Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 674/1714
N° TA38-2407307(TA38-2407307)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 14 novembre 2023, constate que le préfet de l’Isère n’a pas entièrement exécuté cette décision. En effet, si une autorisation provisoire de séjour a été délivrée à M. A, le préfet s’est abstenu de prendre une décision explicite sur sa demande de titre de séjour, ce qui constitue un défaut de réexamen de sa situation. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal assortit l’injonction de réexamen d’une astreinte de 30 euros par jour de retard à compter du 3 mars 2025. Il met également à la charge de l’État une somme de 700 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2409852(TA38-2409852)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, en faveur de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du maintien forcé de la séparation du couple depuis seize mois et des restrictions imposées aux femmes en Afghanistan. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2410379(TA38-2410379)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le requérant, M. A, avait obtenu un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet. Toutefois, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2500082(TA38-2500082)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, afin d’obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 27 novembre 2024 enjoignant à la préfète de l’Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. Constatant que la préfète n’avait pas pris de décision expresse dans le délai imparti, le juge a ordonné, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, qu’elle instruise la demande et statue dans un nouveau délai d’un mois, et qu’elle délivre à Mme A une autorisation provisoire de séjour dans un délai de cinq jours. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour allouer 600 euros à la requérante.
N° TA38-2500367(TA38-2500367)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante colombienne. Celle-ci demandait, après une précédente ordonnance lui ayant accordé un titre de séjour provisoire, qu'un rendez-vous lui soit accordé pour déposer une demande de changement de statut et que des mesures soient prises pour remédier aux dysfonctionnements du service public d'accueil des étrangers. Le juge a estimé que la nécessité d'un nouveau rendez-vous n'était pas établie par les pièces du dossier et que la demande générale de mesures n'était ni précise, ni conservatoire. La requête a donc été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500382(TA38-2500382)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant justifié avoir délivré un rendez-vous au requérant le 12 février 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais ses conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
N° TA38-2500419(TA38-2500419)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure lié à la notification de l'arrêté était inopérant, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A C, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2500505(TA38-2500505)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. M. B s'étant désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, le tribunal lui a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
N° TA38-2500527(TA38-2500527)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Rhône ordonnant sa remise aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment la remise des brochures d'information en lingala et la tenue d'un entretien individuel, était conforme aux articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Enfin, la requérante n'ayant pas démontré de défaillances systémiques en Belgique, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 du règlement a été écarté.
N° TA38-2500559(TA38-2500559)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était amené à statuer sur une demande de Mme A visant à assortir d’une astreinte une précédente ordonnance du 23 décembre 2024, laquelle enjoignait à la préfète de l’Isère de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète a finalement délivré le rendez-vous le 27 janvier 2025, bien qu’avec un retard par rapport au délai de sept jours initialement fixé. Le juge a estimé que cette délivrance assurait l’exécution de l’ordonnance, rendant inutile le prononcé d’une astreinte, et a donc rejeté la demande de modification des mesures. L’État a toutefois été condamné à verser 600 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2500594(TA38-2500594)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui demandait à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requête, introduite par la voie de l'excès de pouvoir, a été abandonnée par le requérant après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer. Aucune mesure utile n'a donc été ordonnée, et la procédure s'est achevée sans qu'il soit statué sur le fond du litige.
N° TA38-2208047(TA38-2208047)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 28 janvier 2025, du désistement pur et simple de M. A B de son recours pour excès de pouvoir. Ce recours visait à contester le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2208316(TA38-2208316)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A, qui contestaient un avis de sommes à payer de 1 500 euros émis par le comptable public de Thonon-les-Bains. La requête en excès de pouvoir a été abandonnée par les requérants le 15 janvier 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de la communauté d’agglomération Thonon Agglomération au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2403112(TA38-2403112)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la communication du budget 2024 et du compte d’exécution 2023 de la Société d’Aménagement Grenoble Espace Sud, ainsi qu’une somme de 400 euros. Par un acte enregistré le 13 janvier 2025, M. B s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2206603(TA38-2206603)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble concerne l'opposition formée par M. B à une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’indus de prime d’activité, d’aide personnalisée au logement et de prime exceptionnelle de fin d’année. Le requérant contestait le bien-fondé de ces indus en soutenant qu’il était séparé de son ex-compagne. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que M. B ne pouvait plus contester le bien-fondé des indus, car ses recours préalables obligatoires avaient été rejetés pour tardiveté. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-2 et L. 825-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2206262(TA38-2206262)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D contestant un indu d’allocation de logement familiale de 914 euros pour la période de mars 2020 à mai 2021. La requérante soutenait être séparée de son concubin, mais les vérifications de la CAF ont établi une domiciliation commune et des liens financiers persistants, démontrant l’absence de séparation effective. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l’habitation, qui conditionnent le montant de l’aide à la situation de famille réelle. Le tribunal a confirmé le bien-fondé de l’indu, estimant que la CAF avait correctement appliqué les textes.
N° TA38-2207489(TA38-2207489)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le bien-fondé d’un indu de prime d’activité et de prime d’activité majorée pour la période de février 2020 à septembre 2021. La requérante soutenait ne pas vivre en couple avec M. B, père de son enfant. Le tribunal a estimé que l’administration avait pu légalement requalifier sa situation en concubinage sur la base d’un faisceau d’indices, conformément à l’article 515-8 du code civil et aux articles L. 842-1 et L. 842-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Haute-Savoie.
N° TA38-2407530(TA38-2407530)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D, Mme B, de la SARL Cometho et de la SCI Malbec. Les requérants demandaient la condamnation de la communauté de communes de la Vallée de Thônes à leur verser diverses provisions en réparation des préjudices résultant du refus de cette dernière de vendre un terrain de la zone d’activité des Vernay, après la signature d’une convention de vente et l’obtention d’un permis de construire. Le tribunal a retenu l’exception d’incompétence soulevée par la collectivité, jugeant que le litige portait sur un contrat de cession d’un bien immobilier relevant du domaine privé, lequel est un contrat de droit privé dont le contentieux relève de la compétence du juge judiciaire. Par suite, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
N° TA38-2205607(TA38-2205607)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'opposition de Mme C au titre exécutoire émis pour recouvrer une pénalité administrative de 273 euros. Cette pénalité avait été prononcée par le département de la Drôme sur le fondement de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles, en raison d'une fausse déclaration ayant abouti à un indu de revenu de solidarité active. Le tribunal a jugé que les circonstances invoquées par Mme C (crise sanitaire, accouchement, difficultés administratives) ne l'exonéraient pas de son obligation de déclarer son absence du territoire, et que la pénalité était légalement fondée.
N° TA38-2500468(TA38-2500468)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de sa demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s'est désisté après avoir été convoqué par la préfecture pour renouveler son récépissé de demande de titre. Le tribunal a condamné l'État à verser 900 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).