Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 676/1714
N° TA38-2500203(TA38-2500203)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A épouse B de ses conclusions à fin d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de décision favorable sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante demandait initialement la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction sous astreinte. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme A une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un désistement d'instance avec condamnation de l'administration aux dépens.
N° TA38-2500034(TA38-2500034)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, son titre de séjour étant expiré et ses tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne étant établies. Le tribunal a écarté l'argument de la préfecture selon lequel la demande devait être déposée sur la plateforme ANEF, faute de preuve. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA38-2410348(TA38-2410348)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du permis de construire initial du 5 juin 2024 et du permis modificatif du 1er octobre 2024, délivrés par le maire de Chamonix-Mont-Blanc à Mme B pour la construction d'une maison et d'un parking. La condition d'urgence était présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Le juge a retenu qu'il existait un doute sérieux sur la légalité des arrêtés, en raison de la méconnaissance de l'article 1 UA 9 du plan local d'urbanisme relatif à l'emprise au sol, du fait d'une structure d'ascenseur à voitures dépassant le sol.
N° TA38-2410345(TA38-2410345)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2410337(TA38-2410337)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution des décisions de la préfète de l'Isère refusant et retirant des documents de circulation pour étranger mineur (DCEM) aux enfants de M. E. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, ces décisions faisant obstacle aux déplacements des enfants scolarisés en France. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, celles-ci méconnaissant l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui n'impose pas de durée minimale de validité des titres de séjour des parents. Une injonction de réexamen des demandes a été prononcée dans un délai de deux mois.
N° TA38-2205607(TA38-2205607)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'opposition de Mme C au titre exécutoire émis pour recouvrer une pénalité administrative de 273 euros. Cette pénalité avait été prononcée par le département de la Drôme sur le fondement de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles, en raison d'une fausse déclaration ayant abouti à un indu de revenu de solidarité active. Le tribunal a jugé que les circonstances invoquées par Mme C (crise sanitaire, accouchement, difficultés administratives) ne l'exonéraient pas de son obligation de déclarer son absence du territoire, et que la pénalité était légalement fondée.
N° TA38-2407530(TA38-2407530)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D, Mme B, de la SARL Cometho et de la SCI Malbec. Les requérants demandaient la condamnation de la communauté de communes de la Vallée de Thônes à leur verser diverses provisions en réparation des préjudices résultant du refus de cette dernière de vendre un terrain de la zone d’activité des Vernay, après la signature d’une convention de vente et l’obtention d’un permis de construire. Le tribunal a retenu l’exception d’incompétence soulevée par la collectivité, jugeant que le litige portait sur un contrat de cession d’un bien immobilier relevant du domaine privé, lequel est un contrat de droit privé dont le contentieux relève de la compétence du juge judiciaire. Par suite, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
N° TA38-2404430(TA38-2404430)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Vetraz-Monthoux à la SCI Al Nahda. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que le désistement est complet et qu’aucune question ne subsiste. Les conclusions de la commune et de la SCI Al Nahda, qui demandaient la condamnation des requérants aux frais de procès sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code, sont rejetées.
N° TA38-2203189(TA38-2203189)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A contestant plusieurs indus de prestations sociales (prime d'activité, aide personnalisée au logement, revenu de solidarité active, aides exceptionnelles) et une pénalité pour fraude, notifiés par la CAF de la Haute-Savoie et le département. Le juge unique a considéré que les moyens soulevés par le requérant, tirés de son absence à l'étranger pour raisons familiales et sanitaires et de l'absence d'intention frauduleuse, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus et de la pénalité, en application des codes de l'action sociale et des familles, de la sécurité sociale, et de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2409003(TA38-2409003)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 27 février 2025 permettait à la requérante de bénéficier provisoirement de certains droits. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500472(TA38-2500472)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré un rendez-vous pour renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. La requérante, de nationalité turque, contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de l'aide juridictionnelle. Cette décision applique les dispositions de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2404521(TA38-2404521)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A et autres de leur recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de la Roche-sur-Foron à la SNC COGEDIM Savoie Léman. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance constate ce désistement et rejette les conclusions de la commune tendant à la condamnation des requérants au titre des frais de procès (article L. 761-1 du même code).
N° TA38-2104107(TA38-2104107)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. A, qui contestait des permis de construire délivrés par le maire de Faucigny à la SCI Le trèfle à quatre feuilles. Ce désistement fait suite à l’abrogation des arrêtés litigieux par la commune le 15 novembre 2024. Le tribunal a également rejeté les conclusions des défendeurs au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500530(TA38-2500530)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants turcs, qui contestaient les arrêtés du préfet du Rhône du 13 janvier 2025 ordonnant leur remise aux autorités croates pour l'examen de leur demande d'asile. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés en droit et que le préfet n'avait pas méconnu les articles 3 et 17 du règlement (UE) n°604/2013 ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour les requérants d'apporter la preuve de défaillances systémiques en Croatie. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, ainsi que des demandes au titre des frais de justice.
N° TA38-2500519(TA38-2500519)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la secrétaire générale adjointe bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé les décisions suffisamment motivées. Il a également rejeté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de précisions sur la vie privée et familiale du requérant, et a rappelé que la Déclaration universelle des droits de l'homme n'est pas invocable en droit interne. La solution retenue est fondée sur les articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 55 de la Constitution.
N° TA38-2500029(TA38-2500029)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B. La condition d'urgence a été reconnue, le refus de renouvellement étant présumé urgent, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire à Mme B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2409675(TA38-2409675)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de dix jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, M. B justifiant de démarches infructueuses depuis plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous en préfecture. La demande de délivrance immédiate d'un document provisoire de séjour avec autorisation de travail a été rejetée. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2500277(TA38-2500277)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 4 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, le requérant ayant pu présenter ses observations lors de son audition. Il a estimé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de soustraction à la mesure, et que la durée de l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2200722(TA38-2200722)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme C, auto-entrepreneuse en voyance, contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017-2018. La requérante soutenait que son chiffre d'affaires devait être limité aux seuls reversements nets perçus via un intermédiaire, après déduction de ses commissions. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que le chiffre d'affaires à retenir correspondait au montant total des prestations facturées aux clients, et non aux seules sommes reversées. Cette solution s'appuie sur les règles de territorialité et d'assiette de la TVA (CGI, art. 256 et suiv.) et sur le principe d'imposition des bénéfices non commerciaux (CGI, art. 92).
N° TA38-2200848(TA38-2200848)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du Fonds de dotation pour l'immunothérapie énergétique. Le fonds contestait la décision du directeur départemental des finances publiques de l'Isère lui refusant le bénéfice des réductions d'impôt prévues aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de qualification juridique en jugeant que l'activité du fonds, relative à l'immunothérapie énergétique, ne présentait pas un caractère scientifique, social ou humanitaire au sens de ces textes. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale.