Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 671/1714
N° TA38-2500501(TA38-2500501)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme A B, ressortissante camerounaise, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence, caractérisée par l'expiration du titre de séjour et l'absence de réception d'une convocation antérieure en raison d'une erreur d'adresse mail. Le tribunal a ordonné la délivrance du rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a également enjoint la remise d'un récépissé autorisant le travail. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408017(TA38-2408017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Grenoble-Alpes Métropole visant à désigner un expert. Cette expertise, à laquelle les parties défenderesses ne se sont pas opposées sous réserves, a pour objet de déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant le parking Arlequin à Grenoble, dont la Métropole est propriétaire. Le tribunal a rejeté la demande de la Métropole tendant à ce que les frais de procès soient mis à la charge des sociétés défenderesses.
N° TA38-2500513(TA38-2500513)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour récent et de l'absence d'attaches en France. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500528(TA38-2500528)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, suspendues depuis décembre 2023. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. B à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que la suspension était fondée sur l'article D. 553-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du défaut de validité de l'attestation de demande d'asile de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens invoqués n'étant pas fondés.
N° TA38-2500318(TA38-2500318)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne une demande de liquidation d'astreinte présentée par M. et Mme A, à qui le juge des référés avait enjoint à la préfète de l'Isère de leur fournir un hébergement d'urgence sous astreinte. Le tribunal constate que la préfète a finalement exécuté l'injonction le 10 janvier 2025, après un retard de quelques jours. En raison du caractère saturé des structures d'accueil d'urgence, le juge fait usage de son pouvoir de modération prévu à l'article L. 911-7 du code de justice administrative et supprime l'astreinte provisoire. La demande de frais de justice est également rejetée.
N° TA38-2408162(TA38-2408162)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du sous-préfet de Bonneville du 6 mai 2024 lui notifiant une interdiction temporaire de conduire de quatre mois. La requérante a toutefois déclaré se désister purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 27 janvier 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 29 janvier 2025. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.
N° TA38-2500547(TA38-2500547)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D A, ressortissant nigérian, contestant un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire, une assignation à résidence et une interdiction de retour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les erreurs manifestes d'appréciation, n'étaient pas fondés. Les décisions préfectorales ont été jugées légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500051(TA38-2500051)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B comme portée devant une juridiction incompétente. Le requérant contestait une amende forfaitaire et une majoration pour une infraction au code de la route du 3 novembre 2022. Le tribunal a jugé que ce litige relève de l'autorité judiciaire, et non de la juridiction administrative, en application des règles de compétence issues du code de la route et du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA38-2500861(TA38-2500861)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui sollicitait l’aide du tribunal pour obtenir un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le juge a rappelé qu’une demande d’injonction présentée à titre principal est irrecevable, sauf dans le cadre d’un référé fondé sur les articles L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative. La requête ne relevant pas de ces exceptions, elle a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2500855(TA38-2500855)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant de créditer quatre points sur le permis de conduire de M. A suite à un stage de sensibilisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du comportement dangereux du requérant (infractions routières graves commises en juillet 2024) et de l'absence de précisions sur les conséquences concrètes de la décision sur sa vie privée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2302922(TA38-2302922)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. A pour contester un indu d'aide personnalisée au logement de 444 euros, a constaté que la caisse d'allocations familiales de la Drôme avait régularisé et annulé cet indu. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.
N° TA38-2500086(TA38-2500086)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions du préfet de l'Isère refusant la délivrance de documents de circulation pour étranger mineur (A) aux enfants de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des difficultés d'obtention de visas pour les ressortissants algériens et de l'obstacle aux voyages scolaires ou familiaux. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, en raison d'une possible méconnaissance de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer provisoirement ces documents dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme D au titre des frais d'instance.
N° TA38-2100296(TA38-2100296)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de permis de construire une maison d'habitation à Samoëns. Le tribunal a jugé que le premier motif de refus, fondé sur l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme, était légal car le terrain se situait dans une zone agricole à préserver, sans que l'autorité de la chose jugée ne fasse obstacle à ce nouveau refus. Le second motif, tiré de l'article L. 111-11 du même code, a également été validé en raison de l'absence de raccordement au réseau électrique. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA38-2100185(TA38-2100185)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la délibération du 12 novembre 2020 par laquelle le conseil municipal de Savigny a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Le requérant demandait l'annulation du classement de certaines de ses parcelles en zone Nj et A, invoquant notamment l'irrégularité du débat sur le PADD, le non-respect des modalités de concertation et des erreurs d'appréciation. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, mais a jugé que le débat sur les orientations du PADD avait été régulièrement tenu lors du conseil municipal du 12 mai 2016, sur la base d'une convocation et d'un procès-verbal détaillés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 153-12 et L. 2121-10 à L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2303457(TA38-2303457)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 27 novembre 2022 par laquelle la CAF de la Haute-Savoie notifiait à Mme C un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 de 228,67 euros. Le tribunal a estimé que, suite à l'annulation d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) dans un autre jugement, Mme C pouvait bénéficier de cette aide exceptionnelle de fin d'année. La solution retenue est fondée sur le décret n°2021-1657 du 15 décembre 2021 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année. Le surplus des conclusions de la requête, notamment les demandes de frais, a été rejeté.
N° TA38-2305385(TA38-2305385)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus du préfet de la Savoie de lui renouveler son titre de séjour en tant que conjoint d’un ressortissant communautaire. Le tribunal a jugé que son époux, de nationalité italienne, ne remplissait pas les conditions de l’article L. 233-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’ayant exercé une activité professionnelle réelle et effective que de manière très limitée et constituant une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, d’injonction et de frais de justice, fondée sur les articles L. 233-1, L. 233-2 et L. 234-1 du même code.
N° TA38-2404533(TA38-2404533)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 mars 2024 ordonnant son expulsion. La juridiction a estimé que la condamnation définitive de l'intéressé à sept ans d'emprisonnement pour viols sur sa conjointe le privait de la protection contre l'expulsion prévue à l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la menace grave pour l'ordre public était établie compte tenu de la réitération et de la gravité croissante de ses actes délictueux. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'état de santé du requérant ont été écartés.
N° TA38-2409844(TA38-2409844)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A, au motif que l'urgence n'était pas caractérisée. La préfète de l'Isère ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction le 24 décembre 2024, les conclusions relatives à cette attestation sont devenues sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500808(TA38-2500808)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Drôme refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant résidait à Carpentras (Vaucluse) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Nîmes, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2500625(TA38-2500625)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. A, qui sollicitait une injonction sous astreinte pour obtenir un rendez-vous en préfecture. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 28 janvier 2025, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet. En revanche, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.