Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2404319(TA38-2404319)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir une injonction de convocation en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal constate que M. A a été convoqué le 3 juillet 2024, rendant sans objet sa demande d'injonction. Il rejette le surplus des conclusions, estimant que le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour ne peut être contesté dans le cadre de ce référé, car cela ferait obstacle à une décision administrative. Les demandes de frais de justice sont également rejetées.
N° TA38-2500250(TA38-2500250)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de la préfète de l’Isère pour inexécution d’une précédente ordonnance. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de réexaminer la situation de Mme B et de lui délivrer une attestation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Constatant que l’administration n’a exécuté l’injonction que le 17 janvier 2025, soit avec un retard de 30 jours, le juge a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a condamné l’État à verser à Mme B une somme de 3 000 euros, modérée compte tenu des circonstances, ainsi que 600 euros au titre des frais d’instance.
N° TA38-2401272(TA38-2401272)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'association syndicale libre du Lavachet d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du conseil municipal de Tignes du 28 septembre 2023 autorisant la vente de parcelles à la société Savoisienne Habitat. Par un mémoire du 7 janvier 2025, l'association requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 février 2025. Aucune condamnation au titre des frais de justice n'a été prononcée.
N° TA38-2501050(TA38-2501050)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante égyptienne, qui demandait la délivrance d’une carte de séjour et la levée d’une interdiction de travail. La requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été jugée manifestement irrecevable car elle ne visait pas la suspension d’une décision administrative et n’était pas accompagnée d’une copie d’une requête en annulation. En conséquence, le juge a rejeté la demande sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
N° TA38-2305094(TA38-2305094)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Lumbin du 6 mars 2023 portant cession d’un terrain à l’école Saint Joseph. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire enregistré le 13 novembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 3 février 2025. La requête est ainsi classée sans examen au fond.
N° TA38-2402831(TA38-2402831)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 3 février 2025, a rejeté la requête de M. et Mme C et de Mme F contestant une facture de 1 065 euros pour des frais de secours sur pistes de ski. Le tribunal a jugé que l'exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, et que les litiges entre ce service et ses usagers relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, non de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, en application des articles L. 2321-1 et L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2500062(TA38-2500062)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'isolement et de l'état de santé du requérant, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2500895(TA38-2500895)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, prise le 31 janvier 2025, concerne une requête de M. A contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il constate que M. A résidait à Paris à la date de la décision attaquée, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Paris. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA38-2500477(TA38-2500477)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société Proximark, qui contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un marché public par la commune d'Aix-les-Bains. La requête de la société Proximark visait l'annulation de la décision d'attribution et la reprise de la procédure de mise en concurrence. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et a rejeté les conclusions accessoires des parties, notamment les demandes de frais de justice présentées par la commune et la société Signature. Aucune condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a été prononcée.
N° TA38-2408971(TA38-2408971)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester la décision du 4 septembre 2024 par laquelle la préfète de l'Isère a mis fin à l'instruction de sa demande de renouvellement de certificat de résidence. En cours d'instance, la préfète a repris l'instruction et délivré un récépissé à Mme A, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 900 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500945(TA38-2500945)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, ressortissant arménien, qui contestait le délai de rendez-vous fixé à plus de cinquante jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a considéré que ce délai excédait manifestement le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, privant ainsi le requérant du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Constatant une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et une situation d'urgence caractérisée par la vulnérabilité de M. C, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer sa demande d'asile sous trois jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
N° TA38-2500149(TA38-2500149)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance qui enjoignait à la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La préfète ayant justifié avoir convoqué et délivré le récépissé à l'intéressé, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais d'instance.
N° TA38-2500582(TA38-2500582)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant de délivrer à M. B, ressortissant algérien, un certificat de résidence et une autorisation provisoire de séjour en tant qu'accompagnant d'enfant mineur malade. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la grave maladie de la fille du requérant et sa situation de précarité administrative et financière, et a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité des refus au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a enjoint à la préfète de réexaminer les demandes sous quinze jours et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous huit jours, sous astreinte. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les conventions internationales précitées.
N° TA38-2500997(TA38-2500997)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune des Avenières Veryrins-Thuellin, a fait droit à une demande d'expertise judiciaire concernant un immeuble situé au 22 rue des Roses, présentant des désordres. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert chargé d'examiner le bâtiment, de constater l'état des lieux et des bâtiments mitoyens, et de proposer des mesures pour mettre fin à un éventuel péril imminent. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2500106(TA38-2500106)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par la préfète de l'Isère à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfecture ayant convoqué la requérante pour la délivrance d'un récépissé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés (méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH). L'aide juridictionnelle provisoire a néanmoins été accordée.
N° TA38-2500462(TA38-2500462)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère ayant délivré le rendez-vous sollicité, M. B s'est désisté de ses demandes principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2500451(TA38-2500451)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui demandait d’enjoindre au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B, présent en France depuis 2012 et employé en CDI depuis novembre 2023, n’établissait pas de circonstances particulières justifiant un traitement prioritaire de sa demande par rapport à d’autres étrangers. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’appréciation de l’urgence pour les premières demandes de titre de séjour.
N° TA38-2500453(TA38-2500453)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante se bornait à exposer ses difficultés sans formuler de conclusions claires à destination du juge ni invoquer de moyens précis, notamment sur l'urgence ou l'utilité d'une mesure. En application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a considéré la requête manifestement irrecevable.
N° TA38-2500985(TA38-2500985)
Litige individuel d’un agent public contestant la responsabilité du Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud Gap-Sisteron (CHICAS de Gap) pour des préjudices liés à l’obligation vaccinale contre la Covid-19. Le Tribunal Administratif de Grenoble, par ordonnance du 31 janvier 2025, se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Marseille. La solution retenue est fondée sur l’article R. 312-12 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu d’affectation de l’agent, situé dans les Hautes-Alpes.
N° TA38-2500990(TA38-2500990)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une requête de Mme B visant à engager la responsabilité de l’État pour faute et sans faute en raison de l’obligation vaccinale contre la Covid-19, s’est déclaré territorialement incompétent. Appliquant les articles R. 312-14 (3°) et R. 351-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Marseille, lieu de résidence de la requérante. Par ordonnance du 31 janvier 2025, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.