Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500050(TA38-2500050)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a convoqué le requérant à un rendez-vous le 21 janvier 2025. Le juge a constaté que la demande avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en rejetant les frais de justice demandés.
N° TA38-2410346(TA38-2410346)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné une demande de modification des mesures ordonnées par une précédente ordonnance du 17 juin 2024. Constatant que le préfet de l'Isère n'avait exécuté que partiellement cette ordonnance (délivrance d'un récépissé non renouvelé et absence de délivrance du titre de séjour provisoire), le juge des référés a retenu l'existence d'un élément nouveau justifiant une modification. Il a enjoint à la préfète de délivrer à M. B un titre de séjour provisoire "vie privée et familiale" sous un mois et un document provisoire l'autorisant à travailler sous deux jours, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2410099(TA38-2410099)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A. La requérante invoquait l'urgence et des moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme A étant en partie à l'origine de sa situation en n'ayant pas renouvelé son récépissé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409860(TA38-2409860)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2024. Cet arrêté retirait le budget supplémentaire 2024 de l'association syndicale de gestion des cours d'eau de Bresson à Saint-Ismier et le remplaçait par un nouveau budget intégrant une charge exceptionnelle de 1 696 992 euros. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de fait, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence. La solution retenue s'appuie sur l'application de l'article 5 d'un arrêté préfectoral antérieur du 14 septembre 2022, devenu définitif.
N° TA38-2104007(TA38-2104007)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par plusieurs associations et un particulier d’un recours en excès de pouvoir contre la charte d’engagements relative à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques publiée par SNCF Réseau. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants ont été invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, mais n’ont pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 15 janvier 2025, le tribunal a donné acte du désistement d’office de la requête, considérant que les requérants étaient réputés s’être désistés de l’ensemble de leurs conclusions. L’intervention volontaire de SNCF Réseau a été déclarée sans objet.
N° TA38-2410356(TA38-2410356)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 19 novembre 2024 par lequel le président du centre communal d'action sociale de Grenoble avait suspendu à titre conservatoire une aide-soignante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, d'une part, car le centre communal n'avait pas justifié de l'urgence à écarter l'agent du service plusieurs mois après les faits reprochés, et d'autre part, car la suspension entraînait une perte de rémunération significative pour l'agent, qui élève seule sa fille. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code général de la fonction publique.
N° TA38-2410273(TA38-2410273)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour "étudiant". La condition d'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision, invoqués par le requérant au regard des articles L. 422-1 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont devenus sans objet après que la préfète a délivré le titre sollicité. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 900 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2410267(TA38-2410267)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. A. La condition d'urgence a été reconnue car l'expiration de son récépissé le 31 décembre 2024 le plaçait en situation irrégulière, compromettant son contrat d'apprentissage et l'obtention de son CAP. Un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail dans un délai de 48 heures.
N° TA38-2410202(TA38-2410202)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. et Mme B, a pris acte de leur désistement d'instance après que la préfète de l'Isère leur a délivré un rendez-vous en préfecture le 17 janvier 2025 pour déposer leur demande de renouvellement de titre de séjour. Les requérants contestaient l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous, ce qui les plaçait en situation irrégulière et les privait de revenus. Malgré le désistement, le tribunal a condamné l'État à leur verser 1 500 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances le justifiaient.
N° TA38-2410129(TA38-2410129)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 28 octobre 2024 par laquelle la directrice du centre hospitalier Alpes-Isère a révoqué Mme C, éducatrice spécialisée. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de matérialité des faits de violence et le caractère disproportionné de la sanction, n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'est pas examinée. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409813(TA38-2409813)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A B, ressortissant brésilien. Le juge estime que le requérant n’a pas formulé un moyen suffisamment précis pour créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l’absence de référence aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les conclusions accessoires sont également rejetées.
N° TA38-2409372(TA38-2409372)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 14 juin 2024, qui avait suspendu la clôture de la demande de titre de séjour de Mme B et enjoint au préfet de réexaminer sa situation. Constatant que la préfète de l'Isère avait délivré une attestation de prolongation d'instruction mais n'avait pas pris de décision expresse sur le droit au séjour, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à son encontre, à défaut d'exécution complète dans un délai de quinze jours. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA38-2103441(TA38-2103441)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a examiné le recours en excès de pouvoir de la société A Frères contre deux arrêtés préfectoraux de la Haute-Savoie (30 mars et 10 juin 2021) la mettant en demeure de remettre en état une carrière et de régulariser sa situation administrative. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions visant à déclarer nuls des rapports d'inspection et un dossier administratif étaient irrecevables, faute de texte habilitant la juridiction à prononcer une telle déclaration de droit. Il a également jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de la société, en l'absence de demande préalable à l'administration, et celles présentées au nom d'un tiers. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 611-7 du code de justice administrative.
N° TA38-2104282(TA38-2104282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de la société A Frères qui contestait deux arrêtés préfectoraux de mise en demeure relatifs à l’exploitation d’une carrière à Saint-Gingolph. Le tribunal a jugé que les conclusions visant à faire déclarer nuls des rapports d’inspection et un dossier administratif étaient irrecevables, car il n’appartient pas au juge administratif de prononcer de telles déclarations de droit en dehors des cas prévus par un texte. De même, les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour absence de demande préalable auprès de l’administration, et les conclusions présentées au nom d’un tiers (M. B A) ont été déclarées irrecevables. La décision s’appuie notamment sur les articles R. 611-8-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500336(TA38-2500336)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision de saisie de son ordinateur portable par la direction des Douanes. Le juge a estimé que cette demande ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle des tribunaux judiciaires, en application de l'article 357 du code des douanes. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2407317(TA38-2407317)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par un mineur à la suite d’un accident survenu le 6 août 2021 dans une piscine municipale de la commune de Grand-Aigueblanche. Cette mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, la demande de provision de 18 000 euros présentée par la mère de l’enfant a été rejetée, l’obligation de la commune n’étant pas, en l’état, sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du même code.
N° TA38-2500268(TA38-2500268)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, mère de famille enceinte avec deux enfants mineurs, pour obtenir un hébergement d'urgence. La requérante soutenait que le défaut d'attribution d'un tel hébergement constituait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en violation des articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. Le juge a rappelé que l'État a l'obligation de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse, et qu'une carence caractérisée peut justifier des mesures de sauvegarde. En l'espèce, la famille avait déjà bénéficié d'une ordonnance antérieure enjoignant à la préfète de proposer un hébergement, mais se trouvait à nouveau menacée d'expulsion. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les diligences de l'administration au regard de la situation familiale et médicale.
N° TA38-2409917(TA38-2409917)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de son recours pour excès de pouvoir. Ce désistement, intervenu après que la préfète de l'Isère a délivré une attestation de prolongation d'instruction, a été accepté sans opposition. La requête initiale, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est donc devenue sans objet.
N° TA38-2409758(TA38-2409758)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. B d’une demande d’injonction visant à contraindre la préfecture de l’Isère à réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a justifié avoir délivré à l’intéressé une attestation de décision favorable, confirmant la fabrication de son titre. Constatant que la demande de M. B avait ainsi été satisfaite, la juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer, appliquant les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2500271(TA38-2500271)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre l’arrêté préfectoral du 25 novembre 2024 suspendant son permis de conduire pour quatre mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. La requérante invoquait l’urgence liée à son activité professionnelle de chef d’entreprise et à la distance domicile-travail de 33 km. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de justificatifs suffisants, et a considéré que l’intérêt public de la sécurité routière, face à un comportement dangereux (150 km/h au lieu de 110 km/h), faisait obstacle à la suspension. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et l’article L. 224-2 du code de la route.