Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500076(TA38-2500076)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du département de l'Isère excluant un jeune majeur de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la situation professionnelle stable du requérant (CDI et salaire mensuel de 1 777,57 euros) et du maintien d'un suivi social. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2500864(TA38-2500864)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que la demande, tendant à obtenir une injonction de délivrance du titre, était présentée à titre principal, alors qu’une telle demande ne peut être recevable que si elle accompagne un recours en annulation contre une décision administrative. Aucune décision de refus n’ayant été attaquée, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500318(TA38-2500318)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne une demande de liquidation d'astreinte présentée par M. et Mme A, à qui le juge des référés avait enjoint à la préfète de l'Isère de leur fournir un hébergement d'urgence sous astreinte. Le tribunal constate que la préfète a finalement exécuté l'injonction le 10 janvier 2025, après un retard de quelques jours. En raison du caractère saturé des structures d'accueil d'urgence, le juge fait usage de son pouvoir de modération prévu à l'article L. 911-7 du code de justice administrative et supprime l'astreinte provisoire. La demande de frais de justice est également rejetée.
N° TA38-2500086(TA38-2500086)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions du préfet de l'Isère refusant la délivrance de documents de circulation pour étranger mineur (A) aux enfants de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des difficultés d'obtention de visas pour les ressortissants algériens et de l'obstacle aux voyages scolaires ou familiaux. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, en raison d'une possible méconnaissance de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer provisoirement ces documents dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme D au titre des frais d'instance.
N° TA38-2406656(TA38-2406656)
Requête de M. A contestant l'opposition du maire de Saint-Jorioz à sa déclaration préalable de travaux. Le Tribunal administratif de Grenoble, par ordonnance du 29 janvier 2025, donne acte du désistement pur et simple de M. A. Aucun texte de fond n'est appliqué, la décision se fondant sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le désistement.
N° TA38-2409744(TA38-2409744)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet de la Savoie a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B épouse E, ressortissante américaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'âge de la requérante, de l'état de santé de son époux et de leur réinstallation définitive en France. Il a également retenu que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans les cinq jours.
N° TA38-2500500(TA38-2500500)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A, ressortissante nigériane, visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La préfète de l'Isère ayant délivré une convocation après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'État est condamné à verser 800 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2500491(TA38-2500491)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de M. B, a rejeté sa requête visant à obtenir une injonction pour finaliser le renouvellement de son titre de séjour et garantir la continuité de ses droits. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 avril 2025, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce document permet à M. B de justifier de la régularité de son séjour et de poursuivre son contrat d'apprentissage, ce qui fait disparaître l'urgence justifiant l'intervention du juge des référés. La solution retenue est le rejet de la requête, faute d'urgence caractérisée.
N° TA38-2500865(TA38-2500865)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'orienter M. et Mme A et leurs cinq enfants mineurs vers une structure d'hébergement d'urgence, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. La juridiction a constaté une carence caractérisée de l'administration, qui n'avait pas assuré l'hébergement d'urgence d'une famille sans abri en plein hiver, portant une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit à l'hébergement d'urgence, garanti par les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2408555(TA38-2408555)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. D A, ressortissant nigérian, contre un arrêté de la préfète de l'Isère du 11 octobre 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre une assignation à résidence du 16 janvier 2025 et une interdiction de retour sur le territoire français d'un an prise par le préfet de la Savoie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions administratives contestées.
N° TA38-2408408(TA38-2408408)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester le refus du département de l'Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. En cours d'instance, Mme A s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 29 janvier 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA38-2408305(TA38-2408305)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Roybon visant à expulser M. B, occupant sans titre du domaine public, du terrain du camping Aigue Noire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la commune ne justifiant pas d’un préjudice suffisamment grave et immédiat, et qu’il existait une contestation sérieuse tenant au non-respect par la commune du délai de préavis de six mois prévu par la convention de délégation de service public. Les conclusions reconventionnelles de M. B tendant au versement de provisions ont également été rejetées comme irrecevables dans le cadre de cette procédure de référé.
N° TA38-2408017(TA38-2408017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Grenoble-Alpes Métropole visant à désigner un expert. Cette expertise, à laquelle les parties défenderesses ne se sont pas opposées sous réserves, a pour objet de déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant le parking Arlequin à Grenoble, dont la Métropole est propriétaire. Le tribunal a rejeté la demande de la Métropole tendant à ce que les frais de procès soient mis à la charge des sociétés défenderesses.
N° TA38-2500548(TA38-2500548)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné trois requêtes de M. D A, ressortissant nigérian, contestant un refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire (arrêté du 11 octobre 2024), une assignation à résidence (arrêté du 16 janvier 2025) et une interdiction de retour sur le territoire français d’un an (arrêté du 16 janvier 2025). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur des actes, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 423-23, L. 424-3, L. 613-1, L. 613-2 et L. 612-10 du CESEDA.
N° TA38-2500501(TA38-2500501)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme A B, ressortissante camerounaise, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence, caractérisée par l'expiration du titre de séjour et l'absence de réception d'une convocation antérieure en raison d'une erreur d'adresse mail. Le tribunal a ordonné la délivrance du rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a également enjoint la remise d'un récépissé autorisant le travail. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500144(TA38-2500144)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme A épouse C, ressortissante comorienne, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de décision favorable en attendant la fabrication de son titre. L'État a été condamné à verser 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2500137(TA38-2500137)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B, ressortissante algérienne, qui sollicitait un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. La préfète de l'Isère lui ayant accordé un récépissé valable jusqu'au 7 avril 2025 avec autorisation de travail après l'introduction de la requête, le litige a perdu son objet. L'État a été condamné à verser 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de l'intéressée à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2410383(TA38-2410383)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de la décision 48 SI du 7 novembre 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur avait invalidé le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. En effet, le ministre a retiré cette décision le 9 janvier 2025, et le permis de conduire de l'intéressé est désormais doté de deux points. La requête, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est ainsi devenue sans objet.
N° TA38-2500861(TA38-2500861)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui sollicitait l’aide du tribunal pour obtenir un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le juge a rappelé qu’une demande d’injonction présentée à titre principal est irrecevable, sauf dans le cadre d’un référé fondé sur les articles L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative. La requête ne relevant pas de ces exceptions, elle a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2500855(TA38-2500855)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant de créditer quatre points sur le permis de conduire de M. A suite à un stage de sensibilisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du comportement dangereux du requérant (infractions routières graves commises en juillet 2024) et de l'absence de précisions sur les conséquences concrètes de la décision sur sa vie privée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.