Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409969(TA38-2409969)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté de cessibilité du 14 juin 2024 pris par le préfet de la Haute-Savoie. Cette décision concernait l'expropriation de parcelles appartenant à M. et Mme D pour l'élargissement de la route d'Entre-deux-Nants à Faucigny. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée remplie en principe pour un arrêté de cessibilité, était neutralisée par l'intérêt public attaché à la réalisation rapide du projet de mise en sécurité de la voie. Aucun des moyens soulevés par les requérants, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de publication ou l'illégalité de la déclaration d'utilité publique, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2407903(TA38-2407903)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. G E et Mme F D contre les arrêtés du préfet de l'Isère du 25 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et, pour Mme D, un vice de procédure lié à l'avis de l'OFII. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409764(TA38-2409764)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de M. C, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui délivrer un récépissé de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a relevé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la demande de récépissé a été jugée dépourvue d’utilité, et la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409839(TA38-2409839)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme B, ressortissante chilienne, à un rendez-vous sous cinq jours pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de salariée, et ce dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La requérante justifiait de diligences infructueuses pour obtenir un rendez-vous en préfecture, ce qui la plaçait en situation irrégulière et menaçait son contrat de travail. En revanche, la demande de délivrance immédiate d'un récépissé a été rejetée, celle-ci étant subordonnée au caractère complet du dossier en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2409990(TA38-2409990)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 18 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C. La condition d'urgence a été présumée satisfaite s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu'en l'état de l'instruction, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2409881(TA38-2409881)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation de précarité de la requérante et de l'impossibilité de régulariser la situation de son enfant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfecture n'ayant pas démontré le caractère incomplet du dossier de demande. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500038(TA38-2500038)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Rhône ordonnant sa remise aux autorités suisses, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation en raison de risques de privation de liberté, de problèmes de santé et de difficultés d'intégration en Suisse, mais n'a apporté aucun élément probant à l'appui de ses allégations. Le tribunal a également jugé que le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant, la décision n'impliquant pas un éloignement vers l'Angola. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500010(TA38-2500010)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée très récente de l'intéressé en France et de l'absence de liens personnels ou familiaux établis sur le territoire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410109(TA38-2410109)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de son titre de séjour étudiant ou une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré l'attestation sollicitée le 2 janvier 2025. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la demande, et a rejeté le surplus des conclusions, estimant qu'il ne lui appartenait pas d'enjoindre à l'administration de statuer sur la demande de titre.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2410285(TA38-2410285)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A afin d'obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 19 décembre 2024 qui enjoignait à la préfète de l'Isère de leur fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de leur demande d'asile. Constatant l'inexécution de cette ordonnance, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a ainsi modifié et complété sa décision initiale en fixant un nouveau délai de trois jours ouvrés à la préfète, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500276(TA38-2500276)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. A, ressortissant albanais, contestant le refus de la commission de médiation de l'Isère de reconnaître sa demande d'hébergement comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406018(TA38-2406018)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Drôme d’abroger un arrêté d’obligation de quitter le territoire français. Par un jugement antérieur du 27 novembre 2024, le tribunal avait déjà enjoint au préfet de délivrer à la requérante un titre de séjour en qualité de conjoint de Français, ce qui a été exécuté. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet, et le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a pas lieu de statuer. Les demandes de frais de justice sont rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410108(TA38-2410108)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. C visant à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour, la préfète de l'Isère l'ayant convoqué à cet effet. La demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, cette délivrance étant subordonnée au caractère complet du dossier en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408630(TA38-2408630)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que l'arrêté du préfet de l'Isère du 18 septembre 2024 refusant un titre de séjour et obligeant M. C à quitter le territoire avait été annulé par un jugement du 31 décembre 2024. Cette annulation a rendu sans objet la demande de suspension, conduisant le tribunal à prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les demandes d'injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409885(TA38-2409885)

Suspension d'un refus implicite de titre de séjour par le tribunal administratif de Grenoble. Le juge des référés rejette la requête de M. B fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute d'urgence. La condition d'urgence n'est pas remplie car la préfète de l'Isère s'est engagée à renouveler le récépissé de demande de titre de séjour et a fixé un rendez-vous à cette fin. La décision applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2007067(TA38-2007067)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association La Maïtaz et autres demandant l'annulation de la délibération du 9 mars 2020 approuvant le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Landry. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que la procédure de concertation avait été régulièrement menée, conformément à l'article L. 103-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407583(TA38-2407583)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A, ancienne accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH), qui demandait en urgence la délivrance d’une attestation employeur par son ancien employeur, le lycée Vaucanson, ainsi que des dommages et intérêts. Le juge des référés a estimé la requête irrecevable car présentée sous forme interrogative sans préciser la voie procédurale de référé choisie, et dépourvue de pièces justificatives et d’éléments établissant l’urgence. La décision se fonde sur les articles L. 521-1, L. 521-2, L. 523-1 et R. 522-5 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408059(TA38-2408059)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet de la Haute-Savoie de renouveler son titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a constaté que la requérante n’avait pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, il a donc donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 janvier 2025.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500271(TA38-2500271)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre l’arrêté préfectoral du 25 novembre 2024 suspendant son permis de conduire pour quatre mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. La requérante invoquait l’urgence liée à son activité professionnelle de chef d’entreprise et à la distance domicile-travail de 33 km. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de justificatifs suffisants, et a considéré que l’intérêt public de la sécurité routière, face à un comportement dangereux (150 km/h au lieu de 110 km/h), faisait obstacle à la suspension. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et l’article L. 224-2 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409841(TA38-2409841)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de son titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a justifié avoir accordé le titre de séjour sollicité, lequel était en cours de fabrication. La juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales en injonction, devenues sans objet. Elle a rejeté le surplus des conclusions, notamment les demandes indemnitaires, au motif qu'il n'appartient pas au juge des référés de statuer sur de telles prétentions.

Résumé IA