Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2408839(TA38-2408839)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a partiellement fait droit à la demande de Mme C E et M. D E, ayants droit de M. A E. La responsabilité du Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble pour manquement aux règles de l'art lors d'une intervention chirurgicale du 7 novembre 2011 (brûlure de l'arbre respiratoire par inflammation du gaz anesthésiant) n'était pas sérieusement contestable. Le juge a accordé une provision de 55 000 euros à M. A E pour ses préjudices (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, préjudices esthétiques et déficit fonctionnel permanent), et une provision de 8 000 euros à Mme E pour son préjudice d'affection, après déduction des provisions déjà versées. La demande de M. D E a été rejetée. La décision se fonde sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les principes de responsabilité hospitalière.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500152(TA38-2500152)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 19 décembre 2024 enjoignant à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant l'inexécution de cette injonction comme élément nouveau, le juge a assorti la mesure d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de l'administration. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la loi relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410253(TA38-2410253)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère lui refusant un titre de séjour. La requérante s'est désistée après que l'administration lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a également condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de l'admission définitive de l'intéressée à l'aide juridictionnelle.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2407540(TA38-2407540)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. D. Cette mesure vise à déterminer les causes des désordres affectant sa propriété, située à proximité de la route nationale 7, et à évaluer les préjudices subis. Le tribunal a rejeté l'argument du préfet de la Drôme selon lequel l'expertise serait inutile, estimant qu'elle présente un caractère utile pour un éventuel litige indemnitaire. L'expert désigné devra notamment recenser les dégradations, évaluer les responsabilités et chiffrer les préjudices. La demande de M. D tendant à ce que l'État prenne en charge les frais de procès a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500119(TA38-2500119)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 1er janvier 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation de l’arrêté. Il a jugé que la prolongation de l’interdiction était légalement fondée sur l’article L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu du maintien irrégulier de l’intéressée et de la menace pour l’ordre public liée à son interpellation pour vol en réunion. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500066(TA38-2500066)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A afin de faire constater l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 16 décembre 2024. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de statuer sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A sous astreinte de 300 euros par jour de retard. Le tribunal a constaté que la préfète n'avait pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, constituant un élément nouveau justifiant la modification des mesures ordonnées. En conséquence, le juge a prononcé la liquidation de l'astreinte et fixé une nouvelle astreinte de 500 euros par jour de retard à l'encontre de l'État. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500023(TA38-2500023)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant justifié avoir délivré un rendez-vous au requérant le 20 janvier 2025, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410169(TA38-2410169)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B C épouse A de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et une autorisation provisoire de séjour. La préfète de l'Isère avait conclu au non-lieu à statuer, et la requérante s'est désistée de ces demandes. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B C épouse A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2410201(TA38-2410201)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Terideal-Segex travaux et services. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n°3 et n°4 d’un marché de requalification urbaine de la commune de Tullins, invoquant une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d’appréciation sur le critère environnemental. Le juge a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, la commune ayant suffisamment motivé ses décisions et justifié les écarts de notation. La décision s’appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative relatifs aux référés contractuels.

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OrdonnanceExécution d'un jugementREJETE

TA38-2500098(TA38-2500098)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement à 2 400 euros l'astreinte de 200 euros par jour prononcée le 21 octobre 2024, en raison de l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction de délivrer un titre de séjour provisoire à Mme B. La préfète avait pris un arrêté de refus de titre et d'obligation de quitter le territoire, ce qui n'a pas été considéré comme un cas de force majeure justifiant l'inexécution. Le tribunal a porté l'astreinte à un montant définitif de 200 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice. Cette décision s'appuie sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410202(TA38-2410202)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. et Mme B, a pris acte de leur désistement d'instance après que la préfète de l'Isère leur a délivré un rendez-vous en préfecture le 17 janvier 2025 pour déposer leur demande de renouvellement de titre de séjour. Les requérants contestaient l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous, ce qui les plaçait en situation irrégulière et les privait de revenus. Malgré le désistement, le tribunal a condamné l'État à leur verser 1 500 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances le justifiaient.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409860(TA38-2409860)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2024. Cet arrêté retirait le budget supplémentaire 2024 de l'association syndicale de gestion des cours d'eau de Bresson à Saint-Ismier et le remplaçait par un nouveau budget intégrant une charge exceptionnelle de 1 696 992 euros. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de fait, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence. La solution retenue s'appuie sur l'application de l'article 5 d'un arrêté préfectoral antérieur du 14 septembre 2022, devenu définitif.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500269(TA38-2500269)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait l'orientation de sa famille vers une structure d'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que, compte tenu de la situation de la famille (retour récent en France sans droit au séjour, hébergement temporaire chez des tiers non interrompu à bref délai) et de la saturation avérée du dispositif d'hébergement d'urgence dans le département, la carence de l'administration n'était pas caractérisée. En conséquence, l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a pas été retenue. La décision applique les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2104282(TA38-2104282)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de la société A Frères qui contestait deux arrêtés préfectoraux de mise en demeure relatifs à l’exploitation d’une carrière à Saint-Gingolph. Le tribunal a jugé que les conclusions visant à faire déclarer nuls des rapports d’inspection et un dossier administratif étaient irrecevables, car il n’appartient pas au juge administratif de prononcer de telles déclarations de droit en dehors des cas prévus par un texte. De même, les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour absence de demande préalable auprès de l’administration, et les conclusions présentées au nom d’un tiers (M. B A) ont été déclarées irrecevables. La décision s’appuie notamment sur les articles R. 611-8-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409813(TA38-2409813)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A B, ressortissant brésilien. Le juge estime que le requérant n’a pas formulé un moyen suffisamment précis pour créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l’absence de référence aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les conclusions accessoires sont également rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410099(TA38-2410099)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A. La requérante invoquait l'urgence et des moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme A étant en partie à l'origine de sa situation en n'ayant pas renouvelé son récépissé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2103441(TA38-2103441)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a examiné le recours en excès de pouvoir de la société A Frères contre deux arrêtés préfectoraux de la Haute-Savoie (30 mars et 10 juin 2021) la mettant en demeure de remettre en état une carrière et de régulariser sa situation administrative. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions visant à déclarer nuls des rapports d'inspection et un dossier administratif étaient irrecevables, faute de texte habilitant la juridiction à prononcer une telle déclaration de droit. Il a également jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de la société, en l'absence de demande préalable à l'administration, et celles présentées au nom d'un tiers. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 611-7 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2407502(TA38-2407502)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D épouse B d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire du Bourget du Lac. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 15 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant éteinte par ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407943(TA38-2407943)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'autorisation de réaliser une terrasse et une avancée de toit après modification de son projet. La requête ne tendait ni à l'annulation des décisions du 13 août 2024 par lesquelles le maire s'était opposé à ses déclarations préalables, ni à une demande indemnitaire. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l'absence de recours contre une décision administrative.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2409372(TA38-2409372)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 14 juin 2024, qui avait suspendu la clôture de la demande de titre de séjour de Mme B et enjoint au préfet de réexaminer sa situation. Constatant que la préfète de l'Isère avait délivré une attestation de prolongation d'instruction mais n'avait pas pris de décision expresse sur le droit au séjour, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à son encontre, à défaut d'exécution complète dans un délai de quinze jours. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

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