Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 660/1714
N° TA38-2500612(TA38-2500612)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de sa requête le 27 janvier 2025, et le préfet de l'Isère concluait également au non-lieu à statuer. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, la juridiction en a donné acte par une ordonnance du 5 février 2025, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA38-2500307(TA38-2500307)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A C d'une demande de modification des injonctions prononcées le 2 octobre 2024. Le requérant soutenait que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté l'injonction de lui délivrer un titre de séjour provisoire. La préfète, bien qu'ayant convoqué M. C pour un récépissé, n'a pas justifié de la délivrance du titre de séjour provisoire ordonné. Constatant ce défaut d'exécution constituant un élément nouveau, le juge a modifié l'injonction initiale, en accordant un délai de quinze jours à la préfète pour délivrer le titre de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-4 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407382(TA38-2407382)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 8 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de séjour en France et de la persistance d'attaches familiales en Côte d'Ivoire. La décision n'a pas non plus été considérée comme entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2306914(TA38-2306914)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante syrienne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 11 juillet 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée malgré une erreur matérielle sur la date de naissance de la requérante, et que cette erreur n'était pas de nature à révéler un défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que Mme B avait été informée des modalités de suspension des conditions d'accueil dans une langue qu'elle comprend, conformément à l'article R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.
N° TA38-2500510(TA38-2500510)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant la délivrance d’un récépissé et d’un titre de séjour à une ressortissante tunisienne. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En défense, la préfète a fait valoir qu’une décision favorable avait été prise le 22 janvier 2025, et que l’intéressée avait reçu une attestation en attente de la fabrication de son titre. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en référé, l’administration ayant régularisé la situation, et a condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2500071(TA38-2500071)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 5 février 2025, du désistement pur et simple de Mme A de son recours en excès de pouvoir. La requérante demandait l'annulation de la délibération du 7 novembre 2024 du conseil municipal de Saint-Cergues approuvant la modification simplifiée n°4 du plan local d'urbanisme. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements. Aucune condamnation aux frais n'a été prononcée.
N° TA38-2409481(TA38-2409481)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A dirigée contre un permis de construire délivré par la commune de Sallanches. Les requérants avaient uniquement transmis la copie de leur recours gracieux, sans présenter de conclusions ni exposer de moyens juridiques, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La simple évocation de craintes relatives à une source d’eau et la demande d’une étude hydrogéologique ne constituent pas une requête valable.
N° TA38-2501046(TA38-2501046)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. C, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par le désistement du requérant avant tout examen au fond.
N° TA38-2200573(TA38-2200573)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A veuve D, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices économique et moral suite au décès de son époux, exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires français en 1964-1965. La requérante ne pouvait se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, celle-ci ne s'appliquant qu'aux victimes directes. Elle devait établir un lien de causalité direct entre l'exposition et la maladie de son époux, ce qu'elle n'a pas réussi à faire, l'expertise médicale n'ayant pas permis de conclure à un lien essentiel et direct. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2301078(TA38-2301078)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Drôme avait confirmé la radiation de M. C du dispositif du revenu de solidarité active (RSA). Le juge a considéré que le département, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, notamment l'absence d'application d'un abattement de 13 % sur ses revenus. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles et R. 612-6 du code de justice administrative.
N° TA38-2107480(TA38-2107480)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, sous-officier, contestant la décision du 6 septembre 2021 de l'établissement national de la solde lui réclamant un trop-perçu d'indemnité pour charges militaires de 182,93 euros. Le juge a estimé que M. B, qui n'était ni marié ni pacsé et dont l'enfant n'était pas à sa charge fiscale, ne pouvait prétendre qu'au taux de base de l'indemnité, conformément au décret n°59-1193 du 13 octobre 1959. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le trop-perçu étant justifié.
N° TA38-2500716(TA38-2500716)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son arrivée), a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen sérieux. Le tribunal a également écarté les moyens tirés d'une procédure irrégulière, d'une méconnaissance des articles L. 551-15, L. 522-1 et R. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité.
N° TA38-2304438(TA38-2304438)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 164,67 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière, mais le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas une situation de précarité justifiant une remise, malgré sa bonne foi non contestée. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fraude. Le juge a relevé que les revenus du foyer (30 315 euros annuels) ne démontraient pas de précarité, faute de justificatifs de charges. En conséquence, la demande de remise totale ou partielle a été rejetée.
N° TA38-2304449(TA38-2304449)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, était saisi par M. C d'un recours contre le refus du département de l'Isère de prendre en charge les frais d'hébergement en EHPAD de sa mère au titre de l'aide sociale aux personnes âgées. Le tribunal a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, de déterminer les droits de l'intéressé à cette aide en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait, et non de se prononcer uniquement sur les vices propres de la décision attaquée. Il a précisé que, sur le fondement des articles L. 113-1, L. 132-1, L. 132-3 et L. 132-6 du code de l'action sociale et des familles, il peut fixer la participation du bénéficiaire et des débiteurs alimentaires, mais que la fixation du montant et de l'exigibilité de l'obligation alimentaire individuelle relève de l'autorité judiciaire. La solution retenue est que le tribunal s'est déclaré compétent pour examiner le litige, rejetant l'exception d'incompétence soulevée par le département.
N° TA38-2500874(TA38-2500874)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 17 janvier 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant que cette ordonnance n'avait pas été exécutée et que Mme B dormait encore dans la rue, le juge a enjoint à la préfète de lui fixer un rendez-vous sous 24 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Il a également admis Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 500 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2304536(TA38-2304536)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 19 000 euros pour carence fautive à lui proposer un logement après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le juge a estimé que l'absence de relogement dans le délai imparti était imputable à la requérante elle-même, en raison du rejet de ses candidatures pour des motifs liés à des pièces incomplètes et à une dette locative non traitée. Par conséquent, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2201742(TA38-2201742)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C et M. B, propriétaires d’un corps de ferme, qui demandaient la condamnation de la commune de Peillonnex pour les inondations et troubles de jouissance causés par des travaux de goudronnage et de modification d’une grille d’évacuation des eaux pluviales réalisés en 2015. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la commune pour dommages de travaux publics était engagée, dès lors que les travaux ont aggravé l’écoulement des eaux pluviales vers la propriété des requérants, sans que la commune ne démontre une faute de la victime ou un cas de force majeure. En conséquence, la commune a été condamnée à verser 407 euros pour les frais de réparation (pose de tout-venant) et 1 741,45 euros au titre des frais d’expertise, le surplus des demandes étant rejeté. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
N° TA38-2304365(TA38-2304365)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation de l'Isère de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La décision expresse du 25 mai 2023 s'étant substituée à la décision implicite initiale, le moyen tiré d'un défaut de motivation a été écarté. Le tribunal a jugé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2304444(TA38-2304444)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant plusieurs indus de prestations sociales (revenu de solidarité active, prime d'activité, aides exceptionnelles) notifiés par la CAF de la Drôme et le département de la Drôme, pour un montant total de 15 997,02 euros. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient régulières et que les sommes non déclarées par M. B, présentées comme des remboursements de prêt à son fils, constituaient en réalité des ressources à prendre en compte pour le calcul de ses droits. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale, et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles.
N° TA38-2304325(TA38-2304325)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie du 27 avril 2023 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le requérant soutenait que sa dette locative, motif du refus, avait été effacée. Le tribunal a jugé que le moyen était inopérant, car la commission s'était fondée sur l'existence de la dette au moment de sa décision, et non sur son effacement ultérieur. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.