Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2410103(TA38-2410103)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-5 et suivants du Code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Leitner France. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n°1 du marché de construction du TSCD de Beauregard, lancé par la SAEM Les Portes du Mont-Blanc, en invoquant un défaut d'évaluation des offres de base, une modification substantielle de la consultation et une divulgation d'informations confidentielles. Le juge a estimé qu'aucun des manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence, régies par le code de la commande publique, n'était fondé. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure et de reprise des négociations a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410048(TA38-2410048)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la commune des Côtes-d'Arey sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de levée de la suspension du permis de construire initialement accordé. La commune soutenait que les vices ayant justifié la suspension avaient été régularisés par un permis modificatif délivré le 11 octobre 2024. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments nouveaux invoqués ne permettaient pas de démontrer une régularisation complète des illégalités constatées, notamment au regard des articles UC1, UC3.3.2, UC11 et UC12 du règlement du plan local d'urbanisme ainsi que de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2023 a été maintenue.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101660(TA38-2101660)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme D visant à l’annulation de trois arrêtés du maire des Allues (permis de construire initial du 8 avril 2020 et permis modificatifs des 27 juillet et 15 décembre 2020) autorisant la transformation d’une grange en logement et la construction d’un garage. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour les permis initial et modificatif n°1 (tardiveté des recours), et a jugé que Mme D ne justifiait pas d’un intérêt à agir contre le permis modificatif n°2. En conséquence, la demande d’annulation a été rejetée, et Mme D a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune des Allues au titre des frais de justice, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative en sa faveur.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500542(TA38-2500542)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a radié la requête n°2500542 de M. B, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour. Cette décision a été prise car la requête constituait un mémoire complémentaire à une précédente requête (n°2410366) déposée par le même requérant et ayant le même objet. La solution retenue est la radiation de la seconde requête, sans examen au fond, sur le fondement des règles de procédure du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2410385(TA38-2410385)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 27 juin 2024, a constaté que le préfet de l’Isère avait fixé un rendez-vous à M. C et délivré le récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. L’exécution complète de l’injonction rendant la requête sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407808(TA38-2407808)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer à M. A un titre l'autorisant à séjourner et à travailler jusqu'au jugement au fond, et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2203772(TA38-2203772)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de La Poste refusant de reconnaître l'imputabilité au service du suicide de M. G C, survenu le 24 juin 2020. Les requérants, ayants droit de l'agent, soutenaient que ce suicide était en lien direct avec la dégradation des conditions de travail consécutive à une réorganisation du service en juillet 2018. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien direct avec le service n'était pas établi, le suicide étant survenu hors du temps et du lieu de service, sans élément suffisant pour démontrer que les modifications des conditions de travail étaient la cause déterminante du passage à l'acte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique et la jurisprudence relative à la présomption d'imputabilité au service.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2407930(TA38-2407930)

Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait un arrêté du maire de Thonon-les-Bains fixant l'horaire de fermeture des établissements de vente à emporter à 21 heures. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le désistement pur et simple, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté municipal.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500465(TA38-2500465)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48SI du 21 mai 2024 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu sept mois après la notification de la décision pour saisir le juge des référés, sans justifier de sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500533(TA38-2500533)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant congolais accompagné de ses deux jeunes enfants. Il leur avait été imposé un délai de plus d'un mois pour l'enregistrement de leur demande d'asile, les privant ainsi des conditions matérielles d'accueil. Le juge a considéré que ce délai, non justifié par des difficultés conjoncturelles, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous sous trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2409905(TA38-2409905)

Décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal constate que M. B, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 15 février 2024, n'a reçu aucune offre de logement adaptée. Il enjoint au préfet de l'Isère d'assurer son logement avant le 31 mars 2025, sous astreinte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410092(TA38-2410092)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Savoie le 10 décembre 2024. Le juge a constaté qu'aucune décision d'éloignement n'avait été notifiée à l'intéressé, rendant sa demande impossible à régulariser. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409377(TA38-2409377)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, agent contractuel du CROUS, qui contestait l'interdiction de reprendre son travail sans un avis médical préalable. Le juge a estimé que cette mesure, fondée sur l'article 17 du décret du 17 janvier 1986, n'était pas manifestement illégale car elle s'applique également aux pathologies psychiques. La condition d'urgence n'a pas été examinée, l'atteinte à la liberté fondamentale du droit au travail n'étant pas caractérisée. La demande a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407385(TA38-2407385)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA), compte tenu de son maintien irrégulier, de la situation irrégulière de sa compagne et de sa condamnation pour usage de faux document. Il a également jugé que sa situation personnelle ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403636(TA38-2403636)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Pont de Beauvoisin délivrant un permis de construire modificatif à la SCCV Les Jardins du Guiers. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté contesté le 2 juillet 2024. Invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, les requérants n’ont pas répondu dans le délai imparti, ce qui vaut désistement en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la SCCV au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102316(TA38-2102316)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, qui contestait un permis de construire modificatif délivré à M. C par le maire de Saint-Offenge. Le tribunal a jugé que les modifications apportées au projet initial (augmentation de surface, modifications des aspects extérieurs, suppression de la piscine et des panneaux solaires) ne remettaient pas en cause sa conception générale, rendant inutile le dépôt d’un nouveau permis. Il a également écarté le moyen tiré de l’insuffisance du dossier de demande, estimant que la notice prévue à l’article R. 431-8 du code de l’urbanisme était suffisante. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-8 et R. 600-1 du code de l’urbanisme, ainsi que sur le règlement du PLUI Grand Lac.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2202715(TA38-2202715)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui maintenir, en 2021, les montants de l’IFSE et du CIA perçus en 2020. La requérante soutenait que l’instruction ministérielle du 6 février 2020 garantissait le maintien de ces indemnités jusqu’à sa mobilité, mais le tribunal a jugé que cette instruction, dépourvue de valeur réglementaire, ne pouvait créer de droit. Il a également estimé que la baisse de l’IFSE résultait légalement d’un changement de fonctions intervenu en juin 2021, et que le CIA, lié à l’engagement professionnel, pouvait être modulé annuellement sans droit au maintien. La solution s’appuie sur les articles 20 de la loi du 13 juillet 1983 et 1er du décret du 20 mai 2014, ainsi que sur le décret du 26 août 2010.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500078(TA38-2500078)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. et Mme C, ressortissants kosovars, contre une décision du 20 décembre 2024 de l'OFII leur refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a admis les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de motivation, l'illégalité du classement en fuite, l'erreur de droit, la méconnaissance de la chose jugée et la violation des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision finale est attendue après l'audience du 17 janvier 2025.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2102627(TA38-2102627)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande indemnitaire de M. C, exploitant agricole, qui sollicitait la réparation des préjudices résultant de l'illégalité de deux refus de permis de construire (un hangar et une bergerie), annulés par des jugements définitifs de 2016 et 2019. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de la commune de Soyans et de l'État, en raison de l'illégalité de ces décisions. Toutefois, il a limité l'indemnisation aux seuls préjudices directs et certains, écartant les demandes relatives à la dépréciation du matériel et aux pertes d'exploitation non démontrées. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500534(TA38-2500534)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. C qui dénonçait des faits de harcèlement moral et autres violences professionnelles contre l’INRIA, l’Université Grenoble Alpes et l’Université de Chambéry. La requête est jugée irrecevable car elle ne contient aucune conclusion précise, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, et ne démontre pas l’urgence requise par l’article L. 521-2 du même code. En raison du caractère abusif de ce nouveau recours, après plusieurs rejets antérieurs, une amende de 3 000 euros est infligée à M. C sur le fondement de l’article R. 741-12 du code de justice administrative.

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