Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2201182(TA38-2201182)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS Bureau Alpes Contrôles, qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2014. L'administration fiscale avait requalifié en acte anormal de gestion la cession à prix minoré de parts sociales à une société liée. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de l'appauvrissement de la société requérante, faute pour celle-ci de justifier d'une contrepartie ou d'une nécessité commerciale. La décision s'appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts.
N° TA38-2201183(TA38-2201183)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS Alter Horizon, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. Cette imposition résultait de la requalification par l'administration fiscale d'une cession d'actions comme une libéralité occulte, en raison d'un écart significatif entre le prix convenu et la valeur vénale des titres, dans un contexte de relations d'intérêts. Le tribunal a appliqué les articles 38 et 111 du code général des impôts, confirmant que la preuve de la distribution occulte était rapportée. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2201290(TA38-2201290)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCS NTR, qui contestait des rappels de TVA pour 2015-2017. La société, active dans la location de véhicules de luxe, n'a pas démontré la régularité de sa comptabilité, notamment en raison de l'absence de justificatifs pour certaines prestations et de factures incomplètes. Le tribunal a confirmé l'application du taux normal de TVA, jugeant que les prestations de location avec chauffeur n'étaient pas éligibles au taux intermédiaire de l'article 279 b quater du code général des impôts. Il a également rejeté les demandes d'exonération pour des prestations réalisées à l'étranger, faute de preuves suffisantes, et a validé les pénalités pour manquement délibéré.
N° TA38-2500509(TA38-2500509)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de Mme B épouse A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 14 mars 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2501909(TA38-2501909)
Litige individuel d'un maître contractuel de l'enseignement privé contestant la résiliation de son contrat de travail. Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 mars 2025, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Lyon, lieu d'affectation de l'agent.
N° TA38-2502708(TA38-2502708)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme C pour contester le délai tardif fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de leurs demandes d'asile. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile et à leur dignité, en raison de la privation des conditions matérielles d'accueil. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, les requérants n'établissant pas une situation de précarité particulière. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502752(TA38-2502752)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme C, ressortissante angolaise, et de son enfant dans un délai de trois jours. La juridiction a jugé que le délai de près de deux mois fixé pour cet enregistrement excédait manifestement le délai légal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce retard constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et à la dignité humaine, en privant la requérante des conditions matérielles d'accueil. L'urgence a été reconnue compte tenu de la situation de précarité de Mme C, sans ressources ni hébergement avec son enfant de 7 mois.
N° TA38-2502805(TA38-2502805)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante angolaise qui s'est vu imposer un délai de près de deux mois pour l'enregistrement de sa demande d'asile, en méconnaissance du délai légal maximal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a considéré que ce report excessif portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, une liberté fondamentale, et constituait une situation d'urgence. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Isère de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
N° TA38-2502804(TA38-2502804)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante congolaise se plaignant du délai de près de deux mois fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a considéré que ce délai excédait largement le maximum de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, une liberté fondamentale. Constatant l'urgence résultant de cette privation d'enregistrement, la solution retenue est l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et l'octroi des mesures demandées pour sauvegarder la liberté fondamentale du requérant.
N° TA38-2502401(TA38-2502401)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C épouse A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le rendez-vous sollicité, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a également condamné l'État à verser 600 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais de justice, sous réserve des conditions d'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502722(TA38-2502722)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, pour contester le délai de près de deux mois fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a rappelé que le droit d'asile est une liberté fondamentale et que l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impose un enregistrement sous trois jours ouvrés, porté à dix jours en cas d'afflux. Il a estimé que ce délai excessif constituait une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté, privant la requérante du bénéfice des conditions matérielles d'accueil et la plaçant dans une situation de vulnérabilité. En conséquence, le tribunal a ordonné à la préfète d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2502721(TA38-2502721)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante guinéenne contestant le délai de deux mois fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a rappelé que le droit d'asile est une liberté fondamentale et que l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impose un enregistrement sous trois jours ouvrés, porté à dix jours en cas d'afflux. Il a jugé que le délai excessif de près de deux mois constituait une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté, privant la requérante du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. En conséquence, le tribunal a ordonné à la préfète d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2201671(TA38-2201671)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017 et 2019. La requérante invoquait l'irrégularité de la procédure d'imposition en raison d'une notification de la proposition de rectification à une ancienne adresse. Le tribunal a jugé que l'administration avait envoyé l'acte à la dernière adresse connue, le changement de domicile n'ayant été signalé qu'après l'envoi, conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Les autres moyens, relatifs à la notification des rejets de réclamation et à une mise en demeure de payer, ont été écartés comme inopérants ou sans incidence sur le litige d'assiette.
N° TA38-2106368(TA38-2106368)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui demandait l'annulation de la délibération du 22 mars 2021 approuvant le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Four. La requérante contestait le reclassement de sa parcelle cadastrée section B n° 118 en zone agricole, estimant que cette modification, intervenue après l'enquête publique, n'en procédait pas et était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que ce changement de zonage, faisant suite aux avis défavorables de la préfecture et de la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, ainsi qu'à la réserve du syndicat mixte du SCoT, procédait bien de l'enquête publique au sens de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le classement en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la nécessité de limiter la consommation d'espaces agricoles.
N° TA38-2201600(TA38-2201600)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme C contre le refus de permis de construire une maison individuelle à Génissieux. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté n'était pas fondé. Sur le fond, il a estimé que le projet, par son implantation et son aspect, ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants, contrairement à ce qu'avait retenu le maire. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté de refus du 21 février 2022 et a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois, en application des articles L. 600-4-1 du code de l'urbanisme et L. 911-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2202538(TA38-2202538)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 3 mars 2022 par lequel le maire de Grenoble s'est opposé à la déclaration préalable de travaux pour un relais de téléphonie mobile. Le tribunal juge que le motif de refus tiré de l'absence de transmission du dossier d'information prévu à l'article L. 34-9-1 du code des postes et communications électroniques est illégal, car ces dispositions ne sont pas applicables à l'instruction des autorisations d'urbanisme. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté d'opposition, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2502747(TA38-2502747)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la Préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour, invoquant une atteinte grave à sa liberté de travailler et à sa vie privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à cette procédure d'exception, n'était pas remplie, la requérante pouvant saisir le juge des référés sur un autre fondement (article L. 521-3). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2500275(TA38-2500275)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B A, qui contestait le refus de la commission de médiation de l'Isère de lui octroyer un hébergement. Ce désistement est intervenu après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension, faute de moyen sérieux, et que M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA38-2501135(TA38-2501135)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne une demande d’hébergement d’urgence formée par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l’Isère le 17 octobre 2024. Le juge, statuant sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constate que la préfète n’a pas proposé d’hébergement à l’intéressée. En conséquence, il ordonne à l’État d’accueillir Mme B dans une structure adaptée à ses besoins, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours.
N° TA38-2305368(TA38-2305368)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Montélimar à l'office public de l'habitat Drôme Aménagement Habitat pour un immeuble de 18 logements seniors. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car il n'a pas démontré en quoi le projet affecterait directement ses conditions d'occupation ou de jouissance de son bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.