Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2409675(TA38-2409675)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de dix jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, M. B justifiant de démarches infructueuses depuis plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous en préfecture. La demande de délivrance immédiate d'un document provisoire de séjour avec autorisation de travail a été rejetée. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2409131(TA38-2409131)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 11 juin 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête, enregistrée le 22 novembre 2024, était tardive car le délai de recours de 48 heures suivant la notification de l'arrêté, prévu aux articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative, était expiré. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406845(TA38-2406845)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, que le moyen d'erreur de droit était imprécis, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée, compte tenu de sa situation familiale et de l'absence d'intégration démontrée. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500197(TA38-2500197)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme J épouse E et autres visant à suspendre le permis de construire délivré par le maire de Peillonnex le 18 mars 2024 pour une maison individuelle. La condition d'urgence était présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Cependant, aucun des moyens soulevés, notamment l'exception d'illégalité du classement de la parcelle en zone Ub et l'absence de servitude pour le raccordement aux réseaux, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA38-2500281(TA38-2500281)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe, contestant l'arrêté du 7 janvier 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure de détermination de l'État responsable (entretien individuel, remise des brochures d'information, saisine des autorités croates) était régulière au regard du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également jugé que la décision de transfert ne méconnaissait pas les dispositions de l'article 3 du même règlement ni l'article L. 572-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2201874(TA38-2201874)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C, titulaire d’un diplôme de physiothérapeute allemand, contestant la décision du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes du 6 décembre 2021 qui subordonnait son autorisation d’exercer la profession de masseur-kinésithérapeute en France à des mesures compensatoires. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la préfète, se déclarant compétent en application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, dès lors que le litige concerne l’exercice d’une activité professionnelle et que le lieu d’exercice envisagé par Mme C se situe dans son ressort.
N° TA38-2200848(TA38-2200848)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du Fonds de dotation pour l'immunothérapie énergétique. Le fonds contestait la décision du directeur départemental des finances publiques de l'Isère lui refusant le bénéfice des réductions d'impôt prévues aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de qualification juridique en jugeant que l'activité du fonds, relative à l'immunothérapie énergétique, ne présentait pas un caractère scientifique, social ou humanitaire au sens de ces textes. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale.
N° TA38-2200722(TA38-2200722)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme C, auto-entrepreneuse en voyance, contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017-2018. La requérante soutenait que son chiffre d'affaires devait être limité aux seuls reversements nets perçus via un intermédiaire, après déduction de ses commissions. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que le chiffre d'affaires à retenir correspondait au montant total des prestations facturées aux clients, et non aux seules sommes reversées. Cette solution s'appuie sur les règles de territorialité et d'assiette de la TVA (CGI, art. 256 et suiv.) et sur le principe d'imposition des bénéfices non commerciaux (CGI, art. 92).
N° TA38-2408015(TA38-2408015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'un nouveau récépissé en cours d'instance avait rouvert l'instruction de la demande et que M. B ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée, les conclusions relatives au récépissé étant devenues sans objet.
N° TA38-2207113(TA38-2207113)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 26 août 2022 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'absence de consultation de la commission DPS et le défaut de communication préalable des éléments, estimant la procédure régulière. Il a également jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur des faits anciens mais toujours pertinents au regard des critères fixés par l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022. La décision s'appuie sur les articles L. 6, L. 211-4 et D. 223-11 du code pénitentiaire.
N° TA38-2407528(TA38-2407528)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 29 septembre 2023, a constaté que le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait finalement délivré à M. A la carte professionnelle d’agent de sécurité, rendant sans objet la demande d’injonction sous astreinte. Le tribunal a donné acte du désistement de M. A sur ce point et a admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à l’avocate de M. A, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
N° TA38-2203631(TA38-2203631)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de la SARL Dé-tentes et clapotis La Veronnière, qui contestait la décision du préfet de l'Isère du 11 mai 2022 lui demandant de rembourser un trop-perçu d’allocations d’activité partielle de 16 711 euros pour la période d’octobre 2020 à février 2021. Le tribunal estime que le préfet n’a pas commis d’erreur de fait en qualifiant l’activité de la société de saisonnière, et que le placement en activité partielle de trois salariés durant la fermeture hivernale du camping ne relevait pas d’une circonstance exceptionnelle au sens des articles L. 5122-1 et R. 5122-1 du code du travail. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2200985(TA38-2200985)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. Le litige portait sur la qualification d'une somme de 180 000 euros, relative à la construction d'un manège à chevaux, que l'administration avait requalifiée en avance consentie à un associé (revenu distribué) sur le fondement du a de l'article 111 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la somme constituait bien une avance imposable, et a rejeté les moyens du requérant, notamment ceux relatifs à la prescription et à l'imputation d'un déficit agricole. La solution retenue confirme le bien-fondé des rehaussements opérés par l'administration fiscale.
N° TA38-2200569(TA38-2200569)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Ces rehaussements faisaient suite à la remise en cause, par l'administration fiscale, de la valeur vénale de biens immobiliers cédés à prix minoré par une société transparente (SCCV Alter Ego VII) à une SCI détenue par les requérants. Le tribunal a jugé que la méthode de valorisation retenue par l'administration était fondée et que les requérants n'apportaient pas la preuve d'une sous-évaluation. Il a également écarté les moyens relatifs à la double imposition et à l'absence de bien-fondé des pénalités pour manquement délibéré, en application des articles 111 et 158 du code général des impôts.
N° TA38-2409887(TA38-2409887)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour. Par une lettre du 2 janvier 2025, le requérant a demandé l’annulation de sa propre requête, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 24 janvier 2025.
N° TA38-2403416(TA38-2403416)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son certificat de résidence d'un an et de lui délivrer un titre de séjour de dix ans. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la préfète, faute de preuve de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre de la procédure dématérialisée. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de refus de renouvellement du certificat de résidence d'un an, estimant que le préfet n'avait pas justifié de l'examen de la situation de M. B au regard des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives à la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans, faute pour M. B de justifier de la condition de résidence ininterrompue de trois ans requise par l'article 7 bis de cet accord.
N° TA38-2500720(TA38-2500720)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 14 janvier 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère d'enregistrer leur demande d'asile sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Constatant l'inexécution de cette décision, le juge a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte, condamnant l'État à verser 700 euros aux requérants pour la période du 18 au 23 janvier 2025, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté les conclusions tendant à fixer un nouveau délai d'exécution et celles présentées au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2500222(TA38-2500222)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le juge a constaté que le préfet n'avait jamais statué explicitement sur la demande de titre de séjour, malgré un avis médical de l'OFII favorable à l'intéressé. La condition d'urgence a été reconnue, et un doute sérieux a été soulevé quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution du refus implicite et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quinze jours, sous astreinte.
N° TA38-2500290(TA38-2500290)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du 7 janvier 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de remise des brochures d'information, l'absence d'entretien individuel par une personne qualifiée, et l'irrégularité de la saisine des autorités croates. Il a jugé que la procédure était conforme au règlement (UE) n° 604/2013 et au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2500341(TA38-2500341)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 9 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que l'absence de délai de départ volontaire était justifiée par le risque de soustraction à l'éloignement et qu'aucune circonstance humanitaire ne faisait obstacle à l'interdiction de retour. La requête a été rejetée sur l'ensemble de ses conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.