Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 659/1714

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410058(TA38-2410058)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d’une demande de titre de séjour, constate que la préfète de l’Isère a délivré un titre de séjour au requérant après l’introduction de la requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Le tribunal admet provisoirement le requérant à l’aide juridictionnelle sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991, mais rejette les conclusions de son avocat tendant à l’application de l’article 37 de cette même loi.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500693(TA38-2500693)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, rejette la requête de la société Numericarchive. Celle-ci contestait le rejet de son offre dans le cadre d'un marché public de fournitures informatiques passé par la communauté d'agglomération Grand Lac. Le juge constate que le contrat a été signé le 21 janvier 2025 avant l'introduction du recours, ce qui le prive de compétence pour statuer. La requête est donc irrecevable, les pouvoirs du juge des référés précontractuels cessant après la signature du contrat.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501048(TA38-2501048)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande d'une mère de quatre enfants mineurs, sans abri et sans ressources, d'obtenir un hébergement d'urgence. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la préfète de l'Isère n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en raison de la saturation avérée des capacités d'hébergement d'urgence dans le département. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, mais considère que l'administration a démontré son impossibilité matérielle à satisfaire la demande.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2408379(TA38-2408379)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 2 000 euros à M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 15 février 2024, n'a pas reçu de proposition dans le délai légal de six semaines, constituant une carence fautive. Le juge a estimé que cette faute a causé des troubles dans ses conditions d'existence, justifiant l'indemnisation, tout en minorant la somme demandée (2 350 euros) en raison de la situation irrégulière de l'intéressé sur le territoire. La décision applique l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500263(TA38-2500263)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de procès.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500880(TA38-2500880)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a modifié son ordonnance du 5 décembre 2024 qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer la situation de M. C A. Constatant l'absence d'exécution de cette injonction et l'absence de justification valable de la préfecture, le juge a assorti l'injonction d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, passé un délai d'un mois. Cette décision se fonde sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet de modifier les mesures ordonnées en référé en cas d'élément nouveau.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500780(TA38-2500780)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D. Celui-ci demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour, en raison de l'expiration de son récépissé de demande de renouvellement. Le tribunal constate que le silence gardé pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement, introduite en mars 2024, a fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision implicite fait obstacle à l'utilisation de la procédure d'urgence de l'article L. 521-3, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500358(TA38-2500358)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère a délivré une attestation de prolongation d'instruction. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de procès.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500605(TA38-2500605)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés a constaté qu'un rendez-vous avait été accordé par le préfet de l'Isère postérieurement à l'introduction de la requête, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'Etat a été condamné à verser une somme de 600 euros à l'avocat de M. B, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500856(TA38-2500856)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 5 février 2025, concerne un litige portant sur une décision du préfet de la Savoie interdisant à M. A de circuler sur le territoire français pour un an. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du recours en excès de pouvoir. Il constate qu'à la date de la décision attaquée, M. A résidait à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, compétent pour connaître du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementREJETE

TA38-2500894(TA38-2500894)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande de liquidation d'astreinte pour inexécution d'une précédente ordonnance du 8 novembre 2024. Cette ordonnance avait suspendu une décision implicite de rejet de regroupement familial et enjoint au préfet de l'Isère de statuer à nouveau sous astreinte. Le préfet ayant finalement accueilli favorablement la demande le 5 février 2025, le juge a constaté une exécution tardive mais n'a pas procédé à la liquidation de l'astreinte, estimant qu'il n'y avait pas lieu de le faire dans les circonstances de l'espèce. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105648(TA38-2105648)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire d’Arbusigny. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2408950(TA38-2408950)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire pour déterminer les causes et l’étendue des préjudices subis par M. G à la suite de sept interventions chirurgicales réalisées en 2020 et 2021 au centre hospitalier de Sallanches. Cette mesure a été jugée utile car les expertises amiables antérieures étaient contradictoires, notamment sur la date de consolidation de l’état de santé. En revanche, la demande de provision de 30 000 euros a été rejetée, l’obligation de l’hôpital n’étant pas suffisamment établie en l’état. La décision s’appuie sur les articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2406450(TA38-2406450)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet de l'Isère avait obligé un ressortissant roumain à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation d'un an. La décision est fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. Le tribunal juge qu'une simple interpellation pour recel de bien volé, sans précision sur la suite de la procédure, ne suffit pas à caractériser une telle menace. En conséquence, l'arrêté préfectoral est annulé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500611(TA38-2500611)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande, le préfet ayant accordé un rendez-vous après l'introduction de la requête. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé assorti d'une autorisation de travail a été rejetée, car cette délivrance est subordonnée au caractère complet du dossier, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2500993(TA38-2500993)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l’annulation d’une décision implicite de rejet du Conseil national des activités privées de sécurité. Le tribunal a constaté que le courrier du 30 septembre 2024 invoqué par le requérant n’était qu’un accusé de réception de son recours gracieux, et non une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. Aucune décision implicite de rejet n’était née à cette date. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 351-4 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409501(TA38-2409501)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A afin d'obtenir une injonction pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé pour déposer sa demande, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet. Les demandes d'indemnisation du préjudice financier et de frais irrépétibles ont été rejetées, la première étant irrecevable car relevant d'une action en responsabilité et non des frais de procédure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500322(TA38-2500322)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme D A C, qui avait introduit un recours pour excès de pouvoir. La préfète de l'Isère avait conclu au non-lieu à statuer, la requérante disposant d’un récépissé valable. Le juge des référés a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, rendu par ordonnance le 5 février 2025. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407382(TA38-2407382)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 8 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de séjour en France et de la persistance d'attaches familiales en Côte d'Ivoire. La décision n'a pas non plus été considérée comme entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2500307(TA38-2500307)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A C d'une demande de modification des injonctions prononcées le 2 octobre 2024. Le requérant soutenait que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté l'injonction de lui délivrer un titre de séjour provisoire. La préfète, bien qu'ayant convoqué M. C pour un récépissé, n'a pas justifié de la délivrance du titre de séjour provisoire ordonné. Constatant ce défaut d'exécution constituant un élément nouveau, le juge a modifié l'injonction initiale, en accordant un délai de quinze jours à la préfète pour délivrer le titre de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-4 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA