Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2106777(TA38-2106777)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le refus du maire de Cras de lui délivrer un permis de construire pour régulariser des travaux d'extension et de terrassement. Le tribunal a jugé que l'avis défavorable du préfet, qui s'imposait au maire, était légal car le projet se situait en zone d'aléa moyen de glissement de terrain et de ruissellement sur versant. En application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, ces risques naturels justifiaient le refus pour des motifs de sécurité publique. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2207605(TA38-2207605)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C qui demandaient l'annulation de l'arrêté du maire de Génissieux refusant un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a estimé que le refus était justifié par un motif non contesté : la division préalable du terrain prévoyait un accès direct sur le chemin des Berborins, ce qui suffisait à fonder la décision sans examiner les autres motifs. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA38-2501874(TA38-2501874)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions tendant à la suspension du refus de titre de séjour "vie privée et familiale" opposé par la préfète de l'Isère. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991. En application de l'article 37 de cette même loi, l'État a été condamné à verser 500 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle et de la renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2501024(TA38-2501024)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des délibérations du conseil municipal de Génissieux relatives à un projet d’aménagement communal et à un marché de maîtrise d’œuvre pour des travaux scolaires. Le juge a estimé que les requérants, en tant que tiers au contrat, n’étaient pas recevables à contester ces délibérations par la voie de l’excès de pouvoir, conformément à la jurisprudence relative aux contrats administratifs. La condition d’urgence n’a donc pas été examinée. Les requérants ont été condamnés solidairement à verser 1 600 euros à la commune au titre des frais d’instance.
N° TA38-2409022(TA38-2409022)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 22 juillet 2024 refusant un titre de séjour "étudiant" à M. A B, ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en motivant son refus uniquement par l'absence de visa long séjour, sans tenir compte des circonstances particulières (scolarité réussie, parcours sportif brillant, minorité à la demande). La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA38-2105628(TA38-2105628)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 14 avril 2021 par lequel le maire de Mirabel aux Baronnies avait retiré l'autorisation de travaux implicitement délivrée à l'EARL Le Puy de Maupas pour la réhabilitation d'un bâtiment agricole en établissement recevant du public. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait légalement retirer cette autorisation créatrice de droits, car la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité n'avait pas émis d'avis dans le délai de deux mois, ce qui valait avis favorable. La décision de retrait, fondée sur un avis défavorable tardif et sur l'incomplétude du dossier, a été considérée comme illégale. Cette solution s'appuie sur les articles L. 111-8 et R. 111-19-26 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2303966(TA38-2303966)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du maire des Granges-Gontardes d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal l’abrogation partielle du plan local d’urbanisme (PLU) classant sa parcelle en zone agricole (A). Le tribunal a jugé que Mme B, en tant qu’associée et gérante de la SCI propriétaire, justifiait d’un intérêt suffisant pour agir, écartant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par la commune. Sur le fond, il a estimé que le classement en zone A n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, la parcelle présentant un potentiel agronomique et s’inscrivant dans une continuité agricole, conformément à l’article R. 151-22 du code de l’urbanisme. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA38-2500540(TA38-2500540)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de suspension de la décision du ministre de la justice du 18 novembre 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. B au centre pénitentiaire d'Aiton. Le juge a constaté que cette décision, dont la durée était limitée au 21 février 2025, avait épuisé ses effets à la date de son ordonnance du 13 mars 2025. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, tout en admettant le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2408652(TA38-2408652)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Free Mobile pour contester l'opposition du maire de Saint-Rambert-d'Albon à sa déclaration préalable d'implantation d'une station relais. La société s'est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 13 mars 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n'a donc été retenue, la procédure s'étant achevée par ce désistement.
N° TA38-2500701(TA38-2500701)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer le logement de M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 30 mai 2024, avant le 31 mai 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au juge d'ordonner le logement d'un demandeur prioritaire n'ayant reçu aucune offre adaptée. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte, dont le montant sera fixé ultérieurement, et a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. A.
