Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2400286(TA38-2400286)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du préfet de la Drôme du 20 novembre 2023 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant nigérian. Le juge estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En effet, M. A vit en concubinage avec une réfugiée nigériane et leurs trois enfants, et la vie familiale ne peut se poursuivre au Nigéria en raison du statut de la mère. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2100296(TA38-2100296)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de permis de construire une maison d'habitation à Samoëns. Le tribunal a jugé que le premier motif de refus, fondé sur l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme, était légal car le terrain se situait dans une zone agricole à préserver, sans que l'autorité de la chose jugée ne fasse obstacle à ce nouveau refus. Le second motif, tiré de l'article L. 111-11 du même code, a également été validé en raison de l'absence de raccordement au réseau électrique. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2100185(TA38-2100185)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la délibération du 12 novembre 2020 par laquelle le conseil municipal de Savigny a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Le requérant demandait l'annulation du classement de certaines de ses parcelles en zone Nj et A, invoquant notamment l'irrégularité du débat sur le PADD, le non-respect des modalités de concertation et des erreurs d'appréciation. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, mais a jugé que le débat sur les orientations du PADD avait été régulièrement tenu lors du conseil municipal du 12 mai 2016, sur la base d'une convocation et d'un procès-verbal détaillés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 153-12 et L. 2121-10 à L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500360(TA38-2500360)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas avoir accompli les diligences nécessaires pour obtenir un rendez-vous, d'autant qu'elle avait saisi le tribunal plus de deux mois avant l'expiration de son titre. En conséquence, les conclusions en injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2301109(TA38-2301109)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de la SARL FJ Trans, qui contestait une décision du préfet de l'Isère lui demandant le remboursement d'un indu d'allocation d'activité partielle de 32 605,03 euros. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2205890(TA38-2205890)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du chef d’établissement du centre pénitentiaire de Valence lui refusant l’accès à une formation. Le tribunal a invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, M. A est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105234(TA38-2105234)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 3 juin 2021 par laquelle le conseil municipal de Domancy a approuvé la révision générale n° 2 de son plan local d’urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles en tant qu’espaces paysagers remarquables au titre de l’article L. 151-19 du code de l’urbanisme, invoquant une insuffisance du rapport de présentation et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a estimé que le rapport de présentation était insuffisamment motivé sur la justification de l’identification de ces secteurs, en méconnaissance des articles L. 151-4 et R. 151-2 du code de l’urbanisme. En application de l’article L. 600-9 du même code, il a sursis à statuer pour permettre à la commune de régulariser ce vice dans un délai de trois mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500503(TA38-2500503)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour "étudiant" opposée à M. A par le préfet de l'Isère. En cours d'instance, la préfète ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction, M. A s'est désisté de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle et, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409897(TA38-2409897)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2500512(TA38-2500512)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C. Ce dernier contestait l'absence de réponse de la trésorerie Grenoble amende à ses réclamations et la non-prise en compte de sa situation de surendettement, qu'il estimait constitutive d'une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge estime que les faits invoqués ne caractérisent pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par cet article. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208284(TA38-2208284)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant un indu total de prestations sociales (prime d'activité, aides au logement, primes exceptionnelles) d’un montant révisé à 9 268,60 euros. La requérante soutenait ne pas être en situation de concubinage avec M. C, mais le tribunal a estimé que la vie commune était établie. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des indus, sur le fondement des articles L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles de solidarité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105235(TA38-2105235)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés SDM Immobilier et DM Promotion d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 3 juin 2021 par laquelle le conseil municipal de Domancy a approuvé la révision générale n° 2 de son plan local d’urbanisme (PLU). Les requérantes contestaient notamment l’insuffisance du rapport de présentation et le classement de leurs parcelles en zone agricole. Le tribunal a estimé que le rapport de présentation était insuffisamment motivé sur la justification des secteurs protégés au titre de l’article L. 151-19 du code de l’urbanisme, en méconnaissance de l’article R. 151-2 du même code. En conséquence, avant de statuer sur la demande d’annulation, le tribunal a sursis à statuer en application de l’article L. 600-9 du code de l’urbanisme, afin de permettre à la commune de régulariser ce vice.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2206262(TA38-2206262)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D contestant un indu d’allocation de logement familiale de 914 euros pour la période de mars 2020 à mai 2021. La requérante soutenait être séparée de son concubin, mais les vérifications de la CAF ont établi une domiciliation commune et des liens financiers persistants, démontrant l’absence de séparation effective. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l’habitation, qui conditionnent le montant de l’aide à la situation de famille réelle. Le tribunal a confirmé le bien-fondé de l’indu, estimant que la CAF avait correctement appliqué les textes.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206603(TA38-2206603)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble concerne l'opposition formée par M. B à une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’indus de prime d’activité, d’aide personnalisée au logement et de prime exceptionnelle de fin d’année. Le requérant contestait le bien-fondé de ces indus en soutenant qu’il était séparé de son ex-compagne. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que M. B ne pouvait plus contester le bien-fondé des indus, car ses recours préalables obligatoires avaient été rejetés pour tardiveté. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-2 et L. 825-2 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2408093(TA38-2408093)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale confiée à un neurologue pour évaluer les conditions et conséquences de la prise en charge de Mme B C au centre hospitalier Pierre Oudot à compter du 27 mars 2017, ainsi que ses préjudices. La demande d’expertise a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, malgré les contestations de responsabilité du centre hospitalier et les réserves de l’ONIAM. En revanche, la demande de provision a été rejetée comme irrecevable, car présentée dans la même requête que la demande d’expertise, en méconnaissance de l’article R. 541-1 du même code. Les frais d’expertise sont réservés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500625(TA38-2500625)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. A, qui sollicitait une injonction sous astreinte pour obtenir un rendez-vous en préfecture. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 28 janvier 2025, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet. En revanche, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500808(TA38-2500808)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Drôme refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant résidait à Carpentras (Vaucluse) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Nîmes, seul compétent pour connaître du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409834(TA38-2409834)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfète de l'Isère permettant à M. B de conserver les droits attachés à son titre. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, mais l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2409394(TA38-2409394)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 28 janvier 2025, le tribunal a donc donné acte du désistement d’office de M. A, faute de confirmation expresse.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2408856(TA38-2408856)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 28 janvier 2025, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A B de sa requête en décharge partielle de sa cotisation d'impôt sur le revenu pour l'année 2023. La solution retenue est le constat du désistement, mettant fin à l'instance. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements.

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