Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionREJETE

TA38-2501726(TA38-2501726)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B pour obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction de délivrance d'un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour, dont l'expiration menaçait son contrat d'apprentissage. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a convoqué le requérant à un rendez-vous le 17 mars 2025. Le juge des référés a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2202275(TA38-2202275)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. B, qui s'est blessé en chutant dans une sépulture voisine de celle de son épouse dans un cimetière communal. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la demande préalable d'indemnisation de M. B avait régularisé la requête en cours d'instance. Sur le fond, la responsabilité de la commune a été engagée sans faute, M. B étant considéré comme un tiers à l'ouvrage public constitué par la sépulture dégradée. La commune a été condamnée à indemniser M. B pour ses préjudices corporels, sur le fondement de la responsabilité du fait des ouvrages publics.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2201736(TA38-2201736)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme B, gardien de la paix, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 90 000 euros pour harcèlement moral et préjudices subis. La requérante invoquait divers faits (absence d'accompagnement médical, vidage de son bureau, critiques sur ses aménagements de travail, injonctions de reprise, mauvaise évaluation, contrôles médicaux) et un défaut de protection fonctionnelle. Le tribunal estime que les éléments produits ne permettent pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral, les faits étant insuffisamment établis ou justifiés par l'administration. En conséquence, les conclusions indemnitaires sont rejetées, de même que la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2501583(TA38-2501583)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Talco Languedoc. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du département de l'Isère d'attribuer un accord-cadre à un groupement concurrent, au motif que ce groupement aurait dû être exclu pour avoir obtenu des informations confidentielles lors d'un précédent marché. Le juge a considéré que l'exclusion prévue à l'article L.2141-8 du code de la commande publique n'est qu'une faculté pour le pouvoir adjudicateur et que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisamment précis pour justifier une telle exclusion. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2304258(TA38-2304258)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la pénalité administrative de 2 266 euros infligée à M. C par la présidente du conseil départemental de la Drôme le 28 avril 2023. Le tribunal a jugé que l'indu de revenu de solidarité active (RSA) résultait d'une erreur de calcul de l'administration, et non d'une fraude intentionnelle de M. C, ce qui ne justifiait pas l'amende. La décision s'appuie sur l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles, qui sanctionne les fausses déclarations ou omissions délibérées. Le département de la Drôme, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, a été réputé avoir acquiescé aux faits. La demande de remise gracieuse de l'indu n'a pas été tranchée dans cet extrait.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2205822(TA38-2205822)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, ressortissante nigériane, pour contester le refus de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil dans le cadre de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable, intervenue le 11 avril 2022, s'était substituée à la décision initiale du 18 janvier 2022. Il a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et le défaut d'entretien personnel, au regard des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision finale est attendue sur la base de ces textes.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2300003(TA38-2300003)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de la Savoie de ne lui accorder qu'une remise partielle de 124 euros sur un indu d'aide personnalisée au logement de 248 euros. La requérante sollicitait une remise totale de sa dette, invoquant sa situation financière précaire et le fait qu'elle n'était pas à l'origine de l'indu. Le juge a considéré que Mme B ne justifiait pas de sa précarité financière et que la seule circonstance qu'elle ne soit pas à l'origine de l'indu ne suffisait pas à lui accorder une remise gracieuse totale. La décision est fondée sur l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA38-2502246(TA38-2502246)

Désistement d’instance. Tribunal administratif de Grenoble. Le requérant, M. A, contestait le rejet implicite par la commission de médiation de l’Isère de sa demande d’hébergement d’urgence. Il s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2502453(TA38-2502453)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Savoie rejetant sa demande de prestation de compensation du handicap. Par une ordonnance du 12 mars 2025, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, en application de l’article 32 du décret du 27 février 2015.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2307865(TA38-2307865)

