Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407825(TA38-2407825)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus oral d'enregistrement de la demande de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que ce refus, motivé par le caractère incomplet du dossier (absence d'autorisation de travail), ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir, dès lors que l'incomplétude du dossier était établie. En conséquence, la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'était pas remplie. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2407919(TA38-2407919)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 6 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales et professionnelles solides en France. Il juge également que le moyen tiré de la menace pour sa vie en cas de retour au Kosovo, invoqué sur le fondement de l'article 3 de la Convention, n'est pas établi. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice sont rejetées.
N° TA38-2407933(TA38-2407933)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. A, ressortissant indien, contestant le refus implicite de changement de statut de "travailleur saisonnier" à "travailleur salarié" et l'arrêté préfectoral du 20 septembre 2024 retirant son titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la demande de changement de statut, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant un visa de long séjour pour une demande de changement de statut, et non une première demande, en application de l'accord de partenariat France-Inde du 10 mars 2018 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'arrêté de retrait du titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ont également été annulés. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA38-2407159(TA38-2407159)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'insertion professionnelle du requérant, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2407158(TA38-2407158)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 9 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2107090(TA38-2107090)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Combloux du 17 mai 2021 opposant un sursis à statuer à la demande de permis de construire de M. C, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que le projet de construction, portant sur trois chalets, ne relevait pas d'un lotissement au sens de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme, car M. C n'avait procédé à aucun transfert de propriété ou de jouissance des lots. Par conséquent, les dispositions de l'article L. 442-14 du même code, qui cristallisent les règles d'urbanisme pendant cinq ans après une déclaration préalable de lotissement, n'étaient pas applicables. Le tribunal a également estimé que les conditions de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme pour opposer un sursis à statuer n'étaient pas réunies, faute de débat suffisamment avancé sur le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) à la date de la décision. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées, avec injonction de délivrer le permis de construire dans un délai d'un mois.
N° TA38-2103876(TA38-2103876)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Les Praz d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Chamonix-Mont-Blanc refusant un permis de construire pour un chalet individuel, au motif que le projet méconnaissait l’article UBC2.1.2 du PLU imposant des logements sociaux pour les programmes de plus de 300 m². La société requérante s’est désistée de son instance par un mémoire du 12 décembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2107091(TA38-2107091)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Combloux du 2 juin 2021 opposant un sursis à statuer à la demande de permis de construire de M. C. Le tribunal a jugé que le projet, situé sur un lot issu d'une division foncière autorisée en 2016, bénéficiait des dispositions de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, cristallisant les règles d'urbanisme applicables pendant cinq ans. Dès lors, le maire ne pouvait légalement opposer un sursis à statuer fondé sur un futur plan local d'urbanisme. La décision a également enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai d'un mois et condamné celle-ci à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2406206(TA38-2406206)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, un ressortissant burkinabé, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet avait légalement refusé le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. C n'établissait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français depuis au moins deux ans.
N° TA38-2406199(TA38-2406199)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme H, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article L.541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le droit d'être entendu, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2308034(TA38-2308034)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Welcosy qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Megève refusant la prorogation de son permis de construire. La société soutenait que sa demande de prorogation, envoyée par courriel le 3 juillet 2023 et par lettre recommandée le 7 juillet 2023, n'était pas tardive. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles R. 424-21 et R. 424-22 du code de l'urbanisme, la demande devait être adressée au moins deux mois avant l'expiration du permis, soit avant le 24 mai 2023, ce qui n'a pas été le cas. Par conséquent, le refus de prorogation n'est entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, et les conclusions d'annulation sont rejetées.
N° TA38-2302035(TA38-2302035)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme B tendant à l’annulation de la décision de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Savoie refusant la remise d’un indu d’aide personnalisée au logement de 3 172 euros pour la période d’octobre 2016 à mai 2018. Le tribunal a considéré que la dette résultait d’une fausse déclaration intentionnelle de l’intéressée sur sa situation d’isolement, ce qui exclut toute remise gracieuse en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2409835(TA38-2409835)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et à des mesures d'injonction. Le juge a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 500 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. La solution retenue est donc un désistement d'instance, sans examen au fond du refus de titre de séjour.
N° TA38-2208134(TA38-2208134)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en plein contentieux par Mme B, contestant le refus du département de l'Isère de renouveler son allocation personnalisée d'autonomie (APA) suite à son reclassement en GIR 5. Le juge a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d'examiner les droits de l'intéressée en fonction des circonstances de fait, et non les vices propres de la décision. Sur le fond, il a constaté que le classement en GIR 5, fondé sur la grille nationale prévue aux articles L. 232-2 et R. 232-3 du code de l'action sociale et des familles, exclut le bénéfice de l'APA, réservée aux groupes 1 à 4 par l'article R. 232-4. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA38-2207988(TA38-2207988)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C contestant un indu de 9 407,28 euros de revenu de solidarité active (RSA) pour la période de mars 2019 à novembre 2020. Le juge a d'abord écarté la demande de médiation comme irrecevable, car elle n'émanait pas des deux parties conjointement. Sur le fond, la requête a été jugée irrecevable faute de moyens motivés, le requérant se bornant à déclarer ne pas comprendre l'origine de l'indu sans fournir d'argumentation juridique ou factuelle, malgré une demande de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA38-2403258(TA38-2403258)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, M. A s’est désisté de sa requête, désistement que le tribunal a jugé pur et simple. Par ordonnance fondée sur l’article R.222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L.761-1 du même code.
N° TA38-2404981(TA38-2404981)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur de lui restituer des points de permis de conduire, constate que le ministre a procédé à la reconstitution totale des points de son permis le 14 septembre 2021. En conséquence, la requête est devenue sans objet et il n’y a plus lieu de statuer. Les conclusions de Mme B sont rejetées, y compris sa demande de frais de justice.
N° TA38-2406753(TA38-2406753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement des requérants, M. et Mme D et la SCI la maison des collines, concernant leur demande d'annulation de l'arrêté du 29 août 2024 du maire du Grand-Serre les mettant en demeure de retirer des obstacles sur le chemin rural 117. Ce désistement fait suite au retrait de l'arrêté contesté par la commune. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes de frais de justice et de dépens ont été rejetées.
N° TA38-2206398(TA38-2206398)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C contestant les indus de revenu de solidarité active (1 537,56 €) et d'aide personnalisée au logement (402 €) notifiés par le département de l'Isère et la CAF de l'Isère. Le juge a estimé que l'indu de RSA était fondé car la radiation de M. C de la liste des demandeurs d'emploi résultait d'un comportement volontaire, ce qui excluait la neutralisation de ses ressources prévue à l'article R. 262-13 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme le bien-fondé des décisions de récupération des indus, en application des articles L. 262-2 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à l'APL.
N° TA38-2103987(TA38-2103987)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, maître contractuel de l'enseignement privé, qui contestait les décisions de la rectrice de l'académie de Grenoble la déclarant totalement et définitivement inapte aux fonctions d'enseignement et préconisant une mise en retraite pour invalidité. Le tribunal a jugé que les courriers des 6 et 28 avril 2021 ne constituaient pas des décisions faisant grief, car ils se bornaient à informer l'intéressée de l'avis du comité médical et à l'inviter à demander une retraite pour invalidité, sans prononcer elle-même cette mise en retraite. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.