Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500035(TA38-2500035)

Le Tribunal administratif de Grenoble a provisoirement liquidé l'astreinte de 200 euros par jour de retard prononcée le 19 décembre 2024 à l'encontre de l'État, pour inexécution d'une injonction de délivrer un titre de séjour provisoire à une ressortissante étrangère. Constatant que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté les mesures ordonnées malgré les convocations, le juge des référés a fixé le montant de l'astreinte à 3 300 euros pour 33 jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409709(TA38-2409709)

Rejet d’une requête en excès de pouvoir par le Tribunal administratif de Grenoble, contestant le refus de la commission de médiation de l’Isère de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. B. Le requérant n’a pas justifié son changement d’adresse ni régularisé sa requête malgré une invitation, laissant sa demande dépourvue de moyens opérants. L’ordonnance rejette la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute d’éléments permettant d’apprécier le bien-fondé des moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2408314(TA38-2408314)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme B sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait une expertise relative à sa prise en charge au centre hospitalier Grenoble Alpes à compter de 2013. Le juge a estimé que cette mesure n’était pas utile, une expertise contradictoire ayant déjà été ordonnée par la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux, dont les conclusions n’étaient pas utilement contestées. La demande de Mme B a donc été rejetée, de même que les conclusions accessoires du centre hospitalier.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2407686(TA38-2407686)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la région Auvergne-Rhône-Alpes concernant les désordres affectant les panneaux de bardage des façades du lycée Victor Hugo à Valence, présentant des risques de chute. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de futures actions en responsabilité. L'expert désigné devra notamment déterminer les causes des désordres, décrire leur étendue, et donner un avis sur les travaux de remise en état. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500126(TA38-2500126)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait des mesures pour remédier à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions visant à ordonner des mesures générales d'organisation du service public d'accueil des étrangers, estimant qu'elles relevaient de mesures réglementaires. En revanche, il a constaté un non-lieu à statuer sur la demande individuelle de rendez-vous, la préfète de l'Isère ayant délivré une convocation à M. B postérieurement à l'introduction de la requête. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2410191(TA38-2410191)

Suspension d’un refus implicite de délivrance d’une carte de résident par le tribunal administratif de Grenoble. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence était remplie, la requérante étant placée en situation irrégulière faute de renouvellement de son récépissé. Il a également retenu un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, il a ordonné la suspension de la décision implicite du préfet de l’Isère, enjoint le réexamen du dossier dans un délai de deux mois et la délivrance d’un document provisoire de séjour avec autorisation de travail sous cinq jours, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410193(TA38-2410193)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. L’affaire portait sur un recours pour excès de pouvoir relatif au droit des étrangers, fondé sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de procès.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500601(TA38-2500601)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit d'asile. La juge des référés a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme A, ressortissante guinéenne, dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose un enregistrement sous trois jours ouvrés, porté à dix jours en cas d'afflux. Le tribunal a jugé que le délai d'enregistrement de plus d'un mois, sans justification de difficultés conjoncturelles, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, en privant la requérante des conditions matérielles d'accueil.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410401(TA38-2410401)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance du 9 août 2024 qui enjoignait au préfet de l'Isère de convoquer Mme C pour lui délivrer un rendez-vous en vue d'une demande de titre de séjour. La préfète a démontré que la requérante avait été convoquée et avait obtenu un récépissé de demande de titre de séjour, valable jusqu'en mai 2025. Le juge a donc constaté que l'ordonnance initiale avait été exécutée et a rejeté la demande d'astreinte. Il a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à Mme C au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2305443(TA38-2305443)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 255,33 euros. La solution retenue se fonde sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui exclut toute remise gracieuse en cas de fausse déclaration ou manœuvre frauduleuse. Le tribunal a constaté que M. A avait omis de déclarer sa pension d’invalidité pendant trois ans, caractérisant un manquement délibéré à ses obligations déclaratives. Dès lors, le département était en situation de compétence liée pour refuser la remise, rendant inopérant le moyen tiré de la précarité de sa situation. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500108(TA38-2500108)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé, son titre étant expiré. Le tribunal a considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, la préfète ayant délivré en cours d'instance une attestation de prolongation d'instruction permettant à l'intéressée de justifier de la régularité de son séjour. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2410176(TA38-2410176)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. A, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans. Le juge a estimé que la menace pour l'ordre public n'était pas établie, faute de poursuites ou de condamnations pénales, les seuls faits de garde à vue étant insuffisants. La décision se fonde sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les conditions n'étaient pas remplies.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2500514(TA38-2500514)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de Mme C qui sollicitait une nouvelle expertise médicale sur les conditions de son hospitalisation au CHU Grenoble-Alpes. La requérante invoquait l'absence de communication du pré-rapport de l’expert désigné, mais le juge constate que ce moyen est contredit par les faits et qu’aucune critique précise n’est formulée contre le rapport d’expertise déjà déposé. La mesure sollicitée est jugée dépourvue d’utilité au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal rappelle en outre le risque d’amende pour recours abusif en cas de demandes réitérées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500258(TA38-2500258)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. S'agissant de l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français depuis au moins deux ans, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour de plein droit. Par conséquent, la mesure d'éloignement était légale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2405817(TA38-2405817)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la SNC Hôtel Alpina et de la SA Genefim concernant les infiltrations d'eau affectant le tunnel d'accès à une discothèque, situé sous une voirie publique à Chamonix-Mont-Blanc. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes, l'étendue des désordres et les responsabilités éventuelles. La présence de la commune, de la SAS Distribution Casino France et de la société AXA France Iard aux opérations d'expertise a été estimée nécessaire à ce stade. Les demandes de frais de procès présentées par les parties ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2408722(TA38-2408722)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A contestant un indu de la caisse d'allocations familiales de l'Isère. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en violation des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2407395(TA38-2407395)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de M. B A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour quatre mois décidée par le préfet de l’Allier. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute de moyen sérieux, et en l’absence de confirmation de maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L’ordonnance constate donc le désistement sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2408234(TA38-2408234)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait la limitation de son chèque alimentaire à 70 euros au lieu de 150 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue le 22 janvier 2025.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409158(TA38-2409158)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. F et Mme E, ressortissants macédoniens, qui contestaient les arrêtés du 22 mai 2024 du préfet de la Savoie leur interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l’article L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ni les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et qu’elle n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500502(TA38-2500502)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par le juge des référés, rejette la requête de M. B A qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou qu'elle est manifestement mal fondée, permettant un rejet sans procédure contradictoire en application de l'article L. 522-3 du même code. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-12 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les modalités de dépôt des demandes et la délivrance des récépissés ou attestations.

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