Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406131(TA38-2406131)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, contestant un arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), la cellule familiale pouvant se reconstituer en Albanie. L'interdiction de retour a été considérée comme suffisamment motivée et proportionnée au regard de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407166(TA38-2407166)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la communauté de vie avec son épouse, ressortissante italienne, n'était pas établie, ce qui ne permettait pas de lui reconnaître un droit au séjour sur le fondement de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201873(TA38-2201873)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, dirigeant d'une EURL, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2014 et 2015, résultant d'un rehaussement lié à un crédit d'impôt recherche jugé indu. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, estimant que la convocation devant le comité consultatif du crédit d'impôt était régulière et que l'avis du comité avait été notifié. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur la base des articles L. 59 et R. 59-1 du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2500372(TA38-2500372)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie mettait en demeure M. C A et M. B A de quitter un terrain à Annecy-Seynod sous 24 heures. Le tribunal a estimé que les conditions posées par l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 n'étaient pas remplies, le stationnement des neuf familles sur un parking relais équipé de sanitaires et d'une benne à ordures ne portant pas atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500230(TA38-2500230)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A sur le fondement de l'article L.521-4 du code de justice administrative pour obtenir la modification d'une précédente ordonnance du 27 décembre 2024, restée inexécutée par la préfète de l'Isère. Constatant que la préfète n'avait pas fixé de rendez-vous dans le délai imparti pour l'enregistrement de la demande d'asile, le juge a considéré ce défaut d'exécution comme un élément nouveau justifiant une modification des mesures. Il a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous sous deux jours ouvrés, sous une astreinte portée à 100 euros par jour de retard à compter du 22 janvier 2025. La demande de liquidation provisoire de l'astreinte a été réservée, et l'Etat a été condamné à verser 1 200 euros au conseil de Mme A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202359(TA38-2202359)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015-2017, issus d’un contrôle sur pièces. Le juge a écarté le moyen de procédure tiré d’une notification incomplète de la proposition de rectification, faute pour le contribuable d’avoir accompli les diligences nécessaires pour en obtenir une copie intégrale. Sur le fond, l’administration a pu qualifier les sommes en cause de revenus distribués au sens des articles 109-1-1° et 111-c du code général des impôts, et la majoration pour manquement délibéré de l’article 1729 a été confirmée. La demande de frais de justice a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406129(TA38-2406129)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. A, ressortissant albanais, contre un arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur l'OQTF, celle-ci ayant été exécutée volontairement par l'intéressé. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'interdiction de retour, estimant cette décision suffisamment motivée et proportionnée au regard de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du maintien irrégulier de M. A malgré une précédente mesure d'éloignement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410336(TA38-2410336)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 28 janvier 2025 après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. En revanche, la demande d'injonction de délivrance d'un récépissé a été rejetée car elle aurait pu faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. L'État a été condamné à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500231(TA38-2500231)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir la modification d'une précédente ordonnance du 27 décembre 2024, restée inexécutée par la préfète de l'Isère. Constatant que la préfète n'avait pas fixé de rendez-vous dans le délai imparti pour l'enregistrement de la demande d'asile, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau justifiant de modifier les mesures ordonnées. Il a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous sous deux jours ouvrés, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 22 janvier 2025. La demande de liquidation provisoire de l'astreinte initiale a été réservée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500430(TA38-2500430)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. La préfète de l'Isère ayant fixé un rendez-vous le 21 janvier 2025, les conclusions relatives à cette fixation sont devenues sans objet. Le juge a rejeté la demande d'injonction de remettre l'autorisation de séjour sous astreinte, faute d'urgence caractérisée, le contrat de travail n'étant pas rompu avant le 31 janvier 2025. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407898(TA38-2407898)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article L. 414-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que sa présence en France depuis 2019, une autorisation de travail et un contrat à durée indéterminée ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour au sens de l'article L. 435-1 du même code. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500443(TA38-2500443)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au département de l'Isère le versement d'une aide de 160 euros pour financer un trajet aller-retour Grenoble-Dole afin d'exercer son droit de garde, invoquant une atteinte à sa vie familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ayant déjà obtenu le maintien de son RSA et une aide alimentaire d'urgence de 150 euros. En conséquence, l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a pas été retenue.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500233(TA38-2500233)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative afin de modifier une précédente ordonnance du 24 décembre 2024, restée inexécutée par la préfète de l'Isère. Constatant que la préfète n'avait pas fixé de rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile dans le délai imparti, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau justifiant une modification des mesures. Il a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous sous deux jours ouvrés, sous une astreinte portée à 100 euros par jour de retard à compter du 22 janvier 2025. La demande de liquidation provisoire de l'astreinte a été rejetée, faute pour la requérante d'avoir saisi le tribunal compétent selon les modalités prévues par le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410111(TA38-2410111)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour, la préfète de l'Isère l'ayant convoquée entre-temps. La juge des référés a admis Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'Etat et d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407834(TA38-2407834)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'assignant à résidence pour trois mois renouvelable. Le tribunal a jugé que M. B n'apportait pas la preuve de son insertion professionnelle ou familiale, contredisant ses propres déclarations lors de son audition. La décision s'appuie sur l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet l'assignation à résidence en cas d'impossibilité d'exécuter une obligation de quitter le territoire. Les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'atteinte à la vie privée et familiale ont été écartés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500199(TA38-2500199)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour inexécution de l'ordonnance du 18 décembre 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme A pour l'enregistrement de sa demande d'asile sous deux jours ouvrés. Constatant que le rendez-vous initialement prévu le 10 janvier 2025 avait été maintenu, le juge a modéré l'astreinte à 1 000 euros pour la période du 23 décembre 2024 au 10 janvier 2025, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500456(TA38-2500456)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante congolaise, pour contester le délai tardif fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a rappelé que le droit d'asile est une liberté fondamentale et que l'enregistrement doit intervenir dans un délai maximal de dix jours ouvrés en cas d'afflux, conformément à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la privation des conditions matérielles d'accueil due à ce délai excessif constituait une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté, justifiant l'urgence. En conséquence, le tribunal a ordonné à la préfète d'enregistrer la demande d'asile de Mme C dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a admis l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201090(TA38-2201090)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SA Antoniotti, qui demandait la décharge de la taxe sur les logements vacants (TLV) pour l’année 2021, d’un montant de 2 252 euros. La société soutenait que la vacance de l’un de ses appartements était involontaire, mais n’a pas apporté la preuve suffisante de démarches actives de location avant le 1er janvier 2021. Le tribunal a appliqué l’article 232 du code général des impôts, qui exonère de la taxe en cas de vacance indépendante de la volonté du contribuable, mais a estimé que cette condition n’était pas remplie en l’espèce. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2410146(TA38-2410146)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 6 décembre 2024 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 233-2, R. 233-15 et R. 233-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2409838(TA38-2409838)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a justifié avoir convoqué l’intéressé à un rendez-vous, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Résumé IA