droit de propriété. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les démolitions étant déjà effectuées et les difficultés relatives aux chiens relevant de contentieux distincts. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408157(TA38-2408157)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir une convocation pour un titre de séjour pluriannuel, assortie d’une astreinte et d’un remboursement de taxe. Par un acte enregistré le 10 mars 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 18 mars 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2404468(TA38-2404468)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A dans deux instances (n° 2404468 et 2405363) dirigées contre des décisions du préfet de l'Isère portant clôture d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, s'est désisté de ses demandes d'annulation et d'injonction, tout en maintenant sa demande de frais d'instance. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2408244(TA38-2408244)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants arméniens, contestant les arrêtés du préfet de la Drôme du 27 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire des arrêtés, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour des requérants. Les demandes d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.
N° TA38-2408212(TA38-2408212)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l’Isère. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatif à la délivrance d’un titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a estimé que le préfet avait régulièrement suivi l’avis du collège de médecins de l’OFII, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme B.
N° TA38-2408186(TA38-2408186)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie le 15 avril 2024. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère falsifié de l'acte d'état civil produit par le requérant pour justifier de son âge. La décision a ainsi validé le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire, en application des dispositions du code précité et du code de justice administrative.
N° TA38-2408033(TA38-2408033)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 27 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice ayant reçu une délégation régulière. Il a jugé que le suivi d'une formation en apprentissage par le requérant ne constituait pas un motif exceptionnel ou une considération humanitaire justifiant une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens intenses et stables en France et de la persistance d'attaches familiales dans son pays d'origine.
N° TA38-2300139(TA38-2300139)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui signalait des faits de harcèlement au travail et une dégradation de sa santé. La juridiction a relevé d'office que la requête était irrecevable, car elle ne comportait ni conclusions en annulation d'une décision administrative, ni conclusions indemnitaires, en méconnaissance des articles R.411-1 et R.421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également constaté que les parties avaient conclu un protocole transactionnel en septembre 2023, mais que Mme A s'opposait à son désistement. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité formelle.
N° TA38-2407572(TA38-2407572)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A D, ressortissant mexicain, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a estimé que l'intéressé ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 422-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de notification de sa mobilité aux autorités françaises, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2407566(TA38-2407566)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de séjour limitée (3 ans), de l'absence de démarches de régularisation et de la présence de sa famille au Sénégal. Les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut d'examen et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406744(TA38-2406744)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sierraléonais, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 5 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que la simple présence en France depuis 2017 ne constituait pas un motif exceptionnel ou humanitaire justifiant une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406592(TA38-2406592)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. E, ressortissant camerounais, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de l’Isère le 30 juillet 2024. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’erreur de droit, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation. La décision est fondée sur les articles L. 411-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le préfet ayant légalement tiré les conséquences du refus de titre de séjour.
N° TA38-2300286(TA38-2300286)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 5 décembre 2022 par laquelle le procureur de la République de Valence a retiré l'agrément de policier municipal de M. B. La juridiction retient que la procédure contradictoire préalable, garantie par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, n'a pas été respectée : M. B a été informé de l'intention de retrait et la décision de retrait lui ont été adressées simultanément, le privant de la possibilité de présenter des observations. Aucune situation d'urgence ne justifiait cette irrégularité. L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2404629(TA38-2404629)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le licenciement pour insuffisance professionnelle de M. B, aide-soignant au centre Arthur Lavy, prononcé le 29 avril 2024. La décision est censurée pour insuffisance de motivation, car elle ne mentionne aucun fondement juridique, en méconnaissance des obligations du code général de la fonction publique et du décret n° 89-822 du 7 novembre 1989. Le tribunal enjoint au centre de réintégrer M. B sous trois mois, sans frais de justice.
N° TA38-2300292(TA38-2300292)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, adjoint technique territorial, qui contestait le refus de la région Auvergne-Rhône-Alpes de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 janvier 2022 lors d'un échange avec son supérieur hiérarchique. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que les faits, non établis comme excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, ne constituaient pas un accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique.