Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500945(TA38-2500945)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, ressortissant arménien, qui contestait le délai de rendez-vous fixé à plus de cinquante jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a considéré que ce délai excédait manifestement le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, privant ainsi le requérant du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Constatant une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et une situation d'urgence caractérisée par la vulnérabilité de M. C, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer sa demande d'asile sous trois jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
N° TA38-2500985(TA38-2500985)
Litige individuel d’un agent public contestant la responsabilité du Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud Gap-Sisteron (CHICAS de Gap) pour des préjudices liés à l’obligation vaccinale contre la Covid-19. Le Tribunal Administratif de Grenoble, par ordonnance du 31 janvier 2025, se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Marseille. La solution retenue est fondée sur l’article R. 312-12 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu d’affectation de l’agent, situé dans les Hautes-Alpes.
N° TA38-2500990(TA38-2500990)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une requête de Mme B visant à engager la responsabilité de l’État pour faute et sans faute en raison de l’obligation vaccinale contre la Covid-19, s’est déclaré territorialement incompétent. Appliquant les articles R. 312-14 (3°) et R. 351-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Marseille, lieu de résidence de la requérante. Par ordonnance du 31 janvier 2025, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA38-2500449(TA38-2500449)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, titulaire d’un titre de séjour « passeport talent » arrivant à expiration, afin d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante s’est désistée de son instance en cours de procédure. Par ordonnance du 31 janvier 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans statuer sur le fond. Aucune mesure d’urgence n’a donc été ordonnée.
N° TA38-2500446(TA38-2500446)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C de ses conclusions tendant à la suspension et à l’annulation du refus de délivrance d’une carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité. Le juge a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative et la jurisprudence administrative relative au désistement.
N° TA38-2201480(TA38-2201480)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation du refus du maire d'Heyrieux d'abroger partiellement le plan local d'urbanisme (PLU) de 2018, afin de déclasser sa parcelle de la zone agricole (A). Le tribunal a jugé que le classement en zone A n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car la parcelle se situe dans une vaste zone agricole et que ce zonage est cohérent avec l'objectif du PLU de lutter contre l'étalement urbain. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que ce texte n'implique pas un droit à pouvoir établir son domicile dans une zone spécifique. La décision s'appuie sur l'article R. 151-23 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2203293(TA38-2203293)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a annulé la délibération du 31 mars 2022 par laquelle la communauté de communes Les Vals du Dauphiné avait fixé des taux différenciés de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2022. La solution retenue est fondée sur l'irrégularité de la convocation des conseillers communautaires, en méconnaissance des articles L. 5211-1 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que la note de synthèse jointe à la convocation ne fournissait pas une information suffisante sur le coût du service par zone, empêchant les conseillers de se prononcer en toute connaissance de cause. La requête de la commune de Biol a ainsi été accueillie sur ce moyen, sans qu'il soit besoin d'examiner le second moyen tiré de l'article 1636 B undecies du code général des impôts.
N° TA38-2205042(TA38-2205042)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande indemnitaire de M. C, qui sollicitait la réparation des préjudices subis du fait de l’illégalité de la délibération du 30 mars 2007 approuvant un programme d’aménagement d’ensemble. Le tribunal estime que le titre exécutoire du 14 décembre 2016, devenu définitif faute de recours en annulation dans les délais, fait obstacle à toute demande indemnitaire visant à en contester le bien-fondé. Les frais d’avocat exposés ne constituent pas un préjudice indemnisable distinct, car ils peuvent être pris en charge au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue repose sur le principe de l’autorité de la chose jugée et l’irrecevabilité des conclusions indemnitaires tendant à remettre en cause une décision pécuniaire définitive.
N° TA38-2407801(TA38-2407801)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a jugé que les craintes de menaces en Guinée, fondées sur des faits anciens déjà écartés par l'OFPRA et la CNDA, n'étaient pas établies, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens soulevés contre la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour ont également été écartés, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2406598(TA38-2406598)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, qui a subi des complications après une opération pour une fracture du fémur en mars 2022 au centre hospitalier intercommunal du Pays du Mont-Blanc. La juridiction a jugé la mesure utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer les conditions de sa prise en charge et les éventuels manquements. Deux experts, un orthopédiste et un ophtalmologiste, ont été désignés pour examiner les soins prodigués, déterminer les causes des séquelles (notamment une rétinopathie bilatérale), et préciser les liens de causalité avec d'éventuelles fautes. Les frais d'expertise seront taxés ultérieurement par le président du tribunal.
N° TA38-2409600(TA38-2409600)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirant le 11 décembre 2024, peut justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 11 mars 2025 en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune circonstance particulière ne démontrant une nécessité d'obtenir un rendez-vous dans un très court délai, la requête est rejetée, de même que la demande de frais de justice.
N° TA38-2500634(TA38-2500634)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 10 janvier 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le droit d'être entendu avait été respecté lors d'une audition, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant la prolongation de l'interdiction de retour en cas de maintien irrégulier après un délai de départ volontaire.
N° TA38-2407765(TA38-2407765)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2500959(TA38-2500959)
Litige relatif aux droits à pension de retraite du secteur privé de M. A contre la CARSAT. Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance, s'est déclaré incompétent. Il a rejeté la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que le litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, et donc de la compétence du juge judiciaire, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2500376(TA38-2500376)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution des décisions implicites de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C, conjoint de ressortissante française. Le juge a considéré que la demande de titre était incomplète, faute de production des justificatifs de communauté de vie, et que la clôture du dossier intervenue le 14 janvier 2024 était régulière. En l’absence de doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, la condition posée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et au titre des frais d’instance.
N° TA38-2404094(TA38-2404094)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à contester le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Le tribunal, se fondant sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte. En conséquence, l’instance a été close sans examen au fond.
N° TA38-2308206(TA38-2308206)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a condamné l’État à verser 900 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409671(TA38-2409671)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme C dans un délai de dix jours pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour, dont la validité expirait le 10 décembre 2024. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne depuis plusieurs mois et des conséquences sur ses droits sociaux. Le juge a rejeté la demande de délivrance immédiate d'un document de séjour avec autorisation de travail, faute d'urgence particulière, ainsi que les conclusions au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500457(TA38-2500457)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 janvier 2025 par lequel le préfet de la Drôme a prononcé l'expulsion de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, incarcéré, ne justifiait pas d'un risque imminent d'exécution de la mesure avant le jugement au fond. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, et les conclusions accessoires ont été également rejetées.
N° TA38-2303519(TA38-2303519)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villemoirieu délivrant un permis d'aménager à la SAS LM Aménagement pour un lotissement de quatorze lots. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que des règles du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que le projet était conforme aux dispositions applicables et que le dossier de demande était complet. En conséquence, la requête a été rejetée, et les demandes de frais de justice des requérants ont été rejetées.