Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2404673(TA38-2404673)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction, après que le requérant a indiqué ne plus les maintenir. La requête portait sur le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2300850(TA38-2300850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, qui contestait un titre de recette émis pour le remboursement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 249,98 euros. Le tribunal a jugé que l’indu était fondé, car la requérante n’avait pas déclaré des aides financières reçues d’un ami, considérées comme des ressources au sens des articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles. Il a estimé que l’absence d’intention frauduleuse était sans incidence sur le bien-fondé de la créance, et que la bonne foi de l’intéressée ne pouvait justifier une annulation du titre exécutoire. La solution retenue confirme la légalité du recouvrement de l’indu, sans remise gracieuse.
N° TA38-2500915(TA38-2500915)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 5 octobre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a prolongé de trois ans l'interdiction de retour sur le territoire français de M. A se disant Yousfi, portant la durée totale à six ans. Le juge estime que les faits reprochés au requérant, non suivis de poursuites pénales, ne caractérisent pas une menace grave pour l'ordre public justifiant un dépassement du plafond légal de cinq ans prévu à l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est ainsi entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2301015(TA38-2301015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui ouvrir des droits au revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que le refus était légal, car M. A n'avait pas justifié avoir fait valoir ses droits à une pension alimentaire auprès de son père, comme l'exige l'article L. 262-10 du code de l'action sociale et des familles combiné à l'article 371-2 du code civil. Les ressources du père, bien qu'invoquées comme insuffisantes par le requérant, ne dispensaient pas M. A de cette obligation préalable. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA38-2301639(TA38-2301639)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B contestant les décisions de la CAF de l'Isère qui ne lui accordaient qu'une remise partielle de dettes pour des indus de prime d'activité et d'allocation de logement sociale. La requérante invoquait une erreur de son compagnon et son incapacité à rembourser. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 842-3, L. 842-4, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les articles R. 822-2 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2301694(TA38-2301694)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant une amende administrative de 2 000 euros infligée par le département de la Drôme pour fraude au revenu de solidarité active (RSA). Le requérant, qui ne contestait pas le bien-fondé de l'indu de 19 942,04 euros ni son origine frauduleuse, invoquait uniquement sa précarité financière. Le tribunal a jugé ce moyen insuffisant pour remettre en cause la décision, fondée sur les articles L. 262-52 et L. 132-1 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge de l'amende.
N° TA38-2301968(TA38-2301968)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie de lui accorder la remise gracieuse d’indu d’aide personnalisée au logement, de prime d’activité et d’aide exceptionnelle de solidarité. Le tribunal a considéré que la requérante, qui se bornait à invoquer sa bonne foi et sa précarité, n’apportait aucun élément de nature à établir le bien-fondé de sa demande de remise de dette. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale (articles L. 842-3, L. 842-4, L. 845-3) et du code de la construction et de l’habitation (articles L. 823-1, R. 823-4).
N° TA38-2302037(TA38-2302037)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné l'opposition de Mme A à une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) et de prime d’activité. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu d’APL, arguant que sa vie maritale n’avait débuté qu’en mai 2019 et non en octobre 2017 comme déclaré. Le tribunal a jugé irrecevables les moyens contestant le bien-fondé de l’indu d’APL, faute pour Mme A d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation et R. 142-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2303112(TA38-2303112)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé un titre de séjour à Mme E, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la situation exceptionnelle de la requérante, qui assiste son époux lourdement handicapé. Il a enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 900 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA38-2303704(TA38-2303704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A contestant la décision de la CAF de la Drôme du 25 mai 2023, qui lui notifiait un avertissement et une amende administrative pour fausses déclarations ayant généré un indu de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision de récupération de l'indu de RSA, faute pour la requérante d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2409604(TA38-2409604)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait le réexamen de sa demande de bourse de collège pour son enfant pour l’année 2024-2025. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas l’exposé des conclusions exigé par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 4ème chambre a prononcé le rejet par ordonnance, sans invitation préalable à régulariser.
N° TA38-2500396(TA38-2500396)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction avec droit au travail. La juridiction a constaté que la préfète de l'Isère avait déjà délivré une attestation de décision favorable et qu'une carte de séjour temporaire allait être prochainement remise à l'intéressé, rendant ainsi sa demande d'injonction sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. Toutefois, il a condamné l'État à verser à M. A une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501197(TA38-2501197)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la reconnaissance de ses droits acquis en vue d’une reconversion professionnelle au sein du Centre Hospitalier Alpes Leman. La juridiction a jugé que ces conclusions en déclaration de droit étaient irrecevables, car le juge administratif ne peut se substituer à l’administration. La requête ne contenait ni demande d’annulation d’une décision administrative, ni conclusions indemnitaires, ni moyens de droit, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA38-2006283(TA38-2006283)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant britannique, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des procédures de reconnaissance des qualifications professionnelles prévues par la directive 2005/36/CE et le code du sport. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le préfet avait légalement pu estimer que la qualification britannique de M. A présentait une différence substantielle avec le diplôme français requis, justifiant l'obligation de se soumettre à une épreuve d'aptitude. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du sport et de la directive 2005/36/CE, sans faire droit aux conclusions indemnitaires pour préjudice moral et économique.
N° TA38-2207466(TA38-2207466)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 février 2025, a pris acte du désistement pur et simple de M. A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2501067(TA38-2501067)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la commune de Valence sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune demandait une expertise préventive pour constater l'état des immeubles avoisinants avant des travaux d'aménagement d'un escalier monumental et d'un jardin près de la cathédrale. Le juge a fait droit à cette demande, jugeant l'expertise utile, et a désigné un expert avec une mission de constat. En revanche, il a rejeté les conclusions de la commune visant à être autorisée à faire exécuter des travaux de protection sous le contrôle de l'expert, estimant que cela ne relève pas de sa compétence en référé.
N° TA38-2207162(TA38-2207162)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme et MM. H, qui demandaient l'annulation d'un arrêté d'alignement individuel pris par le maire de Beaucroissant. La juridiction a jugé que l'arrêté, qui constatait la limite de la voie publique au droit de la parcelle voisine, n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, la bande de terre séparant la propriété des requérants de la chaussée ne pouvant être regardée comme affectée à l'usage du public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 111-1 et L. 112-1 du code de la voirie routière, qui définissent le domaine public routier et la procédure d'alignement.
N° TA38-2207063(TA38-2207063)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association de l'école démocratique "Ma voie" demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 septembre 2022 ordonnant la fermeture définitive de son établissement scolaire privé hors contrat. Le tribunal a jugé que la procédure de mise en demeure prévue à l'article L. 442-2 du code de l'éducation avait été régulièrement suivie et que les manquements constatés, notamment l'insuffisance de l'enseignement ne permettant pas l'acquisition du socle commun de connaissances, justifiaient la fermeture. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la liberté de l'enseignement, de l'intérêt supérieur de l'enfant et du défaut de motivation de l'arrêté. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale fondée sur les dispositions du code de l'éducation.
N° TA38-2500599(TA38-2500599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 février 2025, a pris acte du désistement pur et simple de M. A B de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui communiquer des mandats de paiement. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement.
N° TA38-2501059(TA38-2501059)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. A B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère d'examiner sa demande de titre de séjour déposée le 15 décembre 2023. Le juge constate que le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de sa demande et n'a exposé aucun moyen de droit permettant d'apprécier l'urgence ou l'utilité de la mesure sollicitée, en méconnaissance des articles L. 521-3 et R. 411-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.