Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500509(TA38-2500509)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de Mme B épouse A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 14 mars 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2201671(TA38-2201671)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017 et 2019. La requérante invoquait l'irrégularité de la procédure d'imposition en raison d'une notification de la proposition de rectification à une ancienne adresse. Le tribunal a jugé que l'administration avait envoyé l'acte à la dernière adresse connue, le changement de domicile n'ayant été signalé qu'après l'envoi, conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Les autres moyens, relatifs à la notification des rejets de réclamation et à une mise en demeure de payer, ont été écartés comme inopérants ou sans incidence sur le litige d'assiette.
N° TA38-2502401(TA38-2502401)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C épouse A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le rendez-vous sollicité, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a également condamné l'État à verser 600 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais de justice, sous réserve des conditions d'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502050(TA38-2502050)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de l'arrêté du 3 juin 2024 révisant sa titularisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car deux arrêtés ministériels du 10 mars 2025 avaient déjà classé la requérante au 11ème échelon du grade d'ingénieure d'études, répondant ainsi à sa demande principale. Le tribunal a également considéré que le litige subsistant sur la prise en compte de certains services antérieurs ne caractérisait pas une urgence, une régularisation a posteriori étant possible après le jugement au fond. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409391(TA38-2409391)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 27 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge estimant que la décision était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2502678(TA38-2502678)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le refus d'enregistrement d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la préfète de l'Isère ne pouvait pas opposer un dépôt tardif à Mme D B, épouse C, en raison des dysfonctionnements de la plateforme ANEF et des difficultés de rendez-vous. Il a également jugé que l'administration n'avait pas justifié la nécessité des pièces complémentaires réclamées, compte tenu de la situation familiale de la requérante (mariage, vie commune, enfant handicapé). En conséquence, le tribunal a ordonné à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction, sous astreinte, afin de sauvegarder la liberté fondamentale du droit au séjour.
N° TA38-2502752(TA38-2502752)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme C, ressortissante angolaise, et de son enfant dans un délai de trois jours. La juridiction a jugé que le délai de près de deux mois fixé pour cet enregistrement excédait manifestement le délai légal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce retard constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et à la dignité humaine, en privant la requérante des conditions matérielles d'accueil. L'urgence a été reconnue compte tenu de la situation de précarité de Mme C, sans ressources ni hébergement avec son enfant de 7 mois.
N° TA38-2502708(TA38-2502708)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme C pour contester le délai tardif fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de leurs demandes d'asile. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile et à leur dignité, en raison de la privation des conditions matérielles d'accueil. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, les requérants n'établissant pas une situation de précarité particulière. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2301242(TA38-2301242)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 12 janvier 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de renouveler l'agrément de M. A en qualité de dirigeant d'une société privée de sécurité. Le tribunal estime que les faits reprochés à M. A, à savoir des violences sur mineur, ont pour l'un fait l'objet d'un classement sans suite et pour l'autre d'un simple rappel à la loi dans un contexte familial isolé, et ne sont pas de nature à établir un comportement contraire à l'honneur ou à la sécurité au sens de l'article L. 612-7 du code de la sécurité intérieure. La décision est donc entachée d'une erreur d'appréciation. Le tribunal enjoint au CNAPS de procéder au réexamen de la demande de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA38-2501666(TA38-2501666)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande de modification d’une précédente ordonnance (n°2500086 du 29 janvier 2025) qui enjoignait à la préfète de l’Isère de délivrer des documents de circulation pour étranger mineur (A) pour deux enfants. La requérante invoquait le défaut d’exécution de cette injonction. Le tribunal a constaté que le document avait été délivré pour l’un des enfants, entraînant un non-lieu à statuer, et a rejeté la demande pour le second enfant, devenu majeur et ne pouvant plus bénéficier de ce titre. La décision s’appuie sur l’article L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA38-2203397(TA38-2203397)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 mars 2025, a constaté le désistement d’office de M. et Mme A, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Fillinges. Ce désistement a été prononcé sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions malgré une demande en ce sens. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur la requête, sans condamnation aux frais de procès pour les parties.
N° TA38-2501725(TA38-2501725)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C d’une demande de suspension de l’exécution des décisions implicites de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d’instruction. Le requérant s’est désisté de ses conclusions relatives à l’attestation de prolongation d’instruction, désistement dont il a été donné acte. S’agissant du refus de titre de séjour, le juge a estimé que la condition d’urgence n’était plus remplie, la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction le 4 mars 2025 ayant régularisé sa situation et autorisé son travail. La demande de suspension a donc été rejetée, et l’État a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre de l’aide juridictionnelle, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2501909(TA38-2501909)
Litige individuel d'un maître contractuel de l'enseignement privé contestant la résiliation de son contrat de travail. Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 mars 2025, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Lyon, lieu d'affectation de l'agent.
N° TA38-2502707(TA38-2502707)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu les décisions de la préfète de l'Isère fixant une date tardive pour l'enregistrement des demandes d'asile de M. et Mme B et de leur fille. Le juge a considéré que le délai d'enregistrement, excédant les 10 jours ouvrés prévus par l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de procéder à cet enregistrement dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et le préambule de la Constitution.
N° TA38-2501855(TA38-2501855)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante congolaise demandant d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour renouveler son récépissé de titre de séjour. La préfète ayant délivré le rendez-vous sollicité en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle et, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate.
N° TA38-2502323(TA38-2502323)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a liquidé définitivement les astreintes prononcées contre la préfète de l'Isère pour inexécution de deux ordonnances antérieures. Celles-ci enjoignaient à la préfète de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement des demandes d'asile de Mme A K F, ressortissante angolaise, et de ses quatre enfants mineurs. Le juge a constaté que la préfète n'avait pas exécuté ces injonctions et a fixé le montant total des astreintes à 2 500 euros. Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2502269(TA38-2502269)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la suite d’un glissement de terrain survenu le 29 janvier 2025 sur la commune de La Pierre, ayant affecté des habitations du lotissement « Pré Verger ». La demande de la commune a été jugée utile au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d’un éventuel litige principal. L’expert désigné devra décrire les désordres, en déterminer les causes, évaluer les risques et proposer des mesures de sécurité. La décision s’appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
N° TA38-2502716(TA38-2502716)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision de la préfète de l'Isère fixant au 2 mai 2025 l'enregistrement de la demande d'asile de Mme A C. Le juge a considéré que ce délai, excédant les 10 jours ouvrés prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, une liberté fondamentale. Il a enjoint à la préfète d'enregistrer la demande sous trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
N° TA38-2502403(TA38-2502403)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le rendez-vous sollicité, rendant la demande d'injonction sans objet. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Toutefois, il a condamné l'État à verser 800 euros au conseil de M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2201162(TA38-2201162)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la commune d'Orcier pour contester le refus implicite de la communauté d'agglomération "Thonon Agglomération" d'abroger une délibération approuvant son plan local d'urbanisme (PLU). En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la commune à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai imparti, la commune est réputée s'être désistée de l'ensemble de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les demandes de frais de procès présentées par la communauté d'agglomération.