Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500771(TA38-2500771)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B, un ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées, que le préfet de la Savoie était territorialement compétent pour constater l'irrégularité du séjour, et que les mesures ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500242(TA38-2500242)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a convoqué l’intéressée à un rendez-vous, rendant la demande sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2303704(TA38-2303704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A contestant la décision de la CAF de la Drôme du 25 mai 2023, qui lui notifiait un avertissement et une amende administrative pour fausses déclarations ayant généré un indu de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision de récupération de l'indu de RSA, faute pour la requérante d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2303112(TA38-2303112)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé un titre de séjour à Mme E, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la situation exceptionnelle de la requérante, qui assiste son époux lourdement handicapé. Il a enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 900 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA38-2302037(TA38-2302037)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné l'opposition de Mme A à une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) et de prime d’activité. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu d’APL, arguant que sa vie maritale n’avait débuté qu’en mai 2019 et non en octobre 2017 comme déclaré. Le tribunal a jugé irrecevables les moyens contestant le bien-fondé de l’indu d’APL, faute pour Mme A d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation et R. 142-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2301968(TA38-2301968)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie de lui accorder la remise gracieuse d’indu d’aide personnalisée au logement, de prime d’activité et d’aide exceptionnelle de solidarité. Le tribunal a considéré que la requérante, qui se bornait à invoquer sa bonne foi et sa précarité, n’apportait aucun élément de nature à établir le bien-fondé de sa demande de remise de dette. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale (articles L. 842-3, L. 842-4, L. 845-3) et du code de la construction et de l’habitation (articles L. 823-1, R. 823-4).
N° TA38-2301694(TA38-2301694)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant une amende administrative de 2 000 euros infligée par le département de la Drôme pour fraude au revenu de solidarité active (RSA). Le requérant, qui ne contestait pas le bien-fondé de l'indu de 19 942,04 euros ni son origine frauduleuse, invoquait uniquement sa précarité financière. Le tribunal a jugé ce moyen insuffisant pour remettre en cause la décision, fondée sur les articles L. 262-52 et L. 132-1 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge de l'amende.
N° TA38-2301639(TA38-2301639)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B contestant les décisions de la CAF de l'Isère qui ne lui accordaient qu'une remise partielle de dettes pour des indus de prime d'activité et d'allocation de logement sociale. La requérante invoquait une erreur de son compagnon et son incapacité à rembourser. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 842-3, L. 842-4, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les articles R. 822-2 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2301407(TA38-2301407)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme A visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 431 euros pour la période de janvier à décembre 2022. La dette résultait de la non-déclaration de pensions alimentaires perçues, prises en compte dans le calcul des ressources conformément aux articles L. 822-5, L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la situation de précarité financière invoquée par la requérante ne justifiait pas une remise totale ou partielle de la dette, au regard des circonstances de fait et de l’absence de bonne foi établie.
N° TA38-2301238(TA38-2301238)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D contestant un indu d'allocation de logement familiale de 1 561 euros pour la période de mars 2021 à juillet 2022. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable auprès de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie, conformément au principe de liaison du contentieux. Sur le fond, le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation, sans préciser dans l'extrait fourni la solution retenue sur le bien-fondé de l'indu.
N° TA38-2301185(TA38-2301185)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme A contestant la décision de la CAF de la Drôme du 17 février 2023, qui lui accordait une remise partielle de 75 % sur un indu d'aide personnelle au logement de 2 413,07 euros pour la période d'août 2021 à juillet 2022. La requérante demandait l'annulation de cette décision, la décharge du solde restant, et la restitution des sommes prélevées. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la remise gracieuse accordée était suffisante au regard de sa situation de précarité et qu'aucun des moyens soulevés (méconnaissance de l'origine de l'indu, absence de courrier, difficultés de contrôle) n'était fondé pour obtenir une remise totale. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1 et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2301015(TA38-2301015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui ouvrir des droits au revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que le refus était légal, car M. A n'avait pas justifié avoir fait valoir ses droits à une pension alimentaire auprès de son père, comme l'exige l'article L. 262-10 du code de l'action sociale et des familles combiné à l'article 371-2 du code civil. Les ressources du père, bien qu'invoquées comme insuffisantes par le requérant, ne dispensaient pas M. A de cette obligation préalable. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA38-2300850(TA38-2300850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, qui contestait un titre de recette émis pour le remboursement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 249,98 euros. Le tribunal a jugé que l’indu était fondé, car la requérante n’avait pas déclaré des aides financières reçues d’un ami, considérées comme des ressources au sens des articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles. Il a estimé que l’absence d’intention frauduleuse était sans incidence sur le bien-fondé de la créance, et que la bonne foi de l’intéressée ne pouvait justifier une annulation du titre exécutoire. La solution retenue confirme la légalité du recouvrement de l’indu, sans remise gracieuse.