N° TA38-2107014(TA38-2107014)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés Raymold et AG90 d’une demande d’annulation d’un arrêté du 27 mai 2021 par lequel le maire de Chatte a accordé un permis de construire deux bâtiments commerciaux à MM. C et F. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés (incompétence, dossier incomplet, méconnaissance du plan local d’urbanisme et risque pour la sécurité publique) n’étaient pas fondés. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires des pétitionnaires fondées sur l’article L. 600-7 du code de l’urbanisme, faute de démonstration d’un recours abusif. La décision s’appuie sur le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA38-2502219(TA38-2502219)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant". En cours d'instance, la préfète a délivré à M. B une attestation de prolongation d'instruction, rapportant ainsi la décision contestée. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Il a mis à la charge de l'Etat le versement de 600 euros à l'avocat de M. B au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2106369(TA38-2106369)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui contestait la délibération du 22 mars 2021 par laquelle le conseil municipal de Four a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). La requérante soutenait que le reclassement de sa parcelle en zone agricole après l'enquête publique était irrégulier et entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que cette modification, intervenue pour tenir compte des avis défavorables de la préfecture et de la CDPENAF sur la consommation excessive d'espaces agricoles, procédait légalement de l'enquête publique et ne remettait pas en cause l'économie générale du projet, conformément à l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2204762(TA38-2204762)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 1er février 2022 par lequel le maire de Chabeuil avait refusé un permis de construire à M. E et Mme B pour régulariser une extension de leur maison. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de qualification juridique des faits en considérant le projet comme une "nouvelle construction" après démolition d'une extension antérieure, alors qu'il s'agissait d'une extension au sens du plan local d'urbanisme (PLU). En application des articles A2 et A7 du PLU, le tribunal a estimé que le projet était conforme aux règles d'urbanisme et a enjoint au maire de délivrer le permis dans un délai de deux mois.
N° TA38-2107863(TA38-2107863)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’EARL Le Puy de Maupas, qui contestait les refus du maire de Mirabel aux Baronnies de lui délivrer une autorisation de travaux pour un établissement recevant du public et un permis de construire. Le tribunal a notamment jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les avis défavorables de la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité et du préfet de la Drôme, ces avis n’étant pas des décisions susceptibles de recours. Il a également estimé que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis de construire en raison de l’avis défavorable du préfet, rendant inopérants les moyens soulevés contre cet arrêté. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2105007(TA38-2105007)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme G et M. C, voisins du projet, ainsi que par la commune de La Garde-Adhémar, d’une demande d’annulation pour excès de pouvoir d’un permis de construire délivré le 22 février 2019 à M. E pour une maison individuelle. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la fraude, de l’insuffisance de la notice explicative et des documents graphiques, ainsi que de la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU). La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 600-5-1, R. 431-8, R. 431-10 du code de l’urbanisme, ainsi que des articles UB 2 et UB 3 du PLU applicable.
N° TA38-2502077(TA38-2502077)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle. L'État a été condamné à verser 500 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2205995(TA38-2205995)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme C contestant les titres exécutoires émis par le syndicat mixte du lac d'Annecy pour le recouvrement d'une participation de 4 040 euros au financement de l'assainissement collectif. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le premier titre exécutoire du 18 juillet 2022, annulé par un mandat de paiement ultérieur. Les conclusions en annulation des factures des 13 juillet 2022 et 28 novembre 2023 ont été déclarées irrecevables, ces documents n'étant que des mesures préparatoires. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation du titre exécutoire, estimant que les bases de liquidation étaient suffisamment indiquées par référence à la facture jointe.
N° TA38-2108350(TA38-2108350)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Victoria contestant le refus du maire des Granges-Gontardes d’abroger le plan local d’urbanisme (PLU) classant ses parcelles en zone naturelle (N). Le tribunal a jugé que ce classement n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, les parcelles boisées appartenant à un vaste ensemble forestier à protéger, conformément à l’article R. 151-24 du code de l’urbanisme. La demande d’annulation et d’injonction a donc été rejetée, et la SCI Victoria a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2107431(TA38-2107431)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 13 mars 2025, a donné acte du désistement de la commune de Jarrie. Cette dernière avait saisi le tribunal d’une demande de médiation dans le cadre d’un litige relatif à un arrêté de péril ordinaire prescrivant des travaux sur un mur de soutènement. La commune a indiqué ne plus maintenir sa demande, le péril ayant été levé suite aux travaux de consolidation réalisés par les propriétaires. L’ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements.