Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2410280(TA38-2410280)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, qui avait demandé à la préfète de l'Isère de lui délivrer une convocation pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. La condition d'urgence était présumée s'agissant d'un renouvellement de titre de séjour, mais la préfète ayant fixé un rendez-vous, la requérante s'est désistée. Le tribunal a mis à la charge de l'État le versement de 800 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2409912(TA38-2409912)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant turc, dans un délai de 15 jours, afin qu'il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé étant en situation irrégulière depuis l'expiration de son titre en novembre 2024, privé de ressources et exposé à un risque d'éloignement. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2404700(TA38-2404700)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a étendu la mission de l’expert désigné dans le cadre des travaux de démolition de la maison Boullu et des garages pour le futur musée d’histoire de Vienne. Sur demande de l’expert, la mission a été complétée afin de dresser un constat contradictoire des bâtiments après les travaux de démolition, mais avant le début des fouilles archéologiques, pour permettre un état comparatif. Cette extension a été jugée utile au sens de l’article R. 532-3 du code de justice administrative, qui autorise le juge des référés à étendre la mission d’expertise à des questions techniques indispensables.
N° TA38-2409911(TA38-2409911)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait le versement de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA). Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la perte de l'ADA résultait de l'absence d'attestation de demande d'asile valide, privant ainsi M. B de son éligibilité aux conditions matérielles d'accueil. La décision s'appuie sur les articles L. 553-1 et D. 553-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent le versement de l'ADA à la possession d'une telle attestation.
N° TA38-2404028(TA38-2404028)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours prévu par les articles L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. Le dépôt tardif d'une demande d'aide juridictionnelle n'a pas prorogé ce délai.
N° TA38-2409882(TA38-2409882)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir l'instruction de son dossier de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 19 mars 2025. Constatant que cette délivrance rendait sans objet les conclusions de la requête, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2410281(TA38-2410281)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus ne modifiait pas la situation administrative du requérant, titulaire d'un titre de séjour valide, et que les éléments fournis, notamment un certificat médical, ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2409769(TA38-2409769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante macédonienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous à l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'ordonnance admet Mme B au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2108175(TA38-2108175)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les consorts B d’une demande d’indemnisation pour le préjudice d’impréparation subi par Mme G B, décédée des suites d’un cancer, en raison d’un défaut d’information sur les risques de la radiothérapie qu’elle a subie en juillet 2017. Le tribunal a retenu la responsabilité du centre hospitalier régional de Grenoble sur le fondement de l’article L. 1111-2 du code de la santé publique, constatant que l’établissement n’apportait pas la preuve d’une information loyale et appropriée sur les conséquences neurologiques de ce traitement. Il a condamné l’hôpital à verser 15 000 euros aux requérants en réparation de ce préjudice, avec intérêts au taux légal à compter du 5 février 2021, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409670(TA38-2409670)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. B sous 5 jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de 15 jours. Le juge a retenu l'urgence, présumée pour un renouvellement de titre, et l'utilité de la mesure face aux difficultés notoires d'obtention de rendez-vous en préfecture. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500019(TA38-2500019)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois. Ce dernier demandait, en urgence, la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" ou, à titre subsidiaire, une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que l'absence de réponse explicite à sa demande de titre ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir, aucune obligation de délai n'étant prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, la condition d'urgence n'était plus remplie pour la demande subsidiaire, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 5 avril 2025 ayant été délivrée entre-temps.
N° TA38-2108605(TA38-2108605)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société La Mangeoire, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 9 août 2021 par lequel le maire de Courchevel avait autorisé la démolition d'un chalet d'habitation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation (le permis de démolir n'étant pas une décision défavorable soumise à motivation), et la méconnaissance des articles R. 451-1 et R. 451-4 du code de l'urbanisme, estimant que les irrégularités du dossier n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2302121(TA38-2302121)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère d’abroger son inscription au Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA). En cours d’instance, le préfet a levé cette inscription par une décision du 21 avril 2023. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il condamne l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2200520(TA38-2200520)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 janvier 2025, a constaté le désistement d'office de la requête de M. C et autres, qui contestaient une délibération de la communauté de communes de Dieulefit-Bourdeaux accordant une subvention à l'association Interstices. Ce désistement a été prononcé sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour les requérants d'avoir confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invités. La demande de la communauté de communes tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code a été rejetée.
N° TA38-2202309(TA38-2202309)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 janvier 2025, a donné acte du désistement d'office de M. et Mme B D, qui contestaient un titre exécutoire de 1 500 euros émis par la communauté d'agglomération de Thonon agglomération au titre de la participation forfaitaire à l'assainissement collectif. Ce désistement a été prononcé sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du président de la formation de jugement. La demande de frais de justice présentée par la communauté d'agglomération a été rejetée.
N° TA38-2202536(TA38-2202536)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 janvier 2025, a donné acte du désistement de M. B A, qui contestait le refus de permis de construire modificatif opposé par le maire de La Flachère. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, il a été réputé s’être désisté en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La demande de la commune au titre des frais de procès a été rejetée.
N° TA38-2203002(TA38-2203002)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d’office de Mme F et autres, qui contestaient la délibération du conseil départemental de l’Isère fixant la stratégie bas-carbone pour 2021-2028. Faute pour les requérants d’avoir confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande du président de la formation de jugement, ils sont réputés s’être désistés en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement et rejette les conclusions du département au titre des frais de justice.
N° TA38-2409913(TA38-2409913)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement d'instance de M. B A, qui avait demandé au juge d'enjoindre au préfet de la Savoie d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le préfet ayant finalement pris une décision favorable et engagé la fabrication d'une carte de séjour "vie privée et familiale", le requérant s'est désisté. Le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2500039(TA38-2500039)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. et Mme B. Ceux-ci demandaient la suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de leur délivrer un rendez-vous pour renouveler leurs titres de séjour et d'obtenir un récépissé. Le juge estime que, bien que la situation soit urgente au sens des articles L. 521-1 et L. 521-3, les requérants ne justifient pas d'une urgence particulière nécessitant une intervention sous 48 heures, condition spécifique à l'article L. 521-2. En conséquence, la requête est rejetée pour défaut d'urgence caractérisée.
N° TA38-2500036(TA38-2500036)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un nouveau titre de séjour avant l'expiration de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la situation d'urgence n'était pas caractérisée, dès lors que l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet à l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour pendant trois mois après l'expiration de son titre en présentant le document expiré. En l'absence d'urgence justifiant une intervention dans le délai de quarante-huit heures, la requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.