Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2201477(TA38-2201477)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Charols refusant son permis de construire en zone agricole. Le tribunal a écarté les moyens tirés d’un défaut de motivation, d’une erreur de droit liée à l’avis de l’architecte des bâtiments de France, et d’une erreur manifeste d’appréciation du classement de la parcelle en zone A. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur les articles A1 et A2 du PLU, qui interdisent les constructions à usage d’habitation non liées à une exploitation agricole. La décision s’appuie sur les articles L. 424-3 et R. 151-22 du code de l’urbanisme.
N° TA38-2500886(TA38-2500886)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre le refus implicite du préfet de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais d’instance.
N° TA38-2409323(TA38-2409323)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour étudiant. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable jusqu’en janvier 2026, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a condamné l’État à verser 900 euros à l’avocate de Mme B, sous réserve des conditions de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2302499(TA38-2302499)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la SAS Immobilière Carrefour d’une demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022, a constaté le désistement d’instance de la requérante. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée. Par ordonnance du 6 février 2025, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
N° TA38-2303705(TA38-2303705)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Madra d’un recours en excès de pouvoir contre un avis de sommes à payer émis par l’Office français de l’immigration et de l’intégration pour le recouvrement de la taxe prévue à l’article L. 436-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’Office ayant annulé cet avis et informé la société qu’elle n’était pas redevable de la somme, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet. Par ordonnance du 6 février 2025, il a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500663(TA38-2500663)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C d'une demande de modification des mesures ordonnées par une précédente ordonnance du 26 juillet 2024. Cette ordonnance avait suspendu le refus implicite de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer sa demande et de lui délivrer un document provisoire de séjour. Constatant que le réexamen n'avait pas été effectué, le juge a fait application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour modifier les mesures. Il a assorti l'injonction de réexamen d'une astreinte de 150 euros par jour à compter du 14 février 2025, tout en donnant acte du désistement du requérant sur l'astreinte relative à la délivrance du document provisoire.
N° TA38-2207162(TA38-2207162)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme et MM. H, qui demandaient l'annulation d'un arrêté d'alignement individuel pris par le maire de Beaucroissant. La juridiction a jugé que l'arrêté, qui constatait la limite de la voie publique au droit de la parcelle voisine, n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, la bande de terre séparant la propriété des requérants de la chaussée ne pouvant être regardée comme affectée à l'usage du public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 111-1 et L. 112-1 du code de la voirie routière, qui définissent le domaine public routier et la procédure d'alignement.
N° TA38-2301238(TA38-2301238)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D contestant un indu d'allocation de logement familiale de 1 561 euros pour la période de mars 2021 à juillet 2022. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable auprès de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie, conformément au principe de liaison du contentieux. Sur le fond, le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation, sans préciser dans l'extrait fourni la solution retenue sur le bien-fondé de l'indu.
N° TA38-2500423(TA38-2500423)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus du maire de Pralognan-la-Vanoise de lui communiquer des documents administratifs. M. B s’est désisté de son recours par un acte enregistré le 4 février 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement, jugé pur et simple, par une ordonnance du 6 février 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2207466(TA38-2207466)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 février 2025, a pris acte du désistement pur et simple de M. A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2006283(TA38-2006283)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant britannique, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des procédures de reconnaissance des qualifications professionnelles prévues par la directive 2005/36/CE et le code du sport. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le préfet avait légalement pu estimer que la qualification britannique de M. A présentait une différence substantielle avec le diplôme français requis, justifiant l'obligation de se soumettre à une épreuve d'aptitude. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du sport et de la directive 2005/36/CE, sans faire droit aux conclusions indemnitaires pour préjudice moral et économique.
N° TA38-2301185(TA38-2301185)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme A contestant la décision de la CAF de la Drôme du 17 février 2023, qui lui accordait une remise partielle de 75 % sur un indu d'aide personnelle au logement de 2 413,07 euros pour la période d'août 2021 à juillet 2022. La requérante demandait l'annulation de cette décision, la décharge du solde restant, et la restitution des sommes prélevées. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la remise gracieuse accordée était suffisante au regard de sa situation de précarité et qu'aucun des moyens soulevés (méconnaissance de l'origine de l'indu, absence de courrier, difficultés de contrôle) n'était fondé pour obtenir une remise totale. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1 et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2301407(TA38-2301407)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme A visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 431 euros pour la période de janvier à décembre 2022. La dette résultait de la non-déclaration de pensions alimentaires perçues, prises en compte dans le calcul des ressources conformément aux articles L. 822-5, L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la situation de précarité financière invoquée par la requérante ne justifiait pas une remise totale ou partielle de la dette, au regard des circonstances de fait et de l’absence de bonne foi établie.
N° TA38-2500915(TA38-2500915)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 5 octobre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a prolongé de trois ans l'interdiction de retour sur le territoire français de M. A se disant Yousfi, portant la durée totale à six ans. Le juge estime que les faits reprochés au requérant, non suivis de poursuites pénales, ne caractérisent pas une menace grave pour l'ordre public justifiant un dépassement du plafond légal de cinq ans prévu à l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est ainsi entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2204147(TA38-2204147)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Vienne à la SAS Foncière et immobilière lyonnaise pour la construction de trois bâtiments de 50 logements, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Les requérants, copropriétaires voisins, contestaient notamment la compétence de l’autorité signataire, l’insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives à la hauteur, à l’implantation et au stationnement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, tant sur le permis initial que sur le permis modificatif, et a également rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir des requérants. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge des requérants des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’urbanisme.
N° TA38-2500242(TA38-2500242)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a convoqué l’intéressée à un rendez-vous, rendant la demande sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2500605(TA38-2500605)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés a constaté qu'un rendez-vous avait été accordé par le préfet de l'Isère postérieurement à l'introduction de la requête, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'Etat a été condamné à verser une somme de 600 euros à l'avocat de M. B, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2408950(TA38-2408950)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire pour déterminer les causes et l’étendue des préjudices subis par M. G à la suite de sept interventions chirurgicales réalisées en 2020 et 2021 au centre hospitalier de Sallanches. Cette mesure a été jugée utile car les expertises amiables antérieures étaient contradictoires, notamment sur la date de consolidation de l’état de santé. En revanche, la demande de provision de 30 000 euros a été rejetée, l’obligation de l’hôpital n’étant pas suffisamment établie en l’état. La décision s’appuie sur les articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406450(TA38-2406450)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet de l'Isère avait obligé un ressortissant roumain à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation d'un an. La décision est fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. Le tribunal juge qu'une simple interpellation pour recel de bien volé, sans précision sur la suite de la procédure, ne suffit pas à caractériser une telle menace. En conséquence, l'arrêté préfectoral est annulé.
N° TA38-2500263(TA38-2500263)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de procès.