Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502453(TA38-2502453)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Savoie rejetant sa demande de prestation de compensation du handicap. Par une ordonnance du 12 mars 2025, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, en application de l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2201736(TA38-2201736)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme B, gardien de la paix, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 90 000 euros pour harcèlement moral et préjudices subis. La requérante invoquait divers faits (absence d'accompagnement médical, vidage de son bureau, critiques sur ses aménagements de travail, injonctions de reprise, mauvaise évaluation, contrôles médicaux) et un défaut de protection fonctionnelle. Le tribunal estime que les éléments produits ne permettent pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral, les faits étant insuffisamment établis ou justifiés par l'administration. En conséquence, les conclusions indemnitaires sont rejetées, de même que la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2308420(TA38-2308420)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du 19 octobre 2023 de la commission de médiation de la Savoie refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait des difficultés personnelles et financières, ainsi que des violences psychologiques, pour justifier sa demande. Le tribunal a estimé, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, que Mme B n'établissait pas se trouver dans l'une des situations prévues par ces dispositions (absence de logement, logement insalubre, suroccupation, handicap, etc.). En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2401114(TA38-2401114)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de l'Isère d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que les ressources du couple, bien que proches du SMIC, n’étaient pas stables en raison de la fin du contrat d’intérim du requérant et de la cessation d’activité prévisible de son épouse. Il a estimé que ce motif de refus était fondé sur l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et n’a pas retenu de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2303119(TA38-2303119)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 27 mars 2023 par lequel la préfète de la Drôme avait rejeté la demande de regroupement familial de Mme A au bénéfice de son époux. La juridiction a estimé que cet arrêté méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, compte tenu de la durée et de la réalité de sa vie commune avec son époux. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et de réexaminer la demande de regroupement familial.
N° TA38-2107456(TA38-2107456)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la société Engie Energie Services, qui réclamait à l'assureur Groupama le remboursement de travaux de réparation suite à un dégât des eaux survenu en 2017 au centre aquatique Olympiade. La juridiction a estimé que la société requérante ne pouvait se prévaloir d'aucune subrogation légale ou conventionnelle dans les droits de la communauté de communes, ni d'une action directe contre l'assureur dommages aux biens. Il a été jugé que le sinistre résultait d'un défaut d'entretien de l'électrovanne, dont la société Engie était contractuellement responsable, ce qui excluait la garantie de l'assureur. La décision s'appuie sur les articles 1346 et 1346-1 du code civil, ainsi que sur les clauses du contrat d'assurance et du marché public.
N° TA38-2207227(TA38-2207227)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C épouse A pour contester un titre de recette émis par le CHU de Grenoble, relatif à des frais d’hospitalisation. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Le tribunal a constaté que la notification était régulière et a donc donné acte du désistement d’office de la requête.
N° TA38-2402292(TA38-2402292)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de Mme C visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 669,21 euros. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, car ce dernier avait lui-même produit la décision attaquée. Sur le fond, le juge a estimé que la mauvaise foi de la requérante n'était pas établie, l'administration n'ayant pas démontré qu'elle l'avait informée de son obligation déclarative. Cependant, le tribunal a rejeté la demande de remise gracieuse, considérant que la situation de précarité de Mme C n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise totale de sa dette, au regard des ressources et charges dont elle justifiait. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409225(TA38-2409225)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse A, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 25 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, dont l'illégalité n'était pas établie, ont également été validées.
N° TA38-2408172(TA38-2408172)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de M. E contestant le refus de la commission de médiation de l'Isère de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. En cours d'instance, la préfète a informé le tribunal que M. E avait finalement été reconnu prioritaire et devant être hébergé d'urgence, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a mis à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2202275(TA38-2202275)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. B, qui s'est blessé en chutant dans une sépulture voisine de celle de son épouse dans un cimetière communal. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la demande préalable d'indemnisation de M. B avait régularisé la requête en cours d'instance. Sur le fond, la responsabilité de la commune a été engagée sans faute, M. B étant considéré comme un tiers à l'ouvrage public constitué par la sépulture dégradée. La commune a été condamnée à indemniser M. B pour ses préjudices corporels, sur le fondement de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
N° TA38-2201097(TA38-2201097)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, gardien de la paix, qui contestait le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est de lui accorder un congé de longue maladie (CLM) pour un syndrome anxiodépressif. Le tribunal a jugé que la décision était compétente et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, car l'affection de Mme B ne présentait pas le caractère invalidant et de gravité confirmé requis par l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984. Il a également écarté la fin de non-recevoir du préfet concernant les conclusions à fin d'injonction.
N° TA38-2502246(TA38-2502246)
Désistement d’instance. Tribunal administratif de Grenoble. Le requérant, M. A, contestait le rejet implicite par la commission de médiation de l’Isère de sa demande d’hébergement d’urgence. Il s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2304258(TA38-2304258)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la pénalité administrative de 2 266 euros infligée à M. C par la présidente du conseil départemental de la Drôme le 28 avril 2023. Le tribunal a jugé que l'indu de revenu de solidarité active (RSA) résultait d'une erreur de calcul de l'administration, et non d'une fraude intentionnelle de M. C, ce qui ne justifiait pas l'amende. La décision s'appuie sur l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles, qui sanctionne les fausses déclarations ou omissions délibérées. Le département de la Drôme, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, a été réputé avoir acquiescé aux faits. La demande de remise gracieuse de l'indu n'a pas été tranchée dans cet extrait.
N° TA38-2204082(TA38-2204082)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral relatif au traitement de l'insalubrité d'un local. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. Par ordonnance du 12 mars 2025, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2502696(TA38-2502696)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour pour raisons médicales. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, notamment en l'absence de preuve que son état de santé nécessite des soins en France ou l'empêche de retourner dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2304307(TA38-2304307)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B contestant une décision du 29 novembre 2021 du président du conseil départemental de la Haute-Savoie confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 303,44 euros et une sanction de réduction puis suspension de l’allocation. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le département, considérant que le délai de recours avait été préservé par la demande d’aide juridictionnelle de M. B. Sur le fond, il a examiné les moyens relatifs au défaut de motivation, à l’erreur de fait concernant les démarches d’insertion et à la qualification de prêt parental pour la somme de 8 760 euros. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été jugée sur la base des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020.
N° TA38-2304308(TA38-2304308)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. B contestant le refus d’ouverture de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a d'abord précisé que la décision explicite de rejet du président du conseil départemental de la Haute-Savoie du 20 juillet 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale, redirigeant les conclusions de la requête contre cette nouvelle décision. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête de M. B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2304631(TA38-2304631)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation du refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 894,15 euros, notifié par la commission de remise de dette du département de la Haute-Savoie. Le juge a estimé que Mme B ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour bénéficier d’une remise, au sens de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, notamment en raison de ses ressources et de sa capacité à assumer deux logements. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par le département.
N° TA38-2410153(TA38-2410153)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère avait convoqué l'intéressé à deux reprises, rendant la demande d'injonction sans objet, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. En revanche, il a condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), sans appliquer les textes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au fond.