Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500514(TA38-2500514)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de Mme C qui sollicitait une nouvelle expertise médicale sur les conditions de son hospitalisation au CHU Grenoble-Alpes. La requérante invoquait l'absence de communication du pré-rapport de l’expert désigné, mais le juge constate que ce moyen est contredit par les faits et qu’aucune critique précise n’est formulée contre le rapport d’expertise déjà déposé. La mesure sollicitée est jugée dépourvue d’utilité au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal rappelle en outre le risque d’amende pour recours abusif en cas de demandes réitérées.
N° TA38-2302209(TA38-2302209)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire brésilien contre un permis français. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, demande qu’elle a consultée mais à laquelle elle n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par conséquent, Mme B est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA38-2500502(TA38-2500502)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par le juge des référés, rejette la requête de M. B A qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou qu'elle est manifestement mal fondée, permettant un rejet sans procédure contradictoire en application de l'article L. 522-3 du même code. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-12 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les modalités de dépôt des demandes et la délivrance des récépissés ou attestations.
N° TA38-2410151(TA38-2410151)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A qui sollicitait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et un traitement rapide de sa demande de carte de résident. Le tribunal a constaté que la préfète de l'Isère avait déjà délivré une attestation de prolongation valable jusqu'au 14 avril 2025 et une carte de séjour temporaire d'un an, rendant sans objet la première demande. Concernant la demande de carte de résident, le juge a rejeté les conclusions de Mme A au motif qu'elles faisaient obstacle à l'exécution de la décision préfectorale de délivrance d'une carte de séjour temporaire, laquelle constituait un rejet implicite de la demande de carte de résident.
N° TA38-2500016(TA38-2500016)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée le 20 novembre 2024 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de réexamen de la situation de M. B. Constatant que le réexamen avait finalement été effectué le 20 janvier 2025, la juge a fixé le montant définitif de l'astreinte à 1 830 euros pour 61 jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
N° TA38-2405817(TA38-2405817)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la SNC Hôtel Alpina et de la SA Genefim concernant les infiltrations d'eau affectant le tunnel d'accès à une discothèque, situé sous une voirie publique à Chamonix-Mont-Blanc. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes, l'étendue des désordres et les responsabilités éventuelles. La présence de la commune, de la SAS Distribution Casino France et de la société AXA France Iard aux opérations d'expertise a été estimée nécessaire à ce stade. Les demandes de frais de procès présentées par les parties ont été rejetées.
N° TA38-2500278(TA38-2500278)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant un arrêté préfectoral du 9 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que la préfète de l'Isère n'avait pas démontré que le comportement de M. A constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, comme l'exige l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation des arrêtés pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2410401(TA38-2410401)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance du 9 août 2024 qui enjoignait au préfet de l'Isère de convoquer Mme C pour lui délivrer un rendez-vous en vue d'une demande de titre de séjour. La préfète a démontré que la requérante avait été convoquée et avait obtenu un récépissé de demande de titre de séjour, valable jusqu'en mai 2025. Le juge a donc constaté que l'ordonnance initiale avait été exécutée et a rejeté la demande d'astreinte. Il a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à Mme C au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409158(TA38-2409158)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. F et Mme E, ressortissants macédoniens, qui contestaient les arrêtés du 22 mai 2024 du préfet de la Savoie leur interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l’article L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ni les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et qu’elle n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
N° TA38-2500035(TA38-2500035)
Le Tribunal administratif de Grenoble a provisoirement liquidé l'astreinte de 200 euros par jour de retard prononcée le 19 décembre 2024 à l'encontre de l'État, pour inexécution d'une injonction de délivrer un titre de séjour provisoire à une ressortissante étrangère. Constatant que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté les mesures ordonnées malgré les convocations, le juge des référés a fixé le montant de l'astreinte à 3 300 euros pour 33 jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2407686(TA38-2407686)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la région Auvergne-Rhône-Alpes concernant les désordres affectant les panneaux de bardage des façades du lycée Victor Hugo à Valence, présentant des risques de chute. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de futures actions en responsabilité. L'expert désigné devra notamment déterminer les causes des désordres, décrire leur étendue, et donner un avis sur les travaux de remise en état. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement.
N° TA38-2500251(TA38-2500251)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un litige portant sur le montant des charges de copropriété réglées à son bailleur social, la société Advivo. Le juge a constaté que le contrat de location d’un logement auprès d’un bailleur social est un contrat de droit privé, et que les litiges relatifs aux charges de copropriété en découlant ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA38-2500243(TA38-2500243)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B A comme portée devant une juridiction incompétente. Mme A contestait le prix de vente d'un terrain acquis par la commune de Magland sur le fondement de l'article 1674 du code civil. Le tribunal a jugé que cette acquisition par contrat, même faisant suite à une procédure de préemption, constitue un acte de droit privé relevant de la compétence du juge judiciaire. La décision a été prise sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500515(TA38-2500515)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'impossibilité d'utiliser le téléservice ANEF, rendant sa demande inutile, et qu'en tout état de cause, la condition d'urgence n'était pas remplie, son titre expiré lui permettant de justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 1er mars 2025. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles R. 431-2 et L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500064(TA38-2500064)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A visant à modifier une précédente ordonnance du 29 novembre 2023. Cette dernière avait suspendu le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour et enjoint au préfet de lui délivrer un récépissé. Le juge estime qu’aucun élément nouveau ne justifie une modification, le préfet ayant délivré des récépissés successifs et le recours au fond étant proche d’être jugé. La requête est rejetée, sans qu’il soit fait droit à la demande d’astreinte ou de frais.
N° TA38-2408725(TA38-2408725)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Drôme de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, Mme A n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en violation des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a été rendue le 21 janvier 2025.
N° TA38-2410212(TA38-2410212)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions implicites du préfet de l'Isère refusant à M. B le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. La condition d'urgence a été reconnue, notamment en raison de la situation précaire du requérant, parent d'un enfant français. Le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant, ainsi que de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire à M. B dans un délai de deux mois et, dans l'attente, un document provisoire l'autorisant à travailler sous cinq jours.
N° TA38-2410149(TA38-2410149)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. D, parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire dans un délai de deux mois et, dans l'attente, un document provisoire justifiant de la régularité du séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500348(TA38-2500348)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C. Le requérant, réfugié, demandait des mesures d'urgence pour obtenir la délivrance d'un récépissé et l'exécution d'un précédent jugement enjoignant au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie et que l'atteinte alléguée aux libertés fondamentales (aller et venir, vie privée, travail) n'est pas caractérisée comme grave et manifestement illégale. La requête est donc rejetée.
N° TA38-2408004(TA38-2408004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le refus de la préfète de l'Isère de lui attribuer un hébergement. La requérante s'est désistée de sa requête en excès de pouvoir par un mémoire du 8 janvier 2025, désistement jugé pur et simple. En conséquence, le tribunal a refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et a donné acte du désistement d'instance, sans statuer sur les demandes d'injonction ou de frais. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.