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme B pour la période du 6 juillet 2023 au 6 mars 2024, en réparation des troubles dans ses conditions d'existence résultant de la carence de l'administration à lui proposer un hébergement adapté, malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant comme prioritaire et urgente. La faute de l'État a été établie sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Cette somme inclut les intérêts légaux et est déduite d'une provision de 1 500 euros déjà versée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2307872(TA38-2307872)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. B pour le préjudice moral subi du fait de sa carence à lui proposer un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, en raison du non-respect du délai d'offre d'hébergement. Le tribunal a rejeté l'argument de la préfète selon lequel l'absence de sollicitation du 115 par le requérant déliait l'État de son obligation.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2308420(TA38-2308420)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du 19 octobre 2023 de la commission de médiation de la Savoie refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait des difficultés personnelles et financières, ainsi que des violences psychologiques, pour justifier sa demande. Le tribunal a estimé, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, que Mme B n'établissait pas se trouver dans l'une des situations prévues par ces dispositions (absence de logement, logement insalubre, suroccupation, handicap, etc.). En conséquence, la requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2205293(TA38-2205293)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. B, ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté du 29 mars 2022 par lequel la préfète de la Drôme a retiré sa carte de résident de 10 ans pour lui délivrer un titre de séjour temporaire d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant que le recours gracieux de M. B, reçu le 31 mai 2022, avait prorogé le délai de recours contentieux, rendant sa requête du 18 août 2022 recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué au motif qu'il était entaché d'une erreur de droit, la préfète s'étant fondée sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sans démontrer que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA38-2204082(TA38-2204082)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral relatif au traitement de l'insalubrité d'un local. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. Par ordonnance du 12 mars 2025, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement.

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DécisionPARTIEL

TA38-2300544(TA38-2300544)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, ressortissante nigériane, contestant la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de cesser ses conditions matérielles d'accueil à compter du 1er août 2022. Le tribunal a jugé que la décision explicite de cessation notifiée le 21 novembre 2022 ne pouvait pas avoir d'effet rétroactif au 1er août 2022, et a donc considéré que la requérante était fondée à attaquer la décision implicite initiale. La solution retenue est l'annulation de cette décision implicite, en application des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour défaut de motivation et de procédure contradictoire.

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DécisionREJETE

TA38-2501252(TA38-2501252)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai, l'interdiction de retour d'un an et l'assignation à résidence prises par la préfète de l'Isère. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), la communauté de vie avec sa compagne française étant très récente et sa présence en France mal établie. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant a été rejeté, l'intérêt de l'enfant à naître ne faisant pas obstacle à la mesure.

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OrdonnanceDESISTEMENT

TA38-2207227(TA38-2207227)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C épouse A pour contester un titre de recette émis par le CHU de Grenoble, relatif à des frais d’hospitalisation. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Le tribunal a constaté que la notification était régulière et a donc donné acte du désistement d’office de la requête.

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DécisionPARTIEL

TA38-2300726(TA38-2300726)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme B D, agent des finances publiques, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif et son placement en disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision de refus d'imputabilité était suffisamment motivée et que le lien de causalité direct et certain entre ses conditions de travail et sa pathologie n'était pas établi. Il a également considéré que la procédure de placement en disponibilité d'office était régulière et que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en l'absence de possibilité de reclassement. Les textes appliqués incluent la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et la loi du 11 janvier 1984 relative à la fonction publique de l'État.

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DécisionREJETE

TA38-2401114(TA38-2401114)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de l'Isère d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que les ressources du couple, bien que proches du SMIC, n’étaient pas stables en raison de la fin du contrat d’intérim du requérant et de la cessation d’activité prévisible de son épouse. Il a estimé que ce motif de refus était fondé sur l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et n’a pas retenu de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionREJETE

TA38-2402292(TA38-2402292)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de Mme C visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 669,21 euros. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, car ce dernier avait lui-même produit la décision attaquée. Sur le fond, le juge a estimé que la mauvaise foi de la requérante n'était pas établie, l'administration n'ayant pas démontré qu'elle l'avait informée de son obligation déclarative. Cependant, le tribunal a rejeté la demande de remise gracieuse, considérant que la situation de précarité de Mme C n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise totale de sa dette, au regard des ressources et charges dont elle justifiait. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et R. 412-1 du code de justice administrative.

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