Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204877(TA38-2204877)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme D B contestant un indu de prime d'activité de 3 108,63 euros pour la période de juillet 2020 à novembre 2021, notifié par la caisse d'allocations familiales de la Drôme. La requérante invoquait la responsabilité de son ex-mari et un mauvais conseil de la caisse, mais le tribunal a jugé ces circonstances inopérantes pour contester le bien-fondé de l'indu, fondé sur les articles L. 842-1, L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale. La solution retenue confirme la régularité de la décision de récupération de l'indu.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500367(TA38-2500367)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante colombienne. Celle-ci demandait, après une précédente ordonnance lui ayant accordé un titre de séjour provisoire, qu'un rendez-vous lui soit accordé pour déposer une demande de changement de statut et que des mesures soient prises pour remédier aux dysfonctionnements du service public d'accueil des étrangers. Le juge a estimé que la nécessité d'un nouveau rendez-vous n'était pas établie par les pièces du dossier et que la demande générale de mesures n'était ni précise, ni conservatoire. La requête a donc été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500382(TA38-2500382)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant justifié avoir délivré un rendez-vous au requérant le 12 février 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais ses conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500419(TA38-2500419)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure lié à la notification de l'arrêté était inopérant, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A C, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500505(TA38-2500505)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. M. B s'étant désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, le tribunal lui a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2407307(TA38-2407307)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 14 novembre 2023, constate que le préfet de l’Isère n’a pas entièrement exécuté cette décision. En effet, si une autorisation provisoire de séjour a été délivrée à M. A, le préfet s’est abstenu de prendre une décision explicite sur sa demande de titre de séjour, ce qui constitue un défaut de réexamen de sa situation. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal assortit l’injonction de réexamen d’une astreinte de 30 euros par jour de retard à compter du 3 mars 2025. Il met également à la charge de l’État une somme de 700 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500527(TA38-2500527)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Rhône ordonnant sa remise aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment la remise des brochures d'information en lingala et la tenue d'un entretien individuel, était conforme aux articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Enfin, la requérante n'ayant pas démontré de défaillances systémiques en Belgique, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 du règlement a été écarté.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2307436(TA38-2307436)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 15 décembre 2023 par laquelle le préfet de la Drôme refusait de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant turc marié à une Française. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant qu'une amende isolée pour défaut d'assurance constituait une menace pour l'ordre public. Il a également écarté la demande de substitution de motif fondée sur l'insuffisance de maîtrise du français, au vu de la scolarisation du requérant en France depuis l'âge de neuf ans. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2410379(TA38-2410379)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le requérant, M. A, avait obtenu un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet. Toutefois, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2207489(TA38-2207489)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le bien-fondé d’un indu de prime d’activité et de prime d’activité majorée pour la période de février 2020 à septembre 2021. La requérante soutenait ne pas vivre en couple avec M. B, père de son enfant. Le tribunal a estimé que l’administration avait pu légalement requalifier sa situation en concubinage sur la base d’un faisceau d’indices, conformément à l’article 515-8 du code civil et aux articles L. 842-1 et L. 842-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Haute-Savoie.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2206262(TA38-2206262)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D contestant un indu d’allocation de logement familiale de 914 euros pour la période de mars 2020 à mai 2021. La requérante soutenait être séparée de son concubin, mais les vérifications de la CAF ont établi une domiciliation commune et des liens financiers persistants, démontrant l’absence de séparation effective. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l’habitation, qui conditionnent le montant de l’aide à la situation de famille réelle. Le tribunal a confirmé le bien-fondé de l’indu, estimant que la CAF avait correctement appliqué les textes.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206603(TA38-2206603)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble concerne l'opposition formée par M. B à une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’indus de prime d’activité, d’aide personnalisée au logement et de prime exceptionnelle de fin d’année. Le requérant contestait le bien-fondé de ces indus en soutenant qu’il était séparé de son ex-compagne. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que M. B ne pouvait plus contester le bien-fondé des indus, car ses recours préalables obligatoires avaient été rejetés pour tardiveté. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-2 et L. 825-2 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2408093(TA38-2408093)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale confiée à un neurologue pour évaluer les conditions et conséquences de la prise en charge de Mme B C au centre hospitalier Pierre Oudot à compter du 27 mars 2017, ainsi que ses préjudices. La demande d’expertise a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, malgré les contestations de responsabilité du centre hospitalier et les réserves de l’ONIAM. En revanche, la demande de provision a été rejetée comme irrecevable, car présentée dans la même requête que la demande d’expertise, en méconnaissance de l’article R. 541-1 du même code. Les frais d’expertise sont réservés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500363(TA38-2500363)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les pièces produites, notamment des captures d'écran de tentatives de prise de rendez-vous en mai et novembre 2024, étaient insuffisantes pour démontrer que l'intéressé avait accompli les diligences nécessaires. En conséquence, la condition d'urgence et d'utilité n'étant pas établie, la demande d'injonction sous astreinte a été rejetée, de même que les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500808(TA38-2500808)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Drôme refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant résidait à Carpentras (Vaucluse) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Nîmes, seul compétent pour connaître du litige.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2400286(TA38-2400286)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du préfet de la Drôme du 20 novembre 2023 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant nigérian. Le juge estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En effet, M. A vit en concubinage avec une réfugiée nigériane et leurs trois enfants, et la vie familiale ne peut se poursuivre au Nigéria en raison du statut de la mère. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2400961(TA38-2400961)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait le refus du préfet de l'Isère d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur l’insuffisance de ressources, était suffisamment motivée et que l’appréciation des ressources par l’administration n’était entachée d’aucune erreur de droit. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution s’appuie sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500387(TA38-2500387)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué la requérante le 14 février 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500590(TA38-2500590)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requête était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune conclusion au fond n'a été examinée, la procédure s'étant achevée par le désistement du requérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500308(TA38-2500308)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme D afin de modifier une précédente ordonnance du 24 juin 2024 qui enjoignait à la préfète de l'Isère d'accorder à titre provisoire le bénéfice du regroupement familial pour son enfant. Constatant l'absence totale d'exécution de cette injonction par l'administration, le juge a considéré que cette inexécution constituait un élément nouveau justifiant de modifier les mesures ordonnées. Il a enjoint à la préfète d'exécuter la décision dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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