Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408725(TA38-2408725)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Drôme de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, Mme A n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en violation des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a été rendue le 21 janvier 2025.
N° TA38-2410140(TA38-2410140)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme A. En cours d'instance, la préfète a délivré une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision de refus. Le juge a constaté que les conclusions à fin de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et n'a donc pas statué sur l'urgence ni le doute sérieux. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de Mme A au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA38-2410134(TA38-2410134)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 9 septembre 2024 par lequel le maire de Saint-Rambert-d’Albon s’est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l’implantation d’une station relais. Le juge a retenu l’urgence, compte tenu de l’intérêt public lié à la couverture du territoire par les réseaux de téléphonie mobile et des engagements de l’opérateur. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article UI 2-2 du plan local d’urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au maire de délivrer provisoirement une attestation de non-opposition, sans astreinte.
N° TA38-2410359(TA38-2410359)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait l’exécution sous astreinte de l’ordonnance du 7 août 2024. Cette ordonnance avait suspendu le refus implicite de titre de séjour et enjoint à la préfète de l’Isère de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté qu’un titre de séjour valable avait été délivré à M. A avant l’introduction de sa requête, ce qui assurait pleinement l’exécution de l’ordonnance. La solution retenue est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409327(TA38-2409327)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de l'Isère, mais n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation. Cette omission, non justifiée, a conduit au rejet sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500484(TA38-2500484)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’interdiction de conduire de cinq mois infligée à M. B par le préfet de la Haute-Savoie. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison du délai de deux mois entre la notification de la décision et la requête, du faible solde restant de la peine, et du comportement dangereux de l’intéressé (conduite sous stupéfiants). La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre un acte administratif.
N° TA38-2500597(TA38-2500597)
Rejet implicite de demande de naturalisation. Tribunal administratif de Grenoble, ordonnance de référé du 21 janvier 2025. La requête de M. A, visant à faire constater le rejet implicite et à ordonner le traitement de son dossier, est rejetée. Le juge des référés estime que la demande ne remplit pas les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (absence de recours en annulation parallèle et de moyen sérieux) et que la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 se heurterait à l'exécution de la décision implicite de rejet.
N° TA38-2500251(TA38-2500251)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un litige portant sur le montant des charges de copropriété réglées à son bailleur social, la société Advivo. Le juge a constaté que le contrat de location d’un logement auprès d’un bailleur social est un contrat de droit privé, et que les litiges relatifs aux charges de copropriété en découlant ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA38-2500243(TA38-2500243)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B A comme portée devant une juridiction incompétente. Mme A contestait le prix de vente d'un terrain acquis par la commune de Magland sur le fondement de l'article 1674 du code civil. Le tribunal a jugé que cette acquisition par contrat, même faisant suite à une procédure de préemption, constitue un acte de droit privé relevant de la compétence du juge judiciaire. La décision a été prise sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500497(TA38-2500497)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit d'asile. Le juge a été saisi par Mme B, ressortissante nigériane, et ses deux enfants mineurs, qui dormaient dans la rue, pour contester le délai d'enregistrement de leur demande d'asile fixé au 6 mars 2025, soit plus d'un mois et demi après leur présentation. Le tribunal a considéré que ce délai excédait les limites légales prévues à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (3 jours ouvrés, porté à 10 en cas d'afflux) et que la privation des conditions matérielles d'accueil qui en résultait portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer les demandes d'asile dans un délai de trois jours ouvrés sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2408209(TA38-2408209)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme C. Ces derniers demandaient la suspension de la décision du 26 septembre 2024 les mettant en demeure de scolariser leur enfant, après le refus de leur demande d'instruction en famille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
N° TA38-2500533(TA38-2500533)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant congolais accompagné de ses deux jeunes enfants. Il leur avait été imposé un délai de plus d'un mois pour l'enregistrement de leur demande d'asile, les privant ainsi des conditions matérielles d'accueil. Le juge a considéré que ce délai, non justifié par des difficultés conjoncturelles, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous sous trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
N° TA38-2500146(TA38-2500146)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une requête de M. B visant à obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction pour un rendez-vous en préfecture en vue du renouvellement de son titre de séjour, a pris acte du désistement pur et simple de ses conclusions principales. Le juge a admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle, mais a rejeté les conclusions de son avocat présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et de la loi sur l'aide juridique.
N° TA38-2102316(TA38-2102316)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, qui contestait un permis de construire modificatif délivré à M. C par le maire de Saint-Offenge. Le tribunal a jugé que les modifications apportées au projet initial (augmentation de surface, modifications des aspects extérieurs, suppression de la piscine et des panneaux solaires) ne remettaient pas en cause sa conception générale, rendant inutile le dépôt d’un nouveau permis. Il a également écarté le moyen tiré de l’insuffisance du dossier de demande, estimant que la notice prévue à l’article R. 431-8 du code de l’urbanisme était suffisante. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-8 et R. 600-1 du code de l’urbanisme, ainsi que sur le règlement du PLUI Grand Lac.
N° TA38-2102627(TA38-2102627)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande indemnitaire de M. C, exploitant agricole, qui sollicitait la réparation des préjudices résultant de l'illégalité de deux refus de permis de construire (un hangar et une bergerie), annulés par des jugements définitifs de 2016 et 2019. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de la commune de Soyans et de l'État, en raison de l'illégalité de ces décisions. Toutefois, il a limité l'indemnisation aux seuls préjudices directs et certains, écartant les demandes relatives à la dépréciation du matériel et aux pertes d'exploitation non démontrées. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA38-2409377(TA38-2409377)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, agent contractuel du CROUS, qui contestait l'interdiction de reprendre son travail sans un avis médical préalable. Le juge a estimé que cette mesure, fondée sur l'article 17 du décret du 17 janvier 1986, n'était pas manifestement illégale car elle s'applique également aux pathologies psychiques. La condition d'urgence n'a pas été examinée, l'atteinte à la liberté fondamentale du droit au travail n'étant pas caractérisée. La demande a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2410092(TA38-2410092)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Savoie le 10 décembre 2024. Le juge a constaté qu'aucune décision d'éloignement n'avait été notifiée à l'intéressé, rendant sa demande impossible à régulariser. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500465(TA38-2500465)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48SI du 21 mai 2024 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu sept mois après la notification de la décision pour saisir le juge des référés, sans justifier de sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité.
N° TA38-2107568(TA38-2107568)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société 38 Isle, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Valence du 28 avril 2021 lui refusant un permis de construire pour un immeuble collectif. Le tribunal a estimé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme était légal, en raison des risques pour la sécurité publique liés à la configuration du projet (accès difficile, risque de propagation d'incendie, difficultés d'évacuation). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2407930(TA38-2407930)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait un arrêté du maire de Thonon-les-Bains fixant l'horaire de fermeture des établissements de vente à emporter à 21 heures. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le désistement pur et simple, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté municipal.