Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2404319(TA38-2404319)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir une injonction de convocation en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal constate que M. A a été convoqué le 3 juillet 2024, rendant sans objet sa demande d'injonction. Il rejette le surplus des conclusions, estimant que le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour ne peut être contesté dans le cadre de ce référé, car cela ferait obstacle à une décision administrative. Les demandes de frais de justice sont également rejetées.
N° TA38-2305218(TA38-2305218)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D contestant la décision du 25 mai 2023 de la commission de médiation de l'Isère refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'une irrégularité de composition de la commission était dépourvu de précisions suffisantes. Il a également jugé que les autres moyens, notamment ceux fondés sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2305028(TA38-2305028)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B C contestant deux indus de prime d'activité (1 432,86 € pour la période d'août 2020 à avril 2022 et 63,18 € pour janvier 2022). Le requérant soutenait ne pas avoir été informé de l'obligation de déclarer ses avantages en nature. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 842-4 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale, les avantages en nature constituent des ressources à déclarer pour le calcul de la prime d'activité, et que leur omission justifiait le bien-fondé des indus réclamés par la CAF de l'Isère.
N° TA38-2304801(TA38-2304801)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble concerne le recours de M. B C contre le rejet par la commission de médiation de la Haute-Savoie de sa demande de logement prioritaire et urgent. Le tribunal, statuant en juge unique, interprète les conclusions dirigées contre le rejet du recours gracieux comme étant également dirigées contre la décision initiale du 23 février 2023. Il examine le moyen tiré de l’insalubrité du logement actuel au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a rejeté la requête.
N° TA38-2304798(TA38-2304798)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C contestant un indu de prestations sociales de 16 069,75 euros notifié par la CAF de la Haute-Savoie, incluant le revenu de solidarité active (RSA), la prime d'activité et des aides exceptionnelles. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, un défaut de motivation et contestait le bien-fondé de l'indu, niant l'existence d'une vie maritale non déclarée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles.
N° TA38-2304636(TA38-2304636)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme B visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) et de prime d’activité. Concernant les indus notifiés en mai 2022, le tribunal a constaté qu’ils étaient déjà soldés, rendant sans objet les conclusions de la requérante. Pour l’indu d’APL notifié en avril 2023, d’un montant résiduel de 1 263,78 euros, Mme B n’a pas démontré sa bonne foi ni sa précarité, se contentant d’affirmations générales. En application des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal a rejeté la requête.
N° TA38-2304635(TA38-2304635)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a accordé une remise gracieuse partielle de 50 % à Mme D sur un indu d’aide personnalisée au logement de 1 779,16 euros, ramenant sa dette à 889,58 euros. L’indu résultait de l’omission de déclaration d’une pension alimentaire, mais cette omission n’a pas été jugée constitutive d’une fausse déclaration. Le tribunal a retenu la situation de précarité de la requérante, justifiée par ses faibles revenus (1 120,41 euros par mois) et ses charges de logement. La décision s’appuie sur l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2304630(TA38-2304630)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contestant une décision de la caisse d’allocations familiales de la Savoie du 19 juin 2023, qui lui accordait une remise gracieuse partielle de 736,25 euros sur une dette d’aide personnalisée au logement de 1 472,49 euros, et demandant une remise totale. En défense, la caisse a fait valoir que la dette était entièrement soldée. Le tribunal a constaté que l’indu avait été intégralement remboursé par des retenues sur prestations, rendant la requête sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de la demande, sur le fondement des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
N° TA38-2405266(TA38-2405266)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. M. A s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 500 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2405233(TA38-2405233)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 3 février 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé que le préfet avait finalement accordé à Mme B un titre de séjour valable du 17 juillet 2024 au 16 juillet 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ont été rejetées. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408818(TA38-2408818)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du préfet de l’Isère d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que M. A n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, le requérant est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 3 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2404086(TA38-2404086)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 3 février 2025, du désistement pur et simple de la société Skidata de son recours en excès de pouvoir. Cette requête visait à obtenir l'annulation de la délibération n°36-2024 du 28 mars 2024 par laquelle la communauté de communes Cœur de Savoie avait instauré un plan de mobilité simplifié. Le tribunal, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que ce désistement ne soulevait plus de litige et en a donné acte, sans statuer sur les dépens.
N° TA38-2404084(TA38-2404084)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 3 février 2025, a pris acte du désistement pur et simple de la société Henri Raffin groupe Arpitan de son recours en excès de pouvoir. Cette requête visait à l'annulation de la délibération n°36-2024 du 28 mars 2024 par laquelle la communauté de communes Cœur de Savoie a instauré un plan de mobilité simplifié. Le tribunal, se fondant sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que le désistement était pur et simple et qu'aucune autre question ne restait à juger. En conséquence, il a donné acte du désistement sans faire droit à la demande de frais irrépétibles.
N° TA38-2403971(TA38-2403971)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Quick gestion d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Martin-d’Hères du 15 avril 2024 faisant opposition à sa déclaration préalable de travaux. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 3 décembre 2024, désistement pur et simple dont la commune a demandé acte. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre donne acte de ce désistement par ordonnance du 3 février 2025. Aucune condamnation au titre de l’article L. 761-1 du même code n’est prononcée.
N° TA38-2402831(TA38-2402831)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 3 février 2025, a rejeté la requête de M. et Mme C et de Mme F contestant une facture de 1 065 euros pour des frais de secours sur pistes de ski. Le tribunal a jugé que l'exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, et que les litiges entre ce service et ses usagers relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, non de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, en application des articles L. 2321-1 et L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2402283(TA38-2402283)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus oral du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le requérant, admis à l'aide juridictionnelle totale, a maintenu uniquement ses conclusions au titre des frais de justice. Le tribunal a rejeté ces conclusions, estimant qu'il n'y avait pas lieu de condamner l'État au versement de frais à son avocate. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2404103(TA38-2404103)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Henri Raffin groupe Arpitan d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’une délibération de la communauté de communes Cœur de Savoie instaurant la taxe mobilité. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 13 janvier 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par ordonnance. Aucune condamnation au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée.
N° TA38-2401975(TA38-2401975)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis d’aménager délivré par le maire de Sablons, constate que ce permis a été retiré par un arrêté du 23 juillet 2024, postérieur à l’introduction de la requête. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Les demandes de frais de justice présentées par les requérants sont rejetées. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500711(TA38-2500711)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 13 janvier 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, estimant que l’arrêté, bien qu’erroné sur le visa, était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a jugé que la mesure, qui n’avait ni pour objet ni pour effet de séparer le requérant de sa famille, ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l’enfant. Enfin, le tribunal a considéré que la prolongation n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, l’éloignement n’ayant pu être exécuté dans le délai initial.
N° TA38-2408633(TA38-2408633)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester un arrêté municipal modifiant des emplacements "arrêt minute" à Saint-Etienne de Cuines. Par un courrier du 20 décembre 2024, le requérant a déclaré renoncer à sa requête, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 février 2025. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige, le désistement étant accepté sans opposition.