Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500704(TA38-2500704)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l’association Enfance et Famille B -EFA38, qui demandait au juge de se prononcer sur le respect des textes relatifs à la nomination des membres des conseils de famille des pupilles de l’État et d’adresser des injonctions à la préfecture de l’Isère. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut être saisi que de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à une indemnisation, et qu’il n’entre pas dans son office d’adresser des injonctions ou de rendre des déclarations de droit en dehors des cas prévus par la loi. La requête ne contenant aucune demande d’annulation d’une décision précise, elle a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2501243(TA38-2501243)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Évian-les-Bains en désignant un expert pour examiner un immeuble situé au 77 Impasse du Clou. Cette décision, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater les désordres et l'état des bâtiments mitoyens afin de déterminer s'il existe un péril imminent. L'expert devra proposer des mesures de nature à assurer la sécurité publique et celle des occupants, et remettre son rapport sous cinq jours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501170(TA38-2501170)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme E, accompagnée de son fils mineur, pour obtenir l’enregistrement de leur demande d’asile. La requérante soutenait que le délai d’enregistrement fixé au 1er avril 2025, soit près de deux mois après sa présentation, méconnaissait le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l’article L. 521-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d’asile, à la dignité humaine et à l’intérêt supérieur de l’enfant. Le tribunal a jugé que ce retard, non justifié par des difficultés conjoncturelles, constituait une atteinte grave à une liberté fondamentale, compte tenu de la vulnérabilité de la famille sans ressource ni hébergement. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l’Isère d’enregistrer la demande d’asile dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406842(TA38-2406842)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation et que la procédure n'avait pas méconnu le droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406841(TA38-2406841)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 5 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressée. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination, qui n'étaient pas illégales par voie de conséquence, ont également été validées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501209(TA38-2501209)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme C, ressortissante angolaise accompagnée de sa fille mineure, dans un délai de trois jours. Le juge a estimé que le délai de près de deux mois fixé pour l'enregistrement excédait les délais légaux prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Cette situation d'urgence était caractérisée par la vulnérabilité de la requérante, sans ressources ni hébergement, et enceinte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501210(TA38-2501210)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait à se voir octroyer un hébergement d'urgence sous astreinte. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de produire des pièces probantes démontrant qu'il était sans solution d'hébergement et dormait dans la rue depuis son arrivée en France. La demande a été jugée manifestement mal fondée, ce qui a conduit à son rejet sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n'a été appliqué.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409164(TA38-2409164)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la durée de séjour de deux ans, le caractère récent du mariage et de la naissance du dernier enfant, ainsi que les attaches familiales conservées en Algérie, ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision a été jugée conforme aux stipulations conventionnelles et à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202588(TA38-2202588)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) était saisi par Mme A, ressortissante nigériane, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus oral d’un agent préfectoral (4 janvier 2022) d’enregistrer sa demande d’autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (parent d’enfant étranger malade). En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à Mme A une autorisation provisoire de séjour de six mois le 5 novembre 2024. Le tribunal a constaté que cette délivrance, conférant les mêmes droits que ceux sollicités, rendait sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et a donc prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501172(TA38-2501172)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme B C, ressortissante angolaise, dans un délai de trois jours ouvrés. Le juge a considéré que le délai de convocation fixé au 31 mars 2025, excédant le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, en privant la requérante sans ressource ni hébergement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. L'ordonnance a également mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406180(TA38-2406180)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait la décision du jury de BUT Informatique de l'IUT de Valence refusant la validation de sa 3ème année. Le tribunal a rappelé que l'appréciation des compétences et aptitudes d'un candidat relève de la compétence souveraine du jury et échappe au contrôle du juge administratif. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500607(TA38-2500607)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. C visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La juridiction a constaté que la préfète de l'Isère avait déjà délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 mars 2025, constituant un document provisoire de séjour équivalent à un récépissé, rendant sans objet cette partie de la demande. Concernant la demande d'injonction de renouvellement du titre de séjour, le juge des référés a rappelé qu'il ne peut ordonner que des mesures provisoires, et non une décision définitive, en application de l'article L. 511-1 du même code, et a donc rejeté cette conclusion. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500606(TA38-2500606)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 31 janvier 2025. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du 7 février 2025, il a donné acte du désistement et rejeté les conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2410400(TA38-2410400)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a examiné une demande d'exécution d'une précédente ordonnance du 12 août 2024. Cette ordonnance avait suspendu le refus implicite de titre de séjour opposé à Mme A et enjoint au préfet de réexaminer sa situation. Le tribunal a constaté que si une attestation de prolongation d'instruction avait été délivrée, le préfet n'avait pas procédé au réexamen complet par une décision expresse, constituant une inexécution partielle. Pour assurer l'exécution, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de la préfète de l'Isère, passé un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409300(TA38-2409300)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. B et Mme A, ressortissants albanais, contre des arrêtés du préfet de la Savoie leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur des actes, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions contestées ont été maintenues, sans injonction ni frais mis à la charge de l'État.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2200206(TA38-2200206)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 27 août 2021 par laquelle le préfet de l'Isère avait suspendu à titre conservatoire l'habilitation de la SARL Sert Autos à intervenir sur le système d'immatriculation des véhicules. La suspension, considérée comme une mesure de police, était soumise à l'obligation de motivation prévue par l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La décision attaquée ne mentionnait ni les textes applicables (code de la route, arrêté du 9 février 2009) ni les motifs de droit, ce qui a conduit à son annulation pour défaut de motivation. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2409752(TA38-2409752)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour assurer l'exécution d'un jugement du 31 décembre 2023 enjoignant au préfet de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence de 10 ans. M. A s'est désisté de ses conclusions en exécution après avoir obtenu une carte de résident valable jusqu'en 2033. Le tribunal a donné acte de ce désistement et condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501197(TA38-2501197)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la reconnaissance de ses droits acquis en vue d’une reconversion professionnelle au sein du Centre Hospitalier Alpes Leman. La juridiction a jugé que ces conclusions en déclaration de droit étaient irrecevables, car le juge administratif ne peut se substituer à l’administration. La requête ne contenait ni demande d’annulation d’une décision administrative, ni conclusions indemnitaires, ni moyens de droit, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2300788(TA38-2300788)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A qui contestait la décision du président du conseil départemental de la Haute-Savoie lui accordant une remise partielle de son indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 049,50 euros. La requérante sollicitait une remise totale de sa dette, invoquant sa situation financière précaire et son incompréhension de l’origine de l’indu. Le tribunal a estimé que l’indu résultait de la prise en compte de ressources non déclarées, conformément aux articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles. Il a jugé que la bonne foi de Mme A n’était pas établie, car elle n’avait pas fourni les justificatifs nécessaires malgré les demandes de la caisse d’allocations familiales, et que sa situation de précarité avait déjà été prise en compte par la remise partielle accordée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500242(TA38-2500242)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a convoqué l’intéressée à un rendez-vous, rendant la demande sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA