Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2203617(TA38-2203617)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la commune de Saint-Gervais, qui sollicitait la condamnation de la société Engie Energie Services pour des dommages causés à des œuvres d'art exposées dans le musée de Saint-Nicolas de Véroce. La commune invoquait un manquement contractuel à l'obligation de maintien d'une température de 19°C, prévue par le contrat d'entretien des installations de chauffage. Le tribunal a jugé que la régulation de l'hygrométrie et la maintenance de la centrale de traitement d'air ne faisaient pas partie des obligations contractuelles de la société Engie. En l'absence de lien de causalité établi entre les variations de température et les dégradations, la responsabilité contractuelle de la société n'a pas été retenue.
N° TA38-2500164(TA38-2500164)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte à M. C du désistement de ses conclusions fondées sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, après que la préfète de l'Isère a convoqué l'intéressé pour lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En conséquence, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction sous astreinte. Il a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à M. C au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2203167(TA38-2203167)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D contestant l'ordre de recouvrement émis par l'Agence de services et de paiement (ASP) pour un montant de 10 990,64 euros, correspondant à des aides ovines perçues pour la campagne 2016. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, faute pour les requérants d'avoir été représentés par un avocat, en méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de justice administrative, et que la lettre de fin d'instruction du 27 mars 2019, devenue définitive, constituait la base légale de l'ordre de recouvrement. La solution retenue s'appuie sur le règlement UE n° 1307/2013, le code rural et de la pêche maritime, ainsi que l'arrêté ministériel du 16 octobre 2015.
N° TA38-2500168(TA38-2500168)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte à M. B du désistement de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Le juge a prononcé l’admission provisoire de l’intéressé à l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Cette décision fait suite à la convocation du requérant par la préfète de l’Isère pour la prise de ses empreintes, dans le cadre du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2501109(TA38-2501109)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait, en urgence, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, malgré sa situation de précarité. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA38-2501100(TA38-2501100)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'invoquait aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale et ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La solution retenue s'appuie sur les conditions cumulatives de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, que le requérant ne remplissait pas.
N° TA38-2501084(TA38-2501084)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de démarches en ligne réelles et suffisantes pour obtenir un rendez-vous, comme l'exige la jurisprudence. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501000(TA38-2501000)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C contestant un refus d’acquisition de la nationalité française. Le juge a estimé que la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative était irrecevable, faute pour le requérant de produire la décision contestée et un recours en annulation distinct. La demande de mesure utile sur le fondement de l’article L. 521-3 a également été rejetée, car elle aurait fait obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus. En conséquence, l’ordonnance rejette l’intégralité de la requête.
N° TA38-2500432(TA38-2500432)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de M. et Mme D concernant le refus d’autorisation d’instruction en famille pour leurs enfants. Les requérants n’ont pas démontré l’urgence, faute de preuve d’un danger pour l’équilibre psychologique des enfants en cas de scolarisation, et la rentrée scolaire pouvait être préparée depuis juin 2024. L’ordonnance s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2410389(TA38-2410389)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. En défense, la préfète de l'Isère a produit un mémoire établissant que l'intéressée s'est vu remettre un titre de séjour valable dix ans le 21 janvier 2025. La juge des référés a constaté que la demande était devenue sans objet, les conclusions de la requête ayant été satisfaites, et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2408483(TA38-2408483)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E, qui impute au centre hospitalier de Bourg-Saint-Maurice des conséquences dommageables d’une opération du genou du 14 janvier 2022. Le juge a estimé la mesure utile, malgré une précédente expertise non contradictoire réalisée pour la commission de conciliation et d’indemnisation, afin de déterminer l’état de santé consolidé de la patiente et la part de responsabilité de l’établissement. L’expert devra notamment évaluer les préjudices subis et distinguer la part imputable au centre hospitalier des autres causes. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2105156(TA38-2105156)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Savoie. Celle-ci contestait l'article 2 de l'arrêté préfectoral du 14 juin 2021, qui conditionnait le tir anticipé du chevreuil à des dégâts agricoles avérés et à une autorisation préfectorale spécifique. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant notamment que le délai de publication de l'arrêté est sans incidence sur sa légalité et que la procédure de consultation de la commission départementale de la chasse avait été régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles R. 424-6 et R. 424-8 du code de l'environnement.
N° TA38-2501003(TA38-2501003)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme E qui demandait l’annulation de la décision de clôture de sa demande de document de circulation pour étranger mineur et la délivrance de ce titre pour son fils. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne respectait pas l’obligation de présenter une requête distincte en annulation, conformément à l’article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, les conclusions en annulation ne relèvent pas de la compétence du juge des référés, qui ne peut statuer que sur des mesures provisoires. La décision a été rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, permettant de rejeter une demande manifestement irrecevable sans instruction préalable.
N° TA38-2500839(TA38-2500839)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 3 février 2025, a rejeté la requête de M. B contestant un avis de sommes à payer émis par le Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (Syclum) pour le recouvrement d'une redevance. Le tribunal a estimé que le service de collecte et de traitement des déchets autres que les ordures ménagères, lorsqu'il est financé par une redevance spéciale, constitue un service public industriel et commercial. En application des articles L. 2224-13, L. 2224-14, L. 2333-76 et L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales, les litiges relatifs à l'assiette et au recouvrement de cette redevance relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA38-2410302(TA38-2410302)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Haute-Savoie de loger M. A avant le 30 avril 2025. M. A avait été reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation le 26 septembre 2024, mais n'avait reçu aucune offre de logement. La décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2404319(TA38-2404319)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir une injonction de convocation en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal constate que M. A a été convoqué le 3 juillet 2024, rendant sans objet sa demande d'injonction. Il rejette le surplus des conclusions, estimant que le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour ne peut être contesté dans le cadre de ce référé, car cela ferait obstacle à une décision administrative. Les demandes de frais de justice sont également rejetées.
N° TA38-2500062(TA38-2500062)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'isolement et de l'état de santé du requérant, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2500899(TA38-2500899)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui demandait la suspension de deux décisions orales du préfet de l'Isère refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu plus de vingt-et-un mois pour saisir le tribunal sans justifier de circonstances particulières. Il a également relevé que la requête était irrecevable, faute de requête distincte en annulation, et manifestement dénuée de fondement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410327(TA38-2410327)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère de loger Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 30 mai 2024, avant le 31 mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte, dont le montant sera fixé en fonction de la situation. La solution retenue fait droit à la demande de la requérante, faute pour l'administration d'avoir proposé un logement adapté à ses besoins (T3-T4).
N° TA38-2500969(TA38-2500969)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A, qui contestait le refus implicite de la commune de Douvaine de financer sa formation. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. A n’avait pas introduit de recours en annulation préalable, condition nécessaire à la saisine sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans audience.