Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500025(TA38-2500025)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé le regroupement familial demandé par M. B pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la séparation prolongée du couple, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500197(TA38-2500197)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme J épouse E et autres visant à suspendre le permis de construire délivré par le maire de Peillonnex le 18 mars 2024 pour une maison individuelle. La condition d'urgence était présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Cependant, aucun des moyens soulevés, notamment l'exception d'illégalité du classement de la parcelle en zone Ub et l'absence de servitude pour le raccordement aux réseaux, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2208137(TA38-2208137)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 10 octobre 2022 du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant son autorisation préalable à une formation d’agent privé de sécurité, constate que cette autorisation a été accordée le 7 janvier 2025. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet. La décision est fondée sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201874(TA38-2201874)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C, titulaire d’un diplôme de physiothérapeute allemand, contestant la décision du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes du 6 décembre 2021 qui subordonnait son autorisation d’exercer la profession de masseur-kinésithérapeute en France à des mesures compensatoires. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la préfète, se déclarant compétent en application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, dès lors que le litige concerne l’exercice d’une activité professionnelle et que le lieu d’exercice envisagé par Mme C se situe dans son ressort.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407060(TA38-2407060)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 14 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait en refusant le titre sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment car l'emploi de M. A ne figurait pas sur la liste des métiers en tension. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407090(TA38-2407090)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'absence d'attaches familiales en France et du rejet de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207263(TA38-2207263)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de la société Tekhne Conseil, qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés au titre de 2017. La société contestait la valorisation de biens immobiliers cédés à prix minoré à une SCI détenue par ses dirigeants, estimant que l'administration avait surévalué leur valeur vénale. Le tribunal a jugé que la méthode de comparaison retenue par l'administration fiscale était fondée et que la société n'apportait pas la preuve d'une sous-évaluation de sa propre valorisation. En conséquence, la demande de décharge de la cotisation supplémentaire et des pénalités pour manquement délibéré a été rejetée, sur le fondement des articles 38 et 209 du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409131(TA38-2409131)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 11 juin 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête, enregistrée le 22 novembre 2024, était tardive car le délai de recours de 48 heures suivant la notification de l'arrêté, prévu aux articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative, était expiré. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409137(TA38-2409137)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le Département de la Haute-Savoie pour obtenir le transfert sous astreinte de biens immobiliers (bâtiment de logement et parkings) et de données, à la suite de la fin d'une délégation de service public pour l'exploitation du train du Montenvers. Le juge a rejeté la requête concernant les parcelles de parking, en raison d'une contestation sérieuse sur leur qualification de biens de retour, notamment car leur exploitation n'était pas incluse dans la délégation et qu'elles relevaient d'autres intérêts publics (commune de Chamonix). En revanche, un non-lieu à statuer a été prononcé pour la demande de transmission des données, celles-ci ayant été restituées en cours d'instance. La solution s'appuie sur les principes de la domanialité publique et des biens de retour dans les contrats de délégation de service public.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404341(TA38-2404341)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de quinze jours pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. M. B, ressortissant sénégalais de 74 ans, invoquait les articles L. 426-5 et L. 426-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison d'une rente d'accident du travail. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous depuis plus de six mois, mais a rejeté la demande d'astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500029(TA38-2500029)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B. La condition d'urgence a été reconnue, le refus de renouvellement étant présumé urgent, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire à Mme B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202798(TA38-2202798)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du centre hospitalier spécialisé de la Savoie, qui demandait la décharge de 230 029 euros de taxe sur les salaires au titre de 2020. Le litige portait sur la qualification des sommes versées aux agents publics en arrêt maladie (maintien du plein traitement) : l’hôpital soutenait qu’il s’agissait de revenus de remplacement exclus de l’assiette de la taxe. Le tribunal a jugé que ces sommes constituent des rémunérations imposables au sens de l’article 231 du code général des impôts, car elles sont versées en contrepartie du travail et ne sont pas des revenus de remplacement au sens de l’article L. 136-1-2 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande, sans transmission de question préjudicielle au Conseil d’État.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2404102(TA38-2404102)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant marocain, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour en tant que membre de famille d’un ressortissant de l’Union européenne et de lui délivrer un récépissé. En cours d’instance, la préfète a délivré une attestation de prolongation d’instruction, rapportant la décision implicite contestée. M. A s’est alors désisté de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Par ailleurs, l’État a été condamné à verser 900 euros au conseil de M. A au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409675(TA38-2409675)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de dix jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, M. B justifiant de démarches infructueuses depuis plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous en préfecture. La demande de délivrance immédiate d'un document provisoire de séjour avec autorisation de travail a été rejetée. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200722(TA38-2200722)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme C, auto-entrepreneuse en voyance, contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017-2018. La requérante soutenait que son chiffre d'affaires devait être limité aux seuls reversements nets perçus via un intermédiaire, après déduction de ses commissions. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que le chiffre d'affaires à retenir correspondait au montant total des prestations facturées aux clients, et non aux seules sommes reversées. Cette solution s'appuie sur les règles de territorialité et d'assiette de la TVA (CGI, art. 256 et suiv.) et sur le principe d'imposition des bénéfices non commerciaux (CGI, art. 92).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200848(TA38-2200848)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du Fonds de dotation pour l'immunothérapie énergétique. Le fonds contestait la décision du directeur départemental des finances publiques de l'Isère lui refusant le bénéfice des réductions d'impôt prévues aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de qualification juridique en jugeant que l'activité du fonds, relative à l'immunothérapie énergétique, ne présentait pas un caractère scientifique, social ou humanitaire au sens de ces textes. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200568(TA38-2200568)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème chambre) a rejeté la requête de la SCCV Alter Ego VII, qui contestait un rappel de TVA de 19 348 euros pour 2016 suite à la cession de biens immobiliers à la SCI Scarlett, détenue par ses associés. La société contestait la valorisation des biens retenue par l'administration fiscale, estimant que la valeur réelle était inférieure et que les majorations pour manquement délibéré n'étaient pas fondées. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la société requérante n'étaient pas fondés, sans détailler l'analyse des méthodes de valorisation dans cet extrait. La décision applique les articles 256 et suivants du code général des impôts relatifs à la TVA.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408015(TA38-2408015)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'un nouveau récépissé en cours d'instance avait rouvert l'instruction de la demande et que M. B ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée, les conclusions relatives au récépissé étant devenues sans objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203698(TA38-2203698)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire formé par M. A, détenu, contre une sanction de vingt jours de cellule disciplinaire avec sursis. La juridiction retient que la composition de la commission de discipline n’a pas été régulièrement portée à la connaissance du requérant, le privant ainsi d’une garantie essentielle. Cette irrégularité de procédure, fondée sur les articles R. 234-2, R. 234-6, R. 234-12 et R. 234-13 du code pénitentiaire, entache la légalité de la sanction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203700(TA38-2203700)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème chambre) a statué sur la demande de la SARL Saint Enogat, qui sollicitait la restitution d'un crédit de TVA de 63 934 euros au titre du 2ème trimestre 2021. L'administration fiscale avait partiellement accordé ce remboursement, réduisant le litige à 36 667 euros. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles 271 du code général des impôts et 208 de l'annexe II, considérant que le droit à déduction de la TVA était prescrit. En effet, les factures rectificatives, bien que datées de 2020, portaient des numéros d'ordre identiques à des factures de 2018, établissant que le point de départ du délai de prescription était 2018, expirant le 31 décembre 2020, avant les déclarations rectificatives de 2021.

Résumé IA