Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2404314(TA38-2404314)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de résident ou de renouveler son certificat de résidence algérien mention "salarié". L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu'aucun texte du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ait été appliqué au fond.
N° TA38-2307441(TA38-2307441)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une délibération du jury l’ayant ajourné aux examens de 2ème année de licence en économie et gestion. Par un mémoire, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 janvier 2025. Aucune appréciation au fond n’a été portée sur la légalité de la délibération contestée.
N° TA38-2403934(TA38-2403934)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour en tant que conjoint de Français. Le requérant, après avoir obtenu l'aide juridictionnelle totale, a abandonné ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et a refusé de faire droit à la demande au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu'il n'y avait pas lieu à condamnation.
N° TA38-2202244(TA38-2202244)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 30 janvier 2025, du désistement pur et simple de la société des autos transports du Chablais et du Faucigny de son recours en plein contentieux. Cette requête contestait un contrat de délégation de service public de transport routier conclu par Thonon agglomération et demandait, à titre principal, son annulation ou sa résiliation, ainsi que des indemnités. La collectivité s'est également désistée de ses conclusions reconventionnelles. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ces désistements et rejeté les conclusions de la société attributaire du contrat présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2500832(TA38-2500832)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A épouse D et M. C D, qui sollicitaient une aide pour obtenir une réponse à une demande de renouvellement de titre de séjour. La requête ne contenait aucune conclusion dirigée contre une décision administrative, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, précise que ce rejet n'empêche pas un éventuel recours en annulation contre une décision de rejet explicite.
N° TA38-2500282(TA38-2500282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un avis de sommes à payer émis par la trésorerie de Bourgoin-Jallieu pour des frais d’assainissement collectif. Le juge a constaté que le requérant avait déjà introduit un recours en annulation contre ce titre exécutoire, ce qui suspendait de plein droit son recouvrement en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Dès lors, la demande de suspension était dépourvue d’objet et irrecevable.
N° TA38-2400224(TA38-2400224)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu refuser ce titre en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence de M. A, compte tenu de ses multiples condamnations pénales pour vols et violences. Cette décision a été fondée sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, qui permet un tel refus pour motif d'ordre public, et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont l'atteinte à la vie privée et familiale n'a pas été jugée disproportionnée.
N° TA38-2500796(TA38-2500796)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 20 janvier 2025 à l'encontre de l'État. Cette astreinte avait été fixée pour contraindre la préfète de l'Isère à fixer un rendez-vous à M. C A et ses enfants en vue de l'enregistrement de leur demande d'asile, dans un délai de trois jours ouvrés. Constatant l'absence totale d'exécution de cette injonction pendant sept jours, le tribunal a liquidé l'astreinte à 700 euros et condamné l'État à verser 300 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2303519(TA38-2303519)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villemoirieu délivrant un permis d'aménager à la SAS LM Aménagement pour un lotissement de quatorze lots. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que des règles du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que le projet était conforme aux dispositions applicables et que le dossier de demande était complet. En conséquence, la requête a été rejetée, et les demandes de frais de justice des requérants ont été rejetées.
N° TA38-2300857(TA38-2300857)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. D, voisin immédiat, contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Paul-de-Varces à M. A et Mme B pour deux maisons individuelles. Le requérant invoquait notamment une incompétence de l’autorité signataire, une méconnaissance des règles de prévention des risques naturels (articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et PLUi) et des orientations d’aménagement et de programmation (OAP). Après avoir examiné la recevabilité du recours, le tribunal a informé les parties qu’il envisageait de surseoir à statuer sur le fondement de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme pour permettre la régularisation de vices affectant la légalité de l’acte. La solution finale n’est pas encore rendue, le tribunal ayant sollicité les observations des parties sur cette éventuelle régularisation.
N° TA38-2500792(TA38-2500792)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de carte de résident. La requête portait sur le défaut de délivrance de ce titre de séjour. Le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2408444(TA38-2408444)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. D et Mme C d’une demande de décharge partielle de leur impôt sur le revenu 2020. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total assorti du paiement des intérêts moratoires, conduisant les requérants à se désister de leur demande de décharge. Le tribunal a donné acte de ce désistement et constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions relatives aux intérêts moratoires, ceux-ci ayant été accordés. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais d’instance.
N° TA38-2105029(TA38-2105029)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, moniteur de ski et artisan menuisier, contestant les décisions de la direction départementale des finances publiques de l'Isère lui réclamant le remboursement d'un trop-perçu de 7 540 euros au titre des subventions du fonds de solidarité pour les mois d'octobre à décembre 2020 et mars 2021, ainsi que le refus partiel de ses demandes pour les mois de janvier à mai 2021. Le tribunal a examiné la légalité de ces décisions au regard du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le litige porte sur l'application du critère du chiffre d'affaires pour déterminer l'activité principale et le montant des aides.
N° TA38-2406293(TA38-2406293)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour « vie privée et familiale ». Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2203289(TA38-2203289)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la délibération du 31 mars 2022 par laquelle la communauté de communes Les Vals du Dauphiné a fixé des taux différenciés de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM). La juridiction retient que la convocation des conseillers communautaires était irrégulière, faute d'une note de synthèse suffisamment détaillée sur les motifs et le coût du service par zone, en méconnaissance des articles L. 5211-1 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. La solution est fondée sur le défaut d'information préalable des élus, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen tiré de l'article 1636 B undecies du code général des impôts. Les conclusions à fin d'injonction sont écartées comme irrecevables.
N° TA38-2200488(TA38-2200488)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société TDF d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire d’Entre-deux-Guiers du 13 septembre 2021 s’opposant à sa déclaration préalable pour l’installation d’une station de téléphonie mobile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du vice de procédure, estimant que l’arrêté, notifié dans le délai d’instruction d’un mois, constituait une décision expresse d’opposition et non un retrait d’une autorisation tacite, rendant inapplicable la procédure contradictoire prévue à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration. Sur le fond, il a jugé que le motif tiré de la méconnaissance de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme était fondé, le projet portant atteinte au caractère paysager du site, et a écarté les autres moyens comme inopérants ou infondés. Par conséquent, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la société TDF, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice.
N° TA38-2500089(TA38-2500089)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. La requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle. L’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve de renonciation à cette aide.
N° TA38-2407477(TA38-2407477)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, ainsi que la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, en application des articles L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2500155(TA38-2500155)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B, ressortissante russe, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En effet, la préfète de l'Isère a délivré le document sollicité en cours d'instance, rendant la requête sans objet. La demande de frais irrépétibles présentée par la requérante a été rejetée, faute de justificatifs de frais exposés. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500051(TA38-2500051)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B comme portée devant une juridiction incompétente. Le requérant contestait une amende forfaitaire et une majoration pour une infraction au code de la route du 3 novembre 2022. Le tribunal a jugé que ce litige relève de l'autorité judiciaire, et non de la juridiction administrative, en application des règles de compétence issues du code de la route et du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.