Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2202514(TA38-2202514)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCI L'Adret, qui sollicitait la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d’un montant de 122 129 euros pour la période du 27 mai 2016 au 30 juin 2019. La société avait acquis un chalet neuf à Abondance et soutenait que son activité de location meublée avec services ouvrait droit à un coefficient d’assujettissement de 1, permettant la déduction de la TVA. Le tribunal a jugé que la SCI n’avait pas démontré avoir réalisé des opérations imposables à la TVA pendant la période en litige, faute de justifier de l’exercice effectif de son droit d’option pour l’assujettissement des locations nues ou de la réalité d’une activité de location meublée. La solution retenue s’appuie sur les articles 256, 257 et 271 du code général des impôts, ainsi que sur les articles 205 et 206 de l’annexe II au même code.
N° TA38-2407834(TA38-2407834)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'assignant à résidence pour trois mois renouvelable. Le tribunal a jugé que M. B n'apportait pas la preuve de son insertion professionnelle ou familiale, contredisant ses propres déclarations lors de son audition. La décision s'appuie sur l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet l'assignation à résidence en cas d'impossibilité d'exécuter une obligation de quitter le territoire. Les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'atteinte à la vie privée et familiale ont été écartés.
N° TA38-2203051(TA38-2203051)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la décharge de l'impôt sur la plus-value immobilière réalisée en 2021. Mme A invoquait l'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts, applicable en cas de première cession d'un logement autre que la résidence principale, sous condition de remploi du prix dans un délai de 24 mois pour acquérir sa résidence principale. Le tribunal a jugé que le bénéfice de cette exonération est subordonné à une déclaration expresse dans l'acte de cession, conformément à l'article 150 VG du même code et à l'article 41 duovicies-0 H de son annexe III. En l'absence de cette mention dans l'acte, la requérante ne peut pas régulariser sa situation par une réclamation contentieuse ultérieure.
N° TA38-2407918(TA38-2407918)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et signalement SIS. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que, malgré la présence en France depuis l'âge de 3 ans, les nombreuses condamnations pénales de l'intéressé justifiaient le refus de titre de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2500131(TA38-2500131)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté de transfert aux autorités suisses pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait les articles 8 et 9 du règlement Dublin III, mais le tribunal a jugé ces dispositions inopérantes car elles concernent les mineurs non accompagnés et les membres de la famille, ce qui n'était pas son cas. Le tribunal a également estimé que la préfète n'avait pas méconnu l'article 17 du même règlement, la clause discrétionnaire ne constituant pas un droit pour le demandeur, et que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. La décision a été rendue sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2410125(TA38-2410125)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C, ressortissant comorien, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation. Le tribunal relève que la demande de renouvellement a fait l'objet d'une décision implicite de rejet le 10 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui rend impossible toute injonction sur ce fondement. Il incombe à l'intéressé de contester ce refus implicite par les voies de droit appropriées. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407166(TA38-2407166)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la communauté de vie avec son épouse, ressortissante italienne, n'était pas établie, ce qui ne permettait pas de lui reconnaître un droit au séjour sur le fondement de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du même code.
N° TA38-2500456(TA38-2500456)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante congolaise, pour contester le délai tardif fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a rappelé que le droit d'asile est une liberté fondamentale et que l'enregistrement doit intervenir dans un délai maximal de dix jours ouvrés en cas d'afflux, conformément à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la privation des conditions matérielles d'accueil due à ce délai excessif constituait une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté, justifiant l'urgence. En conséquence, le tribunal a ordonné à la préfète d'enregistrer la demande d'asile de Mme C dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a admis l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2500234(TA38-2500234)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme et M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander la modification d'une ordonnance du 27 décembre 2024, demeurée inexécutée par la préfète de l'Isère. Constatant que la préfète n'avait pas respecté l'injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement des demandes d'asile dans un délai de trois jours, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau. Il a donc modifié les mesures ordonnées en enjoignant à la préfète de fixer un rendez-vous sous deux jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 22 janvier 2025. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 911-6 du code de justice administrative.
N° TA38-2407922(TA38-2407922)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A F, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 29 septembre 2024 retirant son titre de séjour obtenu frauduleusement, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de 5 ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, considérant que l'arrêté était régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de sa faible durée de résidence en France (depuis 2019), de sa situation matrimoniale en instance de divorce et de sa condamnation pénale pour violences conjugales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2407186(TA38-2407186)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de sérieux dans le suivi des formations par le requérant. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. F, au sens de l'article L. 423-23 du même code et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte présence en France et de l'absence d'attaches familiales sur le territoire.
N° TA38-2407168(TA38-2407168)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment intenses en France et du maintien irrégulier de l'intéressé. Il a également jugé que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, faute pour M. B de remplir les conditions de délivrance d'un titre. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408475(TA38-2408475)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le centre hospitalier régional de Grenoble à verser une provision de 176 169,16 euros à M. A. Cette somme est destinée à réparer les préjudices résultant d’une faute médicale lors d’une intervention chirurgicale du 8 octobre 2020, ayant causé une paraplégie. La faute, non contestée par l’hôpital, est caractérisée par l’absence de repérage d’une artère visible sur les imageries. Le montant de la provision a été jugé non sérieusement contestable au vu des préjudices subis, incluant déficits fonctionnels et souffrances.
N° TA38-2500361(TA38-2500361)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante afghane, qui contestait le délai fixé au 4 février 2025 pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a estimé que, bien que ce délai excède les trois jours ouvrés prévus par l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'a pas démontré de conséquences graves justifiant une intervention d'urgence pour sauvegarder sa liberté fondamentale d'asile. L'ordonnance admet l'intervention de l'association Accueil demandeurs d'asile et accorde l'aide juridictionnelle provisoire à Mme B.
N° TA38-2410259(TA38-2410259)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme C de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère lui refusant un titre de séjour et à des mesures d'injonction. La requérante s'est désistée après que la préfète lui a fixé un rendez-vous pour renouveler son récépissé. Le juge a admis provisoirement Mme C à l'aide juridictionnelle mais a rejeté ses conclusions au titre des frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2407235(TA38-2407235)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a constaté son désistement et lui en a donné acte par ordonnance du 16 janvier 2025.
N° TA38-2302986(TA38-2302986)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une demande indemnitaire de 10 000 euros contre l’État pour non-exécution d’une décision de la commission de médiation de l’Isère du 7 février 2022 le reconnaissant prioritaire pour un logement. Par un mémoire du 10 janvier 2025, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par ordonnance du 16 janvier 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410253(TA38-2410253)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère lui refusant un titre de séjour. La requérante s'est désistée après que l'administration lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a également condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de l'admission définitive de l'intéressée à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2500119(TA38-2500119)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 1er janvier 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation de l’arrêté. Il a jugé que la prolongation de l’interdiction était légalement fondée sur l’article L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu du maintien irrégulier de l’intéressée et de la menace pour l’ordre public liée à son interpellation pour vol en réunion. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2410115(TA38-2410115)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfète s'étant engagée à renouveler le récépissé de la requérante. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.