N° TA38-2300788(TA38-2300788)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A qui contestait la décision du président du conseil départemental de la Haute-Savoie lui accordant une remise partielle de son indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 049,50 euros. La requérante sollicitait une remise totale de sa dette, invoquant sa situation financière précaire et son incompréhension de l’origine de l’indu. Le tribunal a estimé que l’indu résultait de la prise en compte de ressources non déclarées, conformément aux articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles. Il a jugé que la bonne foi de Mme A n’était pas établie, car elle n’avait pas fourni les justificatifs nécessaires malgré les demandes de la caisse d’allocations familiales, et que sa situation de précarité avait déjà été prise en compte par la remise partielle accordée.
N° TA38-2102351(TA38-2102351)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant britannique, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski alpin. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis aucune illégalité en estimant que la qualification de M. C, obtenue au Royaume-Uni, présentait une différence substantielle avec la formation française requise, justifiant ainsi le refus. La décision s'appuie sur la directive 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles et sur le code du sport, notamment l'article R. 212-90-2. Les demandes d'indemnisation pour préjudices moral et économique ont également été rejetées, faute de faute de l'administration.
N° TA38-2006283(TA38-2006283)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant britannique, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des procédures de reconnaissance des qualifications professionnelles prévues par la directive 2005/36/CE et le code du sport. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le préfet avait légalement pu estimer que la qualification britannique de M. A présentait une différence substantielle avec le diplôme français requis, justifiant l'obligation de se soumettre à une épreuve d'aptitude. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du sport et de la directive 2005/36/CE, sans faire droit aux conclusions indemnitaires pour préjudice moral et économique.
N° TA38-2201477(TA38-2201477)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Charols refusant son permis de construire en zone agricole. Le tribunal a écarté les moyens tirés d’un défaut de motivation, d’une erreur de droit liée à l’avis de l’architecte des bâtiments de France, et d’une erreur manifeste d’appréciation du classement de la parcelle en zone A. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur les articles A1 et A2 du PLU, qui interdisent les constructions à usage d’habitation non liées à une exploitation agricole. La décision s’appuie sur les articles L. 424-3 et R. 151-22 du code de l’urbanisme.
N° TA38-2107352(TA38-2107352)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la commune de Loriol-sur-Drôme à l’indemniser des préjudices résultant de l’opposition à déclaration préalable du 15 novembre 2018. Le tribunal a jugé que la seule circonstance qu’un projet ultérieur identique ait fait l’objet d’une non-opposition ne suffisait pas à établir l’illégalité de l’arrêté initial, et qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n’était démontrée. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées et M. B a été condamné à verser 1 000 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204147(TA38-2204147)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Vienne à la SAS Foncière et immobilière lyonnaise pour la construction de trois bâtiments de 50 logements, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Les requérants, copropriétaires voisins, contestaient notamment la compétence de l’autorité signataire, l’insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives à la hauteur, à l’implantation et au stationnement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, tant sur le permis initial que sur le permis modificatif, et a également rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir des requérants. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge des requérants des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’urbanisme.
N° TA38-2203485(TA38-2203485)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SELARL Compenseo et autres d’un recours en excès de pouvoir visant à engager la responsabilité pour faute du maire de Livron-sur-Drôme et du préfet de la Drôme pour inexécution d’un arrêt pénal ordonnant la remise en état des lieux, ainsi qu’à obtenir des injonctions. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à la reconnaissance de la responsabilité des autorités administratives, une telle déclaration de droit n’entrant pas dans l’office du juge administratif. Il a également déclaré irrecevables les conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal. La requête a été rejetée.