Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2301078(TA38-2301078)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Drôme avait confirmé la radiation de M. C du dispositif du revenu de solidarité active (RSA). Le juge a considéré que le département, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, notamment l'absence d'application d'un abattement de 13 % sur ses revenus. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles et R. 612-6 du code de justice administrative.
N° TA38-2304438(TA38-2304438)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 164,67 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière, mais le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas une situation de précarité justifiant une remise, malgré sa bonne foi non contestée. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fraude. Le juge a relevé que les revenus du foyer (30 315 euros annuels) ne démontraient pas de précarité, faute de justificatifs de charges. En conséquence, la demande de remise totale ou partielle a été rejetée.
N° TA38-2410226(TA38-2410226)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir la délivrance d’un permis de conduire. En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa demande. Par une ordonnance du 4 février 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2304305(TA38-2304305)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C, fonctionnaire de l'éducation nationale, contestant trois arrêtés ministériels successifs (9 mai 2023, 19 octobre 2023 et 6 mars 2024) prononçant sa radiation des cadres et son admission à la retraite pour invalidité. La requérante soutenait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une erreur sur le caractère définitif de son inaptitude et l'absence de reclassement préalable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les arrêtés étaient légaux et que la requête était devenue sans objet pour partie. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite et des dispositions du code de la fonction publique relatives à l'inaptitude définitive.
N° TA38-2501100(TA38-2501100)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'invoquait aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale et ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La solution retenue s'appuie sur les conditions cumulatives de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, que le requérant ne remplissait pas.
N° TA38-2304547(TA38-2304547)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C D, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 6 660 euros pour carence fautive dans l’exécution d’une décision de la commission de médiation de l’Isère lui reconnaissant un droit à un hébergement prioritaire et urgent. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l’État n’était pas engagée, faute pour le requérant d’avoir établi un préjudice résultant de troubles dans ses conditions d’existence, notamment en raison de l’absence de justificatifs suffisants sur sa situation après la décision de la commission. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2501109(TA38-2501109)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait, en urgence, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, malgré sa situation de précarité. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA38-2410389(TA38-2410389)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. En défense, la préfète de l'Isère a produit un mémoire établissant que l'intéressée s'est vu remettre un titre de séjour valable dix ans le 21 janvier 2025. La juge des référés a constaté que la demande était devenue sans objet, les conclusions de la requête ayant été satisfaites, et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2501000(TA38-2501000)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C contestant un refus d’acquisition de la nationalité française. Le juge a estimé que la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative était irrecevable, faute pour le requérant de produire la décision contestée et un recours en annulation distinct. La demande de mesure utile sur le fondement de l’article L. 521-3 a également été rejetée, car elle aurait fait obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus. En conséquence, l’ordonnance rejette l’intégralité de la requête.
N° TA38-2500432(TA38-2500432)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de M. et Mme D concernant le refus d’autorisation d’instruction en famille pour leurs enfants. Les requérants n’ont pas démontré l’urgence, faute de preuve d’un danger pour l’équilibre psychologique des enfants en cas de scolarisation, et la rentrée scolaire pouvait être préparée depuis juin 2024. L’ordonnance s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2408483(TA38-2408483)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E, qui impute au centre hospitalier de Bourg-Saint-Maurice des conséquences dommageables d’une opération du genou du 14 janvier 2022. Le juge a estimé la mesure utile, malgré une précédente expertise non contradictoire réalisée pour la commission de conciliation et d’indemnisation, afin de déterminer l’état de santé consolidé de la patiente et la part de responsabilité de l’établissement. L’expert devra notamment évaluer les préjudices subis et distinguer la part imputable au centre hospitalier des autres causes. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501072(TA38-2501072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté de communes de Bièvre-Est en désignant un expert pour examiner un immeuble situé à Burcin présentant un danger. Cette décision, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ordonne une expertise dans un délai de 24 heures pour constater les désordres, évaluer le péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra déposer son rapport sous cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement par le tribunal.
N° TA38-2203617(TA38-2203617)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la commune de Saint-Gervais, qui sollicitait la condamnation de la société Engie Energie Services pour des dommages causés à des œuvres d'art exposées dans le musée de Saint-Nicolas de Véroce. La commune invoquait un manquement contractuel à l'obligation de maintien d'une température de 19°C, prévue par le contrat d'entretien des installations de chauffage. Le tribunal a jugé que la régulation de l'hygrométrie et la maintenance de la centrale de traitement d'air ne faisaient pas partie des obligations contractuelles de la société Engie. En l'absence de lien de causalité établi entre les variations de température et les dégradations, la responsabilité contractuelle de la société n'a pas été retenue.
N° TA38-2408736(TA38-2408736)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. B par le Centre Hospitalier Universitaire Régional de Grenoble-Alpes suite à une chute survenue le 5 mai 2024. Le requérant alléguait une infection de la cheville plâtrée, constatée le 13 mai 2024. Le juge a estimé la demande utile, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'éclairer un éventuel futur jugement au fond sur la qualité des soins. La mission de l'expert inclut l'examen des documents médicaux et l'évaluation de l'origine des préjudices allégués.
N° TA38-2500159(TA38-2500159)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision du CNAPS refusant de lui délivrer une carte professionnelle. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de l'examen de moralité et l'erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, de même que les conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais de procès.
N° TA38-2500306(TA38-2500306)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme D de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. La requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. L'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
N° TA38-2500164(TA38-2500164)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte à M. C du désistement de ses conclusions fondées sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, après que la préfète de l'Isère a convoqué l'intéressé pour lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En conséquence, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction sous astreinte. Il a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à M. C au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2500168(TA38-2500168)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte à M. B du désistement de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Le juge a prononcé l’admission provisoire de l’intéressé à l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Cette décision fait suite à la convocation du requérant par la préfète de l’Isère pour la prise de ses empreintes, dans le cadre du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2500801(TA38-2500801)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 20 janvier 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation du droit au travail et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et que le requérant, en situation irrégulière, ne pouvait se prévaloir d'un droit au travail. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et la Constitution.
N° TA38-2500185(TA38-2500185)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Evian-les-Bains licenciant Mme B, agent contractuel stagiaire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et l'insuffisance de motivation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.