Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500683(TA38-2500683)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui contestait un refus de rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé de demande de carte de séjour. Le juge a estimé que la requête était insuffisamment motivée, ne permettant pas de déterminer la nature exacte du recours (suspension ou mesures utiles), et qu'elle ne justifiait ni de l'urgence ni du bien-fondé de la demande. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet de rejeter une requête manifestement irrecevable ou mal fondée sans instruction contradictoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500678(TA38-2500678)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'expiration de l'attestation de prolongation d'instruction, sans décision favorable, avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande. Dès lors, la demande de Mme B, qui tendait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ne pouvait être examinée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500031(TA38-2500031)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. C tendant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, le préfet de l'Isère lui ayant accordé un rendez-vous après l'introduction de la requête. La demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, car cette délivrance est subordonnée au caractère complet du dossier, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500195(TA38-2500195)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 7 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Haute-Savoie a rejeté la demande de regroupement familial de Mme D au bénéfice de son époux. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de l’impossibilité pour le couple de mener une vie commune en France, et que les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation des ressources et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trente jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500179(TA38-2500179)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du refus implicite de titre de séjour et du refus de délivrance d’un document provisoire opposés à M. C. La condition d’urgence, nécessaire pour faire droit à la demande sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était plus remplie dès lors que la préfecture avait convoqué le requérant pour prendre ses empreintes digitales. En conséquence, l’ensemble des conclusions de la requête a été rejeté, bien que M. C ait été provisoirement admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500667(TA38-2500667)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 décembre 2024 clôturant la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante russe. La requérante sollicitait une carte de résident de dix ans en qualité d’ascendant à charge, mais s’est vu délivrer une nouvelle carte de séjour temporaire « visiteur » valable jusqu’en décembre 2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car Mme C séjourne régulièrement en France et n’a pas justifié de perspectives professionnelles précises malgré son âge (63 ans). La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2410199(TA38-2410199)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 25 octobre 2024 par laquelle le préfet de l'Isère avait clôturé la demande de titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision plaçant la requérante en situation irrégulière, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de cette décision. En effet, le motif de la clôture, fondé sur l'absence d'un certificat médical de l'OFII, était entaché d'une erreur de droit, ce document n'étant exigible qu'au moment de la délivrance du titre et non lors du dépôt de la demande, en application de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de reprendre l'instruction du dossier et de délivrer à Mme B une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500032(TA38-2500032)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le retrait de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a accordé au requérant un rendez-vous le 17 janvier 2025. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, celle-ci étant devenue sans objet.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500202(TA38-2500202)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en cas de refus de renouvellement et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 433-1, L. 433-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé autorisant le travail sous dix jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500727(TA38-2500727)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, en raison d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un recours effectif. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, M. B se bornant à invoquer sa qualité de père d'enfants français sans démontrer une situation nécessitant une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures. La requête est donc rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2410403(TA38-2410403)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 24 octobre 2024, a jugé qu’il n’y avait pas lieu de liquider cette astreinte. L’injonction faite au préfet d’assurer l’hébergement de Mme A avant le 31 décembre 2024 était assortie d’une astreinte de 500 euros par mois de retard. Il résulte de l’instruction que Mme A était hébergée depuis le 21 août 2024 dans un dispositif d’hébergement d’urgence pérenne, soit avant même l’ordonnance. En conséquence, le tribunal a estimé que l’administration avait satisfait à ses obligations et a prononcé un non-lieu à liquidation de l’astreinte, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500703(TA38-2500703)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du CROUS Grenoble Alpes. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à son employeur de le convoquer devant un médecin psychiatre pour évaluer son aptitude à la reprise du travail, dans le cadre d'une procédure de licenciement. Le juge a estimé que la situation ne présentait pas un caractère d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures et qu'aucune illégalité manifeste n'était établie. En raison du caractère abusif de cette requête, la cinquième procédure d'urgence introduite par M. B sur le même litige, une amende de 500 euros lui a été infligée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500680(TA38-2500680)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C épouse B qui demandait d'enjoindre à la préfecture de lui délivrer un document l'autorisant à travailler. La requête a été jugée irrecevable car imprécise, dépourvue de moyens juridiques développés et non accompagnée de pièces justifiant d'une situation d'urgence. Le juge s'est fondé sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans instruction préalable.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2409091(TA38-2409091)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait une exonération ou un abattement de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. Le requérant contestait le refus de l'administration, qui avait estimé que le bien ne constituait pas sa résidence principale au sens des articles 1390 et 1391 du code général des impôts. Le tribunal a considéré que les moyens invoqués par M. A étaient inopérants ou insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2409093(TA38-2409093)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 janvier 2025, a rejeté la requête de la SARL Atelier Michel Cabart. Celle-ci demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 15 000 euros pour juillet 2024, partiellement accordé par l’administration fiscale à hauteur de 11 232 euros. Le refus partiel était fondé sur l’exclusion du droit à déduction pour certains véhicules, conformément au 6° du 2 du IV de l’article 206 de l’annexe II au code général des impôts. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués par la société, se référant à une réponse parlementaire inexistante et à un bulletin officiel sans précision, n’étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, justifiant ainsi le rejet sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2307096(TA38-2307096)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux visant à contester un indu de prime d’activité de 838,68 euros notifié par la CAF de l’Isère. En cours d’instance, Mme A a informé le tribunal avoir réglé le solde de sa dette, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte substantiel relatif à la prime d’activité n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur un désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500035(TA38-2500035)

Le Tribunal administratif de Grenoble a provisoirement liquidé l'astreinte de 200 euros par jour de retard prononcée le 19 décembre 2024 à l'encontre de l'État, pour inexécution d'une injonction de délivrer un titre de séjour provisoire à une ressortissante étrangère. Constatant que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté les mesures ordonnées malgré les convocations, le juge des référés a fixé le montant de l'astreinte à 3 300 euros pour 33 jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500608(TA38-2500608)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B A de ses conclusions en suspension et en injonction, après que celui-ci s'est vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requête visait à suspendre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour en tant que membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B A au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison des circonstances de l'espèce et de la nécessité pour l'intéressé de saisir à nouveau le juge des référés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409158(TA38-2409158)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. F et Mme E, ressortissants macédoniens, qui contestaient les arrêtés du 22 mai 2024 du préfet de la Savoie leur interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l’article L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ni les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et qu’elle n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500649(TA38-2500649)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme B, ressortissants angolais accompagnés de leurs cinq enfants mineurs, afin d’enjoindre à la préfète de l’Isère d’enregistrer leur demande d’asile. La préfecture avait fixé un rendez-vous au 5 mars 2025, soit un délai excédant les trois jours ouvrés prévus par l’article L. 521-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a constaté que ce délai, justifié par des contraintes de capacité, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile, liberté fondamentale, en privant la famille des conditions matérielles d’accueil. En conséquence, il a ordonné à la préfète d’enregistrer la demande d’asile dans un délai de deux jours ouvrés sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a admis les requérants à l’aide juridictionnelle provisoire.

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