Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203700(TA38-2203700)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème chambre) a statué sur la demande de la SARL Saint Enogat, qui sollicitait la restitution d'un crédit de TVA de 63 934 euros au titre du 2ème trimestre 2021. L'administration fiscale avait partiellement accordé ce remboursement, réduisant le litige à 36 667 euros. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles 271 du code général des impôts et 208 de l'annexe II, considérant que le droit à déduction de la TVA était prescrit. En effet, les factures rectificatives, bien que datées de 2020, portaient des numéros d'ordre identiques à des factures de 2018, établissant que le point de départ du délai de prescription était 2018, expirant le 31 décembre 2020, avant les déclarations rectificatives de 2021.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203698(TA38-2203698)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire formé par M. A, détenu, contre une sanction de vingt jours de cellule disciplinaire avec sursis. La juridiction retient que la composition de la commission de discipline n’a pas été régulièrement portée à la connaissance du requérant, le privant ainsi d’une garantie essentielle. Cette irrégularité de procédure, fondée sur les articles R. 234-2, R. 234-6, R. 234-12 et R. 234-13 du code pénitentiaire, entache la légalité de la sanction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408015(TA38-2408015)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'un nouveau récépissé en cours d'instance avait rouvert l'instruction de la demande et que M. B ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée, les conclusions relatives au récépissé étant devenues sans objet.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204964(TA38-2204964)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition formée par Mme B contre le titre exécutoire émis par le département de la Drôme pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 464,31 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en invoquant son blocage à l'étranger durant la crise sanitaire. Le tribunal a rappelé que, pour contester le bien-fondé d'un indu de RSA, l'allocataire doit d'abord exercer un recours administratif préalable auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En l'espèce, Mme B n'ayant pas justifié de l'exercice d'un tel recours avant de saisir le juge, ses conclusions contestant le bien-fondé de la créance étaient irrecevables. Par conséquent, la requête a été rejetée.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2410398(TA38-2410398)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée le 28 février 2023 à l'encontre du préfet de l'Isère, qui n'avait pas exécuté l'injonction d'héberger Mme A avant le 30 avril 2023. Constatant que l'hébergement n'a été assuré que le 31 octobre 2024, le tribunal a condamné l'État à verser 9 000 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408342(TA38-2408342)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les arrêtés du préfet de l'Isère des 25 et 26 octobre 2024 l'assignant à résidence pour six mois et fixant le pays de destination pour son éloignement. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait aucun moyen de droit, se bornant à indiquer un recours "dans le délai imparti". En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande pour défaut de moyen utile soulevé dans le délai de recours.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500708(TA38-2500708)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait la restitution de son permis de conduire, retiré pour conduite sous stupéfiants. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie et qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était démontrée. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de la route.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500678(TA38-2500678)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'expiration de l'attestation de prolongation d'instruction, sans décision favorable, avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande. Dès lors, la demande de Mme B, qui tendait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ne pouvait être examinée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2410396(TA38-2410396)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 6 novembre 2024 pour loger Mme A, a constaté que l’intéressée avait signé un bail le 28 novembre 2024, soit avant l’échéance fixée au 31 décembre 2024. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que l’injonction avait été exécutée et a décidé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500667(TA38-2500667)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 décembre 2024 clôturant la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante russe. La requérante sollicitait une carte de résident de dix ans en qualité d’ascendant à charge, mais s’est vu délivrer une nouvelle carte de séjour temporaire « visiteur » valable jusqu’en décembre 2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car Mme C séjourne régulièrement en France et n’a pas justifié de perspectives professionnelles précises malgré son âge (63 ans). La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500710(TA38-2500710)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de renouveler son attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que l'urgence alléguée, liée à un risque de rupture de son contrat d'alternance, n'est pas suffisamment établie pour justifier une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est démontrée. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2500207(TA38-2500207)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction après que la préfète de l’Isère lui a fixé un rendez-vous pour déposer son dossier de titre de séjour. La requérante avait contesté la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis provisoirement Mme A à l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500488(TA38-2500488)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour de dix ans. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 13 septembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet le 13 janvier 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, les conclusions de la requête, qui tendaient à obtenir la délivrance du titre, faisaient obstacle à l’exécution de cette décision implicite et ne pouvaient qu’être rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500212(TA38-2500212)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C. Le juge a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la préfète, estimant que la requérante n'avait pas été informée des conditions de naissance de la décision implicite. Il a jugé la condition d'urgence remplie en raison de la précarité prolongée de Mme C, mère de trois enfants mineurs, et a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de la décision attaquée a été ordonnée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500249(TA38-2500249)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de communiquer les motifs du rejet de la demande de titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de l'absence d'élément nouveau depuis la naissance de la décision de rejet en juin 2023. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2306157(TA38-2306157)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 233,71 euros. Le tribunal a relevé que la décision expresse du 18 avril 2023, prise sur recours préalable obligatoire, s'était substituée à la décision initiale, rendant irrecevables les moyens dirigés contre cette dernière. Les moyens soulevés contre la décision de rejet du recours préalable ont été examinés et écartés comme non fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-47 et L. 412-7 du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2500216(TA38-2500216)

Référé suspension – titre de séjour – Tribunal administratif de Grenoble – désistement. Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction après que la préfète de l’Isère lui a fixé un rendez-vous pour la délivrance d’un récépissé. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 600 euros au requérant au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409731(TA38-2409731)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l’annulation de la décision du conseil départemental de l’ordre des médecins de Haute-Savoie refusant de déférer un confrère devant la juridiction disciplinaire. En application des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, la requête devait être accompagnée de l’acte attaqué. Mme B n’ayant pas produit cette pièce dans le délai de régularisation imparti, sa demande a été rejetée par ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410166(TA38-2410166)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du maire de Buis-Les-Baronnies refusant de constater la caducité d’un permis de construire et de prendre diverses mesures coercitives. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant, voisin immédiat, ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2410403(TA38-2410403)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 24 octobre 2024, a jugé qu’il n’y avait pas lieu de liquider cette astreinte. L’injonction faite au préfet d’assurer l’hébergement de Mme A avant le 31 décembre 2024 était assortie d’une astreinte de 500 euros par mois de retard. Il résulte de l’instruction que Mme A était hébergée depuis le 21 août 2024 dans un dispositif d’hébergement d’urgence pérenne, soit avant même l’ordonnance. En conséquence, le tribunal a estimé que l’administration avait satisfait à ses obligations et a prononcé un non-lieu à liquidation de l’astreinte, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